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mercredi 27 janvier 2010

Comment doit être un enseignant? La chaîne

Doublement tagué par mes copains blogueurs Mathieu et Disparitus, je ne puis plus attendre.
A ceux de mes lecteurs qui ne seraient pas encore familiers avec le principe du "tag", il ne s'agit nullement de se prendre virtuellement une bombe de peinture par un jeune créatif en manque de reconnaissance, mais simplement d'interpeler un ou plusieurs confrères blogueurs les invitant à s'exprimer sur un thème désigné ou à répondre à une série de questions, tout en invitant d'autres à le faire, ce qui crée une chaîne.

Vous pourrez remarquer que je n'en suis pas à me première étant de nature plutôt courtoise, je réponds aisément aux invitations...si tant est que le sujet m'inspire.

En l'occurrence, contrairement à ce que pense le Privilégié, la question de l'Education m'est chère.
Pas uniquement parce que je suis père de famille, j'étais déjà intéressé par la question bien avant cela. En tant que fils d'immigrés, l'Ecole de la République a toujours symbolisé à mes yeux, le vecteur de l'égalité, celle qui permet de compenser le déficit dû à un lieu de naissance, un environnement socio-culturel peu favorables.

Depuis plusieurs années, je rage de constater que l'Ecole de la République est en panne. Les gouvernements successifs de gauche ou de droite se sont enfermés dans une hypocrisie sans fin, prisonniers d'idéologies improductives, souhaitant ceci ou cela pour l'Education Nationale mais préférant bien évidemment mettre leur propre progéniture dans des formations élitistes.

Aujourd'hui, le népotisme bat son plein. Pour décrocher un poste envié, un entretien ou autre, le CV ne fait plus illusion. Il vaut mieux avoir un carnet d'adresses bien garni.

Dès lors, dans ce contexte, je suis invité à définir:

A. Un "bon prof" en 5 mots

Inspiré: il est vrai qu'il est plus difficile de se sentir intéressé par une matière lorsque l'enseignant lui-même a l'air de s'ennuyer ferme.

Exigeant: avec lui-même comme à l'égard de ses élèves. Ce n'est pas rendre service que de négocier un niveau de connaissances.

Pédagogue: savoir, c'est bien faire savoir, c'est encore mieux.

Courageux: ne pas se laisser facilement abattre par l'adversité car de l'adversité, il y en a.

Attentif: un bon prof est une prof qui s'intéresse réellement au sort de ses élèves, au-delà de sa seule matière, au-delà de sa seule année.

B. Ce que les profs devraient apprendre

Un enseignant doit se perfectionner tout le long de sa carrière:
  • dans la matière qu'il enseigne
  • en matière de techniques de pédagogie
  • en matière de techniques de relations humaines (relations avec les parents d'élèves, développement personnel, maintien de la discipline, approche psychologique de l'élève...)
C. Pour faire un prof... ce qui s'apprend, ce qui ne s'apprend pas

L'expérience contribue nécessairement à l'amélioration et au développement des qualités professionnelles à l'instar de toutes professions... un enseignant est rarement parfaitement opérationnel dès son premier jour de travail.

D. Taggez 3 personnes

Le Faucon
, Luciolebrune, et Mirabelle, si le coeur vous en dit !

lundi 30 novembre 2009

La chaîne des bistrots

Je suis en retard d'une chaîne ou deux. Je présente par ailleurs mes excuses à mes comparses blogueurs qui m'ont aimablement tagué à ce sujet.

Pour commencer cette semaine donc, une chaîne lancée par Polluxe, reprise notamment par Nicolas, pilier de bistrot n°1 de la Wikiosphère.

Il revient à chacun de lister ses trois bistrots préférés.
Heureusement qu'il ne s'agit pas de se cantonner aux cafés et bars français car je n'en ai pas une perception agréable. Ceci est l'occasion pour moi de déplorer l'état de déliquescence pochtronesque dans lequel les bistrots français se retrouvent en grande majorité.

Le bistrot à la française a cédé le pas depuis plusieurs années à un repaire hypermasculinisé pour piliers suralcoolisés. Je sais, il s'agit d'un cliché mais je l'assume : jamais je ne mettrais les pieds avec ma petite famille dans de tels troquets (du moins en l'état actuel).

L'ambiance n'y est pas accueillante... elle peut l'être si toutefois on est un homme mais je ne compte plus le nombre de fois où j'y ai retrouvé une atmosphère emprunte d'un je-ne-sais-quoi de violence ou de mépris propre à un auditoire émêché.

Mes bistrots préférés sont donc plus vraisemblablement des pubs à l'anglaise ou à l'irlandaise ou des bistrots...non français...sauf...

Au Bureau

Ayant été étudiant à l'Université de Cergy-Pontoise pendant plusieurs années, j'y ai accumulé un grand nombres de souvenirs...la plupart très bons. Etant donnée la rareté de l'offre de sorties dans l'agglomération, le Bureau était devenu le repère des étudiants des différents sites de l'Université...aïe...17000 étudiants et seulement deux ou trois pubs, les soirées d'affluence étaient nécessairement bondées jusqu'à l'explosion.

En semaine, un lieu où l'on pouvait manger ou boire tranquillement. En soirée, et spécialement le week-end, un lieu où l'on pouvait danser sur les tables.
Les serveurs y étaient vraiment sympas, j'en ai connus plusieurs personnellement.
Je ne sais pas si j'aurais le même plaisir d'y retourner aujourd'hui, la population étant tout de même très ciblée. J'en garde toutefois un très bon souvenir d'étudiant.

Le Pub de mon quartier

Une excellente surprise que ce pub situé à 400m de chez moi. Intelligemment divisé en deux entre un côté lounge et un côté "pur pub" pour assister aux rencontres sportives, le pub ne désemplit pas.
Le dimanche, c'est le lieu de rassemblement des familles et des personnes de tout âge depuis les enfants qui s'amusent autour des tables jusqu'au couple de seniors qui les regardent l'air attendri.
Côté bar, les jours de matchs de football, l'ambiance y est énorme et c'est à peine si l'on peut y circuler tant il y a de monde.
Le service est un peu longuet mais vite pardonné tant les serveurs et le patron sont extrêmement sympathiques. D'ailleurs, nous y retournons fréquemment avec ma compagne et mes deux enfants.

Le café face à la maison de mon parrain au Portugal

Le Portugal et l'Angleterre partagent plusieurs points communs culturels et notamment cette attraction naturelle pour le football et les bistrots.
Dès que je vais au Portugal, je me retrouve souvent chez mon parrain et ma marraine qui vivent à quelques kilomètres de la maison de mes grands-parents maternels.
Inutile de rappeler que dans de tels villages, tout le monde se connaît...par ailleurs, la plupart ont un lien de parenté proche ou lointain.
Je ne me rappelle pas avoir jamais payé un coup à qui que ce soit dans ce café et ce n'est pas faute d'être gêné lorsque l'on compare ses revenus à ceux des locaux. Mais peu importe, c'est une question d'hospitalité et d'honneur que d'accueillir un invité comme il se doit et l'on ne peut décliner telle générosité sauf à provoquer une vexation indésirée.
Là aussi, la grand-mère cotoie les petits-enfants, les hommes jouent au billard et boivent uma imperial o um fino selon la région où l'on se trouve.

C'est peut-être ce que je déplore finalement dans le bistrot français et que je retrouve dans le pub anglais et dans chacun des cafés portugais que j'aime fréquenter: le côté véritablement populaire et chaleureux.

PS: Je précise que je parle essentiellement de bistrots franciliens...

mardi 10 novembre 2009

Mes trois premiers billets politiques

Polluxe m'a bien aimablement tagué sur une chaîne intéressante à laquelle Nicolas, le Faucon, le sympathique Yann et l'Hérétique ont déjà répondu.

Pour être honnête, j'ai peur de relire les quelques inepties qui ont parsemé mon blog à son origine.
Rétrospectivement, mon premier constat est que je n'ai attendu que le deuxième billet pour aborder des questions politiques.

Il faut dire que ce thème m'est cher depuis mes plus jeunes années. Je n'étais pas militant mais avais déjà une opinion forgée. Avant même d'atteindre la majorité et de jouir du droit de vote, j'étais ouvertement sympathisant socialiste. Je me rappelle encore m'être vêtu de noir le jour du deuil national en mémoire de François Mitterrand.

Nous n'étions pas nombreux au lycée. Certains auront pu se moquer par ailleurs. Ce n'est pas la preuve de l'impopularité du Président défunt, juste le signe que la politique n'est pas un thème privilégié par des adultes en devenir.

La crainte de me replonger dans mes écrits est que je n'y découvre la passion cédant le pas à la rigueur de la réflexion. Le juriste que je suis essaie sans cesse de tempérer ardeur et emportements et de les confronter à la réflexion mesurée. Ce n'est pas toujours le cas, j'en ai peur. Aussi si une indignation s'apprécie sur le moment, a posteriori, elle peut aisément apparaître comme infantile.

J'ai une haute estime pour la Raison mais reconnais volontiers qu'une juste dose de passion permet de rendre la froideur de la réflexion plus humaine.

Il est temps de clore cet aparté et de jeter un oeil sur mes trois premiers billets politiques.

Premier billet, le 18 juin 2008:

T'as pas un million pour m'dépanner?

Sur la forme, en toute franchise, je suis assez fier de ma prose d'alors.
Elle s'est faite plus directe avec le temps mais j'ai bien envie de reprendre à l'occasion quelques billets écrits avec ce style...si le temps m'en donne l'opportunité.

Sur le fond, le thème n'est peut-être pas tant politique que socio-culturel mais il permet de donner un éclairage à mon sens sur l'inspiration d'une partie de notre législation fiscale et financière.
La jalousie ou conséquemment, la honte d'être aisé (dont la définition est fortement variable) est un mal profondément français. Pour être honnête, je crois même que cela vient de nos racines latines.

Je suis de ceux qui pensent que l'argent n'endort pas nécessairement la tête et que juger quelqu'un sur sa prétendue fortune n'est qu'une forme de discrimination comme une autre, c'est-à-dire inacceptable.

Deuxième billet, le 24 juin 2008:

Une réaction au "NON" exprimé en coeur par nos amis irlandais à l'encontre du projet de Traité Constitutionnel Européen. Ayant moi-même voté "NON", j'étais agacé que l'on opposât ouistes et nonistes avec un manichéisme qui rendrait envieux le Président de l'Amicale des Bushistes.
Personne pour porter sur la place publique les raisons qui ont motivé ce refus. Dans un élan de condescendance ordurière, la plupart des commentateurs s'étaient alors contentés d'associer les nonistes à une tripotée de simplets qui n'avaient rien compris au TCE.
On sait maintenant de quel côté se trouvaient les simplets...

Troisième billet, le 25 juin 2008:

Un billet plutôt court en réaction à une déclaration de Jacques Attali (qui n'a pas manqué de faire réagir depuis) qui reprend l'antienne associant mort du PS à la mort de la démocratie.
Un billet efficace bien qu'anodin à mes yeux même si ce sujet est encore aujourd'hui susceptible de me faire réagir:
Pour défendre sa chapelle, certains n'hésitent pas à brandir une mauvaise foi populiste.
Cela aura eu le mérite de démontrer que paradoxalement, nombreux sont ceux qui parmi les socialistes français estiment que la démocratie doit passer par leur parti et uniquement leur parti. Cela en dit déjà long sur le respect d'autrui et sur sa propre humilité...

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En conclusion, je suis de ceux qui assume ses écrits, son passé. Je ne renie aucun de mes billets d'alors. Je n'ai d'ailleurs pas changé d'opinion sur ces trois sujets. Quand bien même c'eût été le cas, j'assumerais aussi le fait que je puisse changer d'opinion.
J'essaie de rester toujours un tant soit peu humble pour laisser une part raisonnable au doute.

Ayant répondu tardivement, la chaîne a eu le temps de faire le tour de la blogosphère, je ne tague donc personne en particuler: réponde qui voudra !

jeudi 22 octobre 2009

Que faisais-je à 23 ans?

Me voilà tagué par l'ami Disp, lui-même tagué par Olivier_P sur une chaîne que j'hésitais à lancer moi-même.

Voilà de quoi balayer en un revers de main ma carence due à un manque de temps.
A 23 ans, que faisais-je? Ou étais-je?

Sur les bancs de la fac de droit où j'ai d'ailleurs rencontré celle qui partage ma vie aujourd'hui.
Sauf que, la deuxième année était déjà loin derrière moi puisque je m'étais exilé en Bourgogne pour accomplir mon année de DESS de Droit (Cinquième année, année de spécialisation pour les non-juristes).

Contrairement à Jean Sarkozy mais comme beaucoup d'étudiants, j'avais déjà cumulé environ trois ans d'expérience professionnelle dont un emploi alimentaire en marge de mes études.

A 23 ans, j'avais déjà été distributeur de journaux (quelle horreur!), agent de sécurité, assistant-recouvrement, stagiaire dans une grande société d'assurance-crédit, stagiaire auprès d'un établissement financier en jobs d'été.

Depuis la licence, je travaillais trois jours par semaine dans un magasin spécialisé de grande distribution.

Cela ne m'a pourtant pas freiné dans mon parcours universitaire au grand dam du Prince Héritier. Je ne m'en glorifie pas pour autant. Nous sommes très nombreux à l'avoir fait en France.

Bien qu'à cet âge, j'étais bien plus opérationnel que ne peut l'être aujourd'hui Sarkozy Jr et bien que je pense ne pas être totalement idiot, même si j'avais été militant actif à l'UMP depuis de nombreuses années, jamais, au grand jamais, je n'aurais pû ne serait-ce que songer prendre la tête de l'EPAD...sauf à connaître les bonnes personnes.

J'ai beau être quelqu'un de confiant, ne pas hésiter devant les responsabilités, mais j'aurais trouvé bien étrange que l'on me propose un tel poste.

Politiquement, j'avais développé une sensibilité fortement socio-démocrate depuis mes 15 ans. Mais les politiciens m'exaspéraient déjà. Les mêmes têtes depuis ma naissance. Je n'en pouvais plus. Et surtout des postures idéologiques totalement contradictoires. S'opposer parce qu'on est dans l'opposition, soutenir parce qu'on est dans la majorité, quelle insulte pour l'intellect...

Aujourd'hui, je suis encore plus indigné par le personnel qui nous dirige. La situation s'est extraordinairement aggravée.

Aujourd'hui, à 23 ans, par le jeu des amitiés, des connivences, des relations, on peut diriger l'établissement public qui gère l'aménagement de la plus importante place d'affaires d'Europe.

Aujourd'hui à 23 ans, certains sont déjà capables d'un cynisme et d'une arrogance illimitée.

A 23 ans, j'étais humble, je voulais m'émanciper, faire mes preuves, être indépendant.

Mais si mes parents avaient été "influents", j'aurais certainement accepté qu'ils me "pistonnent".
Par peur du chômage, par peur de devoir cumuler les stages non rémunérés jusqu'à 30 ans.
Parce que le marché de l'emploi est faussé. Mais surtout...parce que je voulais voler de mes propres ailes.

Le simple fait que Jean Sarkozy ne vole pas de ses propres ailes est un indicateur suffisant de son immaturité, son mariage ne change rien à l'affaire.

Pareille immaturité est un argument suffisant pour s'indigner d'un tel "coup de piston".

Edit: Oups, j'oublie de taguer à mon tour. Hop, Claudio, l'Hérétique, Gaël, Vincent, Hypos, et Nicolas.

mardi 22 septembre 2009

Pourquoi Unique et Commun?

Les chaînes de blogs pleuvent en ce moment. Ce n'est pas pour me déplaire tant que le sujet m'inspire réellement.

Me voilà ici tagué par Neumbeurwane sur son blog techno où l'on doit expliquer l'origine du nom de son blog.

Ces quelques lignes vont vous livrer une part importante de mon intimité. C'est l'avantage de l'anonymat. Les confessions ont l'air moins intrusives.

L'exercice du blog est pour moi un exercice d'équilibriste. Parler de soi, livrer son opinion, avoir la prétention de pouvoir intéresser un lectorat quel qu'il fût n'est pas chose aisée pour qui a un ego qui a un tant soit peu été malmené pendant de longues années.

J'ai passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence à me construire avec la peur d'être égocentrique, égoïste, de ne penser qu'à moi, de me mettre en avant jusqu'à l'excès : la fierté et la confiance en soi en ont été terriblement affecté.

L'héritage mal légué de ma culture portugaise sans doute. Une erreur dans la compréhension du message catholique pour sûr.

Mon enfance a donc été à l'image de cette crainte. J'ai longtemps été extrêmement timide, démesurément sensible, incroyablement craintif.

L'adolescence n'a pas été nécessairement meilleure. J'avais crû bon soigner ces travers en étant extraverti, avenant, exagérément empathique d'autrui, avide de créer un cercle d'amis le plus large possible. J'ai toujours été sincère dans ma démarche mais mon besoin inconscient d'affection pervertissait mon jugement et biaisait la construction des relations amicales.

Heureusement que ces faiblesses constituent aujourd'hui mes forces. Je pense avoir trouvé un juste équilibre entre le respect de mon ego et l'ouverture vers mon prochain. La fierté n'est plus un vilain mot dès lors qu'elle ne se mue pas en vantardise.

Je suis plus conscient que jamais que nous sommes tous uniques, des êtres à part, dans toute leur complexité, leur histoire personnelle, nos dissemblances qui sont autant de richesses, mais nous faisons également partie de la grande communauté humaine, celle dans laquelle notre voisin nous ressemble tant, celle dans laquelle nous aimons et sommes aimés.

Je suis moi-même Unique et Commun. J'essaye de rester humble, ouvert, tout en apportant mes convictions personnelles.

Voici venu le temps de taguer à nouveau mes copains de la blogosphère:
Disp, Vincent, Nelson, la Banane Bleue et qui voudra !

lundi 14 septembre 2009

La chaîne: dis-moi comment tu lis?

Vonric m'a tagué dans une chaîne littéraire. Ca me changera des discussions politiques, donc pourquoi pas.

1 - Plutôt corné ou marque page ?
Marque-page malheureux ! J'ai une estime assez particulière pour le contenu comme pour le contenant qui compose un ensemble...le problème étant que je n'en ai jamais un sous la main !

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, ainsi que des Bandes Dessinées. Le dernier en date: Abus de Pouvoir de François Bayrou.

3 – Lis-tu dans ton bain ?
Jamais ! Je prends de toutes façons, très peu de bains...je suis un ayatollah de la douche du matin (sans laquelle je ne sors pas de mon demi-sommeil et je suis de mauvaise humeur pour la journée).

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Oui... j'avais commencé à rédiger quelques lignes...et puis, je me suis vite trouvé extrêmement prétentieux que l'on veuille me lire...finalement, le blog assouvit partiellement ce désir.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Pourquoi pas. Si la qualité est au rendez-vous et qu'il ne s'agit pas de broder autour d'un sujet qui rapporte.

Si série il y a, je préfère que l'idée ait germée dans l'esprit de l'auteur avant même la rédaction du premier tome afin qu'il y ait une vraie cohérence.

6 – As-tu un livre culte ?
Pas véritablement. Quoique, le célèbre 1984 d'Orwell est tout de même diablement précurseur !

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
Jamais. Pas très intéressé.

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
Pas vraiment. Sauf lorsque celles-ci ont un intérêt didactique.

9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Auteur, thème, bouche à oreille, couverture, coup de coeur. Dans le désordre.

10 – Aimes-tu relire ?
Horreur malheur.

11 – Une lecture inavouable ?
Je ne suis pas homme à ne pas avouer mes lectures... Pif et Hercules?

12 – Des endroits préférés pour lire ?
Dans un hamac au chaud !

13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Un livre qui m'enrichirait de connaissances tout en me divertissant !

14- Lire et manger ?
Jamais malheureux !

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
Il m'est impossible de lire autrement que dans le silence.

16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
Sauf si ça fait dix fois que je lis la même page et que mes yeux se mettent à loucher ou que je commence à lire les yeux fermés...

17 – As-tu un livre culte ?
Déjà répondu !

18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
Un classique. Tolstoï, Stendhal ou Chateaubriand.

19 – Ton livre de chevet tout de suite ?
"New York brûle-t-il?" de Dominique Lapierre et Larry Collins aux Editions Robert Laffont.

A mon tour de taguer qui le voudra bien: Claudio, le Faucon, Nicolas, Vincent, Hypos, Olympe, Nelson et la Banane Bleue.

mercredi 9 septembre 2009

La chaîne des propositions concrètes (2)

Dans la continuité du précédent billet, voici donc les réponses d'un militant démocrate en réaction aux propositions d'un sympathisant de gauche:

« 1. Nationaliser les services de transports, d’énergie et de santé (mutuelles, assurances privées etc). »

Je crains qu'il n'y ait confusion entre la notion de service public et le concept de nationalisation.
Je suis en faveur d'une protection assidue de services publics que l'on s'apprête à laisser dépérir dans le jeu de la concurrence débridée. Les services postaux, les services de santé, l'énergie en font résolument partie. Le transport ferroviaire, les transports publics urbains aussi.
Chacune de ces catégories doit être à même de proposer un service public minimum qui doit répondre à un très haut niveau d'exigence en terme de qualité, d'accès au public, et de respect de l'environnement. Une Charte du Service Public devrait être mise en place avec un corps indépendant (de préférence composé de personnes élues au suffrage universel direct) chargé d'en assurer le contrôle avec un véritable pouvoir de sanction.

Pour ce qui est des nationalisations, j'ai tendance à penser que l'Etat ne devrait posséder partiellement ou totalement que les entreprises délégataires d'un service public. Cela ne signifie pas pour autant que l'Etat doit posséder toutes ces entreprises, l'important étant que le contrôle soit efficace. Enfin, il apparaît difficile pour l'Etat d'être actionnaire d'une entreprise hors service public ce qui implique de défendre l'intérêt de celle-ci indépendamment de l'intérêt général créant de trop nombreux conflits d'intérêts.

« 2. Imposer un revenu minimum sans condition (de travail, ni de recherche d’emploi, etc) »

Je partage assez cet avis. Pour autant, il faut l'assortir de plusieurs conditions.

L'Etat doit assurer un retour efficace à l'emploi avec un accompagnement personnalisé et ambitieux de chaque chômeur. La constitution d'un projet professionnel est parfois indispensable.

En ce qui concerne ceux qui ont souffert d'importants "accidents de la vie", une prise en charge psychologique sur le long terme est essentiel. On ne fait pas sortir un SDF de la marge en se contentant de lui fournir un emploi bien que ce dernier soit essentiel. Cela vaut aussi pour les chômeurs de moyen et long terme. Un simple coaching peut être suffisant, parfois une écoute plus poussée peut être requise.

« 3. Supprimer la TVA au profit d’une large imposition réellement progressive des revenus. »

Ou trouver un moyen de rendre la TVA plus juste et proportionnelle aux revenus. Sur le principe, je suis assez d'accord.

« 4. Taxer l’héritage à 80% »

Le but étant de faire partir ses enfants de zéro? Il me semble que si l'on travaille toute une vie, pour peu que l'on ne soit pas un monstre d'égoïsme, c'est avant tout pour protéger ses enfants du besoin. Taxer l'héritage à 80%, non. Etablir des droits de succession progressifs au même titre que l'impôt sur le revenu tout en ménageant des abattements et déductions permettant de léguer certains éléments à ses enfants, oui. Il ne m'apparaît pas normal que des enfants aient à vendre la maison principale des parents pour pouvoir s'acquitter des droits de succession par exemple.

Pour autant, il faut faire en sorte que la richesse circule et que les puissants ne puissent reproduire un schéma de constitution des élites en vase clos. Il faut trouver un juste équilibre.

« 5. Supprimer l’élection du président de la République au suffrage universel (le concept d’homme ou de femme providentiel(le) n’existe pas à gauche – rappelez vous “il n’est pas de sauveur suprême“). »

Par expérience, je crois que sans leader, il ne peut émerger de véritable action. Cela ne signifie pas que cet homme providentiel doive être l'alpha et l'omega en tout domaine mais que celui-ci doit refléter les décisions collectives et non pas jouir d'un blanc seing. Encore une fois, il faut parfois trancher, prendre des décisions et ne pas sombrer dans des atermoiements sans fin caratéristiques des logiques de groupe extrêmes comme ont pu le connaître les Verts par exemple.

« 6. Imposer la parité absolue dans les partis et toute élection municipale, régionale ou législative. »

J'ai déjà expliqué que je ne suis pas en faveur de la parité absolue. C'est le début de la discrimination positive. (Je vais me faire taper dessus!)

« 7. Etendre le droit de vote aux immigrés (après plus de 3 ans sur le territoire), et régulariser tous les sans-papiers disposant d’un travail. »

Oui. Mais encore une fois, si et seulement si cela s'accompagne d'une véritable politique de développement concertée entre pays développés (au minimum l'Union Européenne) en faveur des "pays du Sud". En revanche, ne confondons pas nationalité et droit de séjour. On peut accorder plus facilement le dernier sans offrir la première à n'importe quel résident.

« 8. Infliger la prison ferme pour les fraudeurs fiscaux. »

Non. Je suis nettement plus en faveur de réprimer bien plus sévèrement et judicieusement les délits financiers. Ce n'est pas parce que l'on est un col blanc et que l'on s'exprime bien que l'on mérite moins qu'un voleur de scooter.
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La chaîne des propositions concrètes (1)

Nicolas est parfois étrange. Il me tague dans une chaîne lancée par Juan qui s'intitule "Êtes-vous de gauche?" alors qu'il passe son temps à crier sur les toits que le Mouvement Démocrate, c'est la droite.

Pourquoi y répondre? Vous interrogez-vous, fort de votre perspicacité aiguisée à l'aulne d'une fréquentation assidue de céans. Cher lecteur, le titre n'est pas à la mesure du contenu dont le mérite est d'énoncer clairement en plusieurs points non exhaustifs des propositions concrètes sur lesquels réagir. Ceci constitue un début de réflexion sur les divergences, parfois profondes, parfois superficielles qui opposent les tendances politiques à travers les yeux d'électeurs et de militants d'horizons divers.

Plus les réactions seront nombreuses et variées, plus on en tirera de conclusions pertinentes.

P1. Réformer cette p… de République pour lui supprimer ses travers de cochon (parité, mode de suffrage pour la présidentielle, non cumul, …).

Oui. Instiller une dose de proportionnelle dans tous les scrutins nationaux. Séparer de manière plus étanche les pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire mais aussi médiatique). Si l'on perdure dans le choix d'un pouvoir exécutif monocéphale, celui-ci doit donc être responsable politiquement devant le Parlement. Interdire le cumul des mandats.

P2. Nationaliser tous les machins qui imposent un monopole géographique (transport de l’électricité, de l’eau, du gaz, du téléphone, eaux usées, transports collectifs, y compris scolaires, …).

Non. Je ne vois pas de corrélation entre monopole géographique et nationalisation.

P3. Sauver la sécu en étendant son périmètre à celui des assurances privées (ce qui revient à les nationaliser ou les supprimer) et en assurant son financement sur une taxation de l’intégralité des revenus.

Non. Sauver la Sécu, certes mais pas de cette manière. Restaurer les remboursements ambitieux de l'Assurance Maladie, oui. Mais aussi assurer une politique cohérente au niveau des arrêts de travail pour maladie. Interdire aux médecins généralistes de prescrire un tel arrêt pour "dépression" qui doit être réservé à un spécialiste. Prise en charge de l'arrêt dès le premier jour.

P4. Sauver la retraite par répartition, notamment en s’attaquant au volet « recettes », assises sur les revenus du travail et, à terme, les profits des sociétés nationalisées.

Oui. Tout en supprimant les régimes spéciaux sauf pénibilité réelle et physique inhérente à l'activité.

P5. Réformer la fiscalité en renforçant l’imposition progressive de tous les revenus (les successions étant à considérer comme des revenus).

Oui, tout en supprimant la plupart des impôts afin de simplifier la fiscalité, et en cessant le cumul des cas particuliers.

P6. Nationaliser toutes les sociétés dont une part importante des revenus est assurée par des marchés publics (armement, travaux publics, …).

Certainement pas. Voir mon billet suivant.

P7. Renforcer considérablement le budget de la justice.

Oui. Tout en assurant l'indépendance définitive des magistrats du siège en soumettant la nomination et les progressions de carrière à l'approbation d'un corps non issu du pouvoir exécutif.

P8. Réorientation « forcée » de l’aménagement du territoire (d’une part en arrêtant l’entassement des gens dans les villes et d’autre part en renforçant les services publics ruraux).

Oui oui oui ! Destruction de tous les blocs HLM et relogement des familles dans des logements HLM "invisibles à l'oeil nu", c'est à dire disséminés dans les villes et villages de manière quasi aléatoire. Mise en place de péages urbains pour les automobiles tout en développant les transports en commun.

lundi 17 août 2009

Compatibilité politico-conjugale ? La chaîne

Accablé par une chaleur insoutenable, Mathieu s'interroge et m'interpelle sur les raisons de son tourment: est-il possible d'avoir une compagne ou un compagnon aux idées politiques divergentes?

Plus précisément, il formule à mon endroit la question suivante:
Un centriste peut-il fonder une famille avec une gauchiste ou une extrême-droitière?
Damned ! Il est vrai que les centristes sont trop souvent taxés d'opportunisme politique et houspillés de toutes parts : nous ne serions que d'infâmes intolérants qui rejettent tous ce qui se trouvent à gauche ou à droite. "Ni droite, ni gauche", nous dit-on fréquemment.

Mais que fait-on du message martelé par notre Président qui a pourtant fait de lui le "troisième homme" en 2007? Cela signifierait-il donc que je ne saurais partager ma couche qu'avec une éminente représentante du centrisme politique? Dehors les libertaires? Ce serait trop triste.

Pourtant, je fais montre d'un certain esprit d'ouverture.
Sur mon blog, il y a du gauchiste, du gaulliste, de l'anticapitaliste, de l'ex-Modem, voire parfois du réac-qui-copine-avec-les-gauchistes. C'est le boss qui va être content.

Mais pour autant, cela signifie-t-il que conjugalement, je serais disposé à un tel exercice de flexibilité intellectuelle?

Et bien voyez-vous, une famille, j'en ai fondé une. Et le moins que l'on puisse dire est Madame a bien du mal à se départir de l'héritage foncièrement droitiste, voire UMP-jusqueboutiste que Belle-Maman lui a légué. (Ce qui me vaut quelques discussions légèrement tendues à l'occasion avec cette dernière)

Mais j'y travaille chaque jour chers amis ! J'y travaille !
Dès lors que l'on ne cherche pas à persuader mais à convaincre, le travail n'en est que plus facile.

Plus sérieusement, je ne pourrais sympathiser profondément (et encore moins pousser la relation plus loin) avec une personne, quelle que fût son positionnement idéologique, si cette dernière ne présentait pas une qualité intellectuelle essentielle à mes yeux: l'humilité.

En effet, de cette dernière découle une nature fondamentale: l'ouverture d'esprit.
Celle-ci n'est réelle qu' à partir du moment où le scientifique qui demeure en chacun de nous, nous rappelle que nul ne saurait détenir la Vérité sur cette Terre et qu'à ce titre, la plupart des idées sont recevables.

L'ouverture. On en revient toujours à l'ouverture.

La morale de l'histoire: pour multiplier les chances de trouver chaussure à son pied, il vaut mieux être "centriste" !

Allez zou, I'm passing the baby to my fellow bloggers*: Nicolas, Vincent, Disparitus, Claudio, Le Coucou, Gaël, et la Banane Bleue.

* Un certain Jacques me presse à traduire...Je passe la patate chaude à mes copains blogueurs.

mercredi 12 août 2009

Faut-il chômer au mois d'Août?

En passant chez Gaël, je me rends compte que le Faucon m'avait tagué sur une non-chaîne de blogs.

Le sujet? Faut-il bloguer en Août?

Irrémédiablement, cela réveille en moi cette interrogation à laquelle j'ai été confrontée récemment: pourquoi la France se met en sommeil (du moins les activités non touristiques) au mois d'Août?

En effet, j'ai crû comprendre que cela fait l'objet de petites moqueries en Angleterre.

Les Britanniques s'amusent que systématiquement, les Suédois désertent leurs bureaux au mois de Juillet tout comme les Français et les Italiens au mois d'Août. Au passage, j'ai tendance à penser que les médias français exagèrent le phénomène en suspendant toute activité régulière pendant les vacances scolaires d'été. (Pour quelles raisons?!)

Du côté des Américains, aucune réelle suspension d'activité. Et pour cause: ils n'ont en général qu'entre deux et trois semaines de congés payés (auxquelles il convient d'ajouter de nombreuses journées d'absences rémunérées non consécutives).

Bref, la Perfide Albion s'amuse de la douceur de vivre d'autrui...mais la réalité est que bien que ce ne soit pas dans les moeurs, ralentissement il y a ! Le mois d'Août reste tout de même le moment de l'année où l'absence d'un collaborateur est le moins perceptible d'un point de vue professionnel.

Donc, faut-il s'inscrire dans ce mouvement généralisé de désertion au niveau bloguesque?

Un blog étant personnel, chacun fait selon ses désirs. Pour ma part, les billets quotidiens publiés depuis le 1er du mois répondent eux-mêmes à la question. Je n'en fais toutefois pas une obligation.

En attendant, preuve que l'activité continue, le taux de chômage en Angleterre a atteint un record établi en 1995, l'Office National des Statistiques (l'INSEE anglais) annonçant 2,43 millions de personnes enregistrées sans emploi. Chiffre à rapprocher des 2,5 millions de Français (4 millions réels) en Avril.

Toutefois, ces données sont à prendre avec des pincettes.

D'emblée, comparaison n'est pas raison. Un chômeur enregistré au Job Center n'est pas nécessairement le même que celui listé par le Pôle Emploi. En outre, les statistiques ne prennent pas nécessairement en compte les réductions d'activité subies ni la précarisation.

Néanmoins, l'information livrée par l'ONS concorde avec mon expérience récente...j'ai passé ces quelques derniers mois à préparer des licenciements à travers l'Europe. Ceux ayant eu lieu sur le territoire de Sa Majesté ont été achevé en premier, la législation étant plus flexible sans pour autant être permissive.

De toute évidence, les groupes apurent leurs effectifs à tour de bras et ce, très souvent à titre préventif. Les pays aux législations sociales plus encadrées comme la France devraient se préparer à un regain du taux de chômage à la rentrée. Simple effet de décalage.

Moralité: Je continue à bloguer parce que j'ai des choses à dire et parce que je ne veux pas être touché par un plan social orchestré par Wikio. Déjà que j'ai dû renoncer à ma promotion vers la catégorie "politique", la crise sans doute, ma brave dame...

PS: Ce billet a été tapé à une main, l'autre étant occupée à bercer mon fils. :D

dimanche 2 août 2009

La chaîne du "xocolatl"

Me voilà tagué par le Faucon, dans une chaîne initiée par Peuples du Soleil.

En amateurs de chocolat, ceux-ci ne peuvent résister à l'idée de partager leur plaisir tout en étant curieux de connaître celui des autres.

De mes lointains cours d'histoire de la civilisation latino-américaine, je me rappelle que le chocolat, produit à partir de la fève du cacaoyer, n'existait originairement que sur le continent américain. Ce n'est que depuis la colonisation initiée en 1492 que les Européens ont pu découvrir ce fruit qui n'était consommé par les aborigènes précolombiens sous la forme de xocolatl, qui en nahuatl "est une combinaison des mots xocolli (signifiant « acide ») et atl (qui veut dire « eau »)" dixit mon ami Kiki Pédia.

Le préambule historique terminé, répondons donc à ces questions, bien que j'ai un palais plus salé que sucré (tirez-en donc les conclusions qui s'imposent!), ce qui ne me prédispose pas particulièrement à être disert sur le sujet.

1/ Quel type de chocolat : Chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc ?
Chocolat noir...définitivement chocolat noir. Sûrement ce qui satisfait le plus un palais salé.

2/ Sous quelle forme : Boisson, tablette, bouchée ?
En tablette, je ne refuse jamais un carré de chocolat noir à 70% de cacao, plutôt amer en accompagnement d'un espresso sans sucre. J'apprécie tout particulièrement l'association chocolat/café.

3/ Quelle origine : Chocolat belge, suisse, autre, tous ?
Les deux mon capitaine. Je suis assez fan du chocolat suisse à l'orange amère ou aux fruits rouges.

4/ Un dessert au chocolat : Tarte au chocolat, Gâteau au chocolat, glace au chocolat (les recettes sont bienvenues ;) )
Le brownie au kiwi et aux amandes, recette que j'ai eu l'occasion de réussir tout particulièrement et pour laquelle Madame insiste pour que je réédite l'exploit durant nos vacances bretonnes.

5/ A boire avec du chocolat : un whisky, une liqueur, un cognac/armagnac, de l’eau tout simplement, un vin rouge ?
Un vin rouge doux ou une amarguinha avec un chocolat amer.

Bon allez je transmets au Coucou, Vincent, l'Hérétique (si les vacances le lui en laissent l'opportunité) et à Polluxe.

Mise à jour 03/08 16:30: Oh mon Dieu, j'ai oublié de taguer ma Banane Bleue qui me conchie à l'occasion !

vendredi 17 juillet 2009

C'est quoi être de droite ou de gauche? La chaîne

L'idée a plu à l'Hérétique et m'a donné envie de lancer une chaîne pour avoir les opinions de la blogosphère.


Le principe?

Un billet simple (pas nécessairement simpliste) sur ce que signifie pour vous être de droite ou de gauche aujourd'hui.
Pour que le débat soit constructif, essayez de ne pas vous montrer condescendant ni même arrogant à l'égard des opinions contraires.

mardi 24 mars 2009

Si l'Europe était...

Reprenant la chaîne relancée notamment ici et , l'idée de parler de sa vision de l'Europe a travers une sorte de portrait chinois m'a plu.

Si l'Europe était un animal, ce serait un lion. Loin d'être le fauve sanguinaire auquel certains songeraient, le lion symbolise la puissance et la sérénité. Son autorité naturelle sur sa tribu est une parfaite analogie de l'autorité intellectuelle que je souhaite un jour pour une Europe unie.

Si l'Europe était une fleur, ce serait...un pissenlit dont les aigrettes permettent une dissémination optimale par le vent, telles les libertés et valeurs démocratiques qu'une Europe forte saurait répandre à travers le monde.

Si l'Europe était une toile, ce serait une oeuvre accessible. Impressionniste vraisemblablement. Cette toile devrait évoquer l'harmonie et le bien-être collectif. Le Déjeuner des Canotiers d'Auguste Renoir?

Si l'Europe était une ville, une ville fortement cosmopolite où cohabitent riches et moins riches, où diverses ethnies se rassemblent autour des mêmes valeurs. Un ville respectueuse de l'environnement et de l'être humain à la pointe de l'économie moderne. Pas une cage à poule, pas de barre HLM, des services publics exemplaires, sécurité et liberté en parfait équilibre.
Bref, Utopia.

Si l'Europe était un personnage, ce serait la combinaison d'un philosophe des Lumières, d'un religieux éclairé et d'un psychanalyste. Rousseau, Jean-Paul II et Lacan.

Si l'Europe était une chanson, ce ne serait pas une chanson d'amour galvaudée, une chanson "marshmallow" mais une chanson de révolte qui exhorterait à l'amour de son prochain. Loin d'être niais en ces temps troublés où l'humain n'est plus au coeur du système et où l'argent méprise la Vie, ce serait une chanson salutaire...presque un exutoire. Aimer, ce n'est pas juste déclarer, c'est agir tous les jours. L'Europe doit mener une guerre silencieuse et de longue haleine contre un aréopage financier. How long, how long must we sing this song? Sunday Bloody Sunday.


 
blog d'expatrié