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mardi 16 février 2010

J'aimerais bien mais j'peux point !

J'aimerais bien bloguer chers lecteurs...j'allais dire amis lecteurs.
Et oui, que voulez-vous, passés près de deux ans d'aventures bloguesques, on s'acoquine avec son lectorat.
J'ai la faiblesse de croire que mes lecteurs sont beaux, supérieurement intelligent, particulièrement érudits, et distingués...forcément, ils me lisent ! :D

Trèves de plaisanterie, rassurez-vous je ne me mickaëlvendettaïse pas encore bien que je me sois déjà jeanclaudevandammisé un peu.

Ma prose se fait discrète ces temps-ci, vous dites-vous (ou ne vous dites-vous pas, j'ai tendance à être tolérant sur la question). Et pour cause, ma vie est particulièrement chargée.

Je viens tout juste de récupérer ma ligne Internet ainsi que le téléphone, gentiment installé par nos amis de chez VirginMedia, cablô-opérateur qui a un peu traîné la patte.

En outre, préparation du mariage qui s'approche à grands pas...que voulez-vous, je croyais benoîtement que les hommes étaient cordialement exclus de cette phase, monopole autoproclamé de ces dames. J'avais partiellement raison: exclu des décisions, mais pas de leur exécution !

Il n'empêche que le futur époux a nécessairement un droit de regard, aussi minime soit-il sur deux ou trois questions essentielles:
  1. Sa tenue
  2. Le menu
  3. La liste des invités
Et là, les choses se corsent (comme dirait le gars de Bonifacio).
Dans une famille portugaise comme la mienne, comptez 15 oncles et tantes auxquels il faut ajouter femmes et époux, auxquels viennent s'aditionner cousins germains accompagnés de leur propre conjoint et progéniture.
Or, certains oncles et tantes eurent la bonne idée de faire une douzaine d'enfants.
Au dernier comptage, 47 cousins germains répondaient à l'appel.

En face, dans la famille de madame, 3 oncles et tantes dont un ostracisé par la famille pour 3 cousins germains.

Bon, il n'est tout de même pas question d'inviter toute ma famille, mon porte-monnaie ne le permettrait pas. Mais quitte à en réduire la liste, il y aura nécessairement disproportion et surreprésentation de la famille du futur marié que je suis.

C'est un arbitrage douloureux que de décider qui inviter et qui ne pas inviter.
La tradition dans ma famille a toujours été d'inviter l'ensemble des membres et d'offrir un traitement complet sur deux à trois jours. (Mais où diable allaient-ils chercher l'argent?)
Je ne peux guère rivaliser. Les discussions vont donc bon train avec ma future épouse, discussions parfois tendues, le stress venant s'y ajouter...

Cette fois-ci, les faire-part sont bel et bien partis.

Deuxième élément fortement chronophage: je viens d'emménager.
Je n'ai toujours pas quitté officiellement la maison que je loue, le bail continuant à courir jusqu'au 2 avril. Du coup, je déménage les meubles par petites quantités. Au fur et à mesure....et ça ne finit jamais. Un meuble par ci, un canapé par là, quelques bibelots, etc...

Il y en a toujours un peu à faire tous les jours...

Dernier élément, probablement le plus exigeant: deux enfants âgés de moins de deux ans dont il faut s'occuper quotidiennement sachant que vous avez un travail et que vous, comme votre compagne avez besoin de repos.

Il faut encore que je trouve le temps de bloguer !

Or, lorsque je lis la presse quotidienne, l'actualité politique française me paraît des plus affligeantes ! Même Nicolas ou le Faucon s'en désespèrent...quant à la blogosphère démocrate, elle est bien morose en ce moment.

Qu'il est donc difficile de bloguer en ce moment...

mardi 9 février 2010

Le syndrôme JCVD

C'est affreux, c'est terrible. Je suis atteint d'une maladie que les plus grands spécialistes austro-coréens ont nommé "le syndrôme JCVD".

Quels en sont les symptômes?

Difficultés d'élocution, impossibilité de trouver ses mots, mais surtout, surtout...devoir remplacer ses mots par l'équivalent anglophone.

Cela fait plusieurs mois que j'essaie d'ignorer ce mal qui me ronge à petits feux.

On arrive par ailleurs à trouver des subterfuges des plus subtils afin de camoufler ce handicap: quelques pauses dans le discours, le temps de réfléchir à son mot, l'utilisation de phrases alambiquées qui permettent au vocable français de parvenir jusqu'à votre cerveau, une hésitation ou deux afin de forcer votre interlocuteur à prononcer le mot à votre place...

Mais je ne puis cacher la terrible vérité plus longtemps.

La semaine dernière, lors d'un déplacement dans le bureau français de ma société, au détour d'une conversation informelle avec un collègue de longue date, l'inéluctable se produisit. Je vous livre la retranscription de cet échange dans lequel des invités inattendus se sont immiscés...
Mon collègue: "Alors comment vont tes enfants?

Moi: - A merveille, ils grandissent trop vite.

Mon collègue: - Je me doute.

Moi: - Si vite que l'on ne s'en rend pas compte. Mais du jour au lendemain, lorsque l'on s'est rendu compte que ma fille pouvait monter les escaliers sitôt le dos tourné, nous avons immédiatement acheté un...

Mon cerveau, invité inattendu: gate...gate...gate...gate...

Moi: ...porte...non euh, un portail...

Mon cerveau: gate...gate...gate...gate...you bought a gate...

Moi: portillon...arf...

Mon cerveau: gate...that's a gate!!!...the word you're looking for is "gate", say it !!! Say it !!!

Mon autre cerveau, celui qui parle français, autre invité inattendu: Non mais ça va pas non? Je vais avoir l'air ridicule en casant un mot anglais dans une conversation française !

Mon cerveau anglophone: Gate...say it, you're being ridiculous !!! Say it!!! Gate, gate, gate, gate!!!

Moi: bon sang de bonsoir...

Mon collègue: ?

Mon cerveau francophone: Purée, je vais avoir l'air de me la raconter, genre "je case un mot anglais"

Mon cerveau anglophone: gate...gate...gate...

Mon cerveau francophone: Ce n'est pas un portique, ni un portillon, c'est...

Moi, comme délivré d'une atroce souffrance: une barrière!!!! C'est ça, une barrière !!!

Mon collègue: ?
A en devenir schizophrène...

Ne vous étonnez pas si jamais un jour je vous parle de notre monde composé de flèches et de molécules, et d'électricité, comme le Big-Bang tu vois, et tout ça ensemble, ça forme l'Univers.

Il n'empêche, le linguiste que je suis a mal au fondement...

vendredi 18 septembre 2009

L'Anglais et l'alimentation

A force de me faire tancer par mes collègues de bureau, je tiens à rétablir une vérité qui sonnera tel un truisme aux oreilles des plus fieffés anglophobes:

L'Anglais a une approche de la gastronomie des plus déroutantes.

Depuis mon arrivée sur le territoire de Sa Majesté, je n'ai eu de cesse de questionner l'autochtone afin de m'enquérir de leurs us et coutumes, préalable requis pour me fondre dans la masse.

C'est ainsi que je me suis rendu compte que l'étape du petit déjeuner était tout de même survolé par la majorité. Le menu est généralement d'une frugalité à effrayer un Ethiopien en période de disette.

A la question, que manges-tu généralement le matin, on me rétorque généralement:
"A slice of toast" (une tranche de pain de mie grillé).

Les nombreuses publicités ventant les mérites de telle ou telle marque de beurre, de pain de mie ou autre auront fini de me convaincre de cette propension à négliger le "repas le plus important de la journée".

Pis encore. Ce qui semble être un acquis Français obtenu au prix de nombreuses années de communication officielle médico-sanitaire, vous vaudra de la part d'un Britannique ce fameux regard moqueur destiné à camoufler la gêne de l'ignorance.

"Bon, me disais-je, ils doivent bien se rattraper le midi."

Je n'ignorais pas que la pause du midi, bien qu'officielle sur mon contrat de travail, ne résistait pas à cette coutume contra legem: on avale généralement sa collation sur place, parfois dans un parc public, souvent à son bureau. Adieu le rite du déjeuner aux vertus sociales.

La qualité du repas n'est pas au rendez-vous, le contenu non plus.
Si vous n'avez pas la chance comme moi d'amener votre repas préparé avec amour par Madame, il vous faudra participer au rituel migratoire tel un manchot empereur en période de reproduction sauf que votre destination est bien moins glamour: la supérette ou la vente de sandwiches à emporter !

Etrangement, l'Anglais met un point d'honneur à ce que son sandwich soit préparé sur place et sous ses yeux...le poulet mayonnaise doit certainement avoir un goût différent.

Le plus stupéfiant reste sans doute qu'il n'est pas rare de ne voir quelqu'un se contenter d'un friand de Cornouailles (voir la photo d'illustration).

Mazette ! Pas étonnant qu'ils me dévisagent lorsque j'avale mon entrée/plat/dessert du midi.

Ignorant les principes fondamentaux d'une alimentation saine invitant à prendre des repas en quantités décroissantes au fur et à mesure de la journée, je questionne à nouveau.

Sous le sceau de la confidence, (j'ironise), un de mes proches collègues me dit:
"There's something you should know. Here, eating is just a function."
(Il y a quelque chose que tu devrais savoir. Ici, manger est juste une fonction).
On peut dire que certains n'hésitent pas à affronter la vérité...

Sans parler du contenu de l'assiette, (qui devrait faire l'objet d'un billet à lui seul) les comportements collectifs sont déjà révélateurs d'une approche maladroite. D'ailleurs, ce n'est pas sans créer une frustration nichée dans l'inconscient collectif. Il n'y a qu'à voir la quantité de programmes culinaires à la télévision diffusés aux heures de grande écoute. De mémoire, j'en compte au moins cinq.

Il faut savoir que cela n'a pas toujours été le cas. Il fut un temps pas si lointain où les salariés s'arrêtaient réellement pour manger au pub un plat de Fish & Chips.
La pression combinée du "Time is money", de la globalisation du "tout-économique" et du travail est depuis passée par là.

L'Anglais maltraite ses habitudes alimentaires...mais il se soigne.

A quand la rémission?

jeudi 17 septembre 2009

La diversité à la télévision

Ce matin, avant de me rendre au travail, j'allume la télévision afin que ma fille d'un an puisse se réveiller en douceur devant les émissions enfants de CBeebies, affalée dans son canapé armée de son biberon.

Les programmes matinaux pour les enfants en bas âge sont plutôt de bonne facture au Royaume-Uni. Pédagogique, intelligent, et amusants...même si les erreurs existent.

Il y avait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de regarder quelques minutes de cette émission sur la BBC.

Généralement, j'avale mon petit-déjeuner composé d'un thé Earl Grey (je m'anglicise!) et de tartines de pain grillé en quelques minutes. Pas le temps donc d'allumer le poste qui ne me sert guère plus que comme support de diffusion de films choisi par mes soins.

Et là, soudainement, je me suis rappelé ce qui a de quoi nous rendre humble en France.
La BBC, chaine de télévision du service public britannique, dont la production télévisuelle est saluée à travers le monde pour sa qualité, association subtile de culture et de divertissement, jamais ordurier.

Cette BBC fait parfois figure de mastodonte archaïque prisonnière d'un conformisme victorien d'un autre temps.

Et bien, cette BBC là a toutes les raisons de faire rougir de modernisme, notre franchouillarde France Télévision.

Depuis quelque mois, le choix y a été fait d'engager Cerrie Burnellwith (la photo ci-contre) pour coprésenter les émissions jeunesse de la matinée de CBeebies.

Cette jeune présentatrice, née avec une seule main, ne cache à aucun moment l'objet de cette disgrâce physique. La chaîne a même décidé de ne pas le cacher le moins du monde.

Spontanément, je m'interroge:
"Serions-nous capable d'en faire autant en France?"

La seule personne qui me vienne à l'esprit dans le paysage audiovisuel en France est Jamel Debbouze.
Sauf qu'il incarnerait plus volontiers l'exemple type de cette gêne inavouée face au handicap.

Son bras devenu inerte suite à un accident de train à l'âge de 15 ans n'est jamais montré. Jamais. Peut-être s'agit-il de la pudeur du comédien. J'ai toutefois tendance à penser que la pudeur est la réponse protectrice au regard d'autrui.

Soyons honnêtes: la venue de la présentatrice britannique ne s'est pas faite sans heurts.
La direction de la BBC avait reçu quelques plaintes formelles de parents jugeant que la présentatrice était effrayante pour les enfants.
D'autres ont accusé la chaîne de sauter sur la moindre occasion pour montrer les minorités dans un élan de discrimination positive, peu compatible avec l'esprit anglais (qui sur ce point n'a rien de comparable avec la communautarisation américaine dans la mesure où elle est ici interdite par la loi).

Moi qui suis opposé à cette discrimination, repoussoir à talents, me voilà confronté à une télévision beaucoup plus représentative du tissu humain anglo-saxon que ne peut l'être le paysage audiovisuel en France.

Certes, la BBC affirme qu'il ne s'agit pas de discrimination positive. Mais l'argument ne résiste pas à l'analyse.

Le processus de recrutement a pu être fondé sur des critères ethniques, sexuels ou physiques. La preuve est bien évidemment difficile à administrer.

La télévision britannique est donc en avance sur la représentation des minorités.
Par exemple, les femmes sont bien représentées au service des sports de la BBC (cela devrait faire plaisir à Olympe). Les minorités ethniques notamment indiennes, pakistanaises, ou noires sont bien mieux représentées et ce, au journal télévisé comme dans d'autres formes de programme.

Je reste persuadé que la discrimination positive n'est qu'une fausse bonne idée prompte à ravive les tensions communautaristes. Mais j'applaudis lorsque je vois une présentatrice montrant sa disgrâce physique sans être ostentatoire.

Je crois en la capacité illimitée de l'Homme à faire preuve d'amour et de tolérance. Passée la réaction spontanée d'horreur, conséquence naturelle de l'omniprésente crainte de la mort depuis que l'homo sapiens a developpé une conscience, on accepte. Dix détourneront le regard, vingt regarderont avec bienveillance. Jusqu'au jour où des Cerrie Burnellwith feront partie naturellement du décor.

En attendant, je n'hésiterai pas à expliquer à ma fille dès qu'elle pourra me le demander, pourquoi cette femme est différente.

mercredi 26 août 2009

Les Français et les langues étrangères...

Sweet Lord ! LeMonde.fr semble découvrir la réticence collective des Français à apprendre l'anglais.

Il faut dire que l'anglais n'est que l'iceberg qui cache la forêt, car il s'agit bien de l'ensemble des langues étrangères à l'égard desquelles Pierre, Paul et Jacques semblent réfractaires, contribuant à faire de nos chers compatriotes de bien piètres touristes.

Des pistes soulevées par l'article, celle qui me semble la plus juste est l'apprentissage et les errements de l'Education Nationale.

Je suis moi-même un produit de l'Ecole Française et j'ai testé pour vous, les cours d'anglais et d'espagnol. Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui si je suis effectivement polyglotte, je n'en remercie ni le collège, ni le lycée pour autant.

Je me rappelle les nombreuses moqueries (dont j'ai été fort heureusement épargné) en cours d'anglais dès qu'un élève tentait de s'exprimer dans la langue de Shakespeare. Il y a certainement en amont un problème culturel et éducatif de la part de parents qui reproduisent un schéma séculaire de honte teintée de gêne, mais je ne pense pas que les élèves à l'étranger soient réellement différents à cet égard.

En revanche, arrêtons-nous un instant sur les méthodes d'apprentissage des langues qui ont de toute évidence oublié que la première caractéristique d'une langue vivante est qu'elle se parle !

De la 6e à la Terminale, les cours se résument bien souvent à lecture, écriture, apprentissage des verbes irréguliers. Lorsqu'il s'agit de travailler l'écoute, c'est une cassette audio sur un magnétophone inaudible au-delà du deuxième rang. Rien, le vide absolue quant il s'agit de créer une discussion sur un sujet de société, quel qu'il soit, en petits groupes ou avec l'ensemble de la classe. C'est pourtant le meilleur gage de progrès !

Pour reprendre mon exemple, bien que je sois lusodescendant, la langue de Cervantes m'était quelque peu étrangère. Je ne décollais par ailleurs jamais d'un moyenne de 12, note que j'ai obtenue au baccalauréat. Il m'aura fallu 6 mois à un an à l'Université en petits groupes, avec des enseignants hispanophones (réellement hispanophones), provoquant discussions et enseignements divers et variés en espagnol pour devenir effectivement bilingue.

La multiplication des heures de cours en langue étrangère n'y est pas étranger mais je mets ma progression beaucoup plus au crédit des nombreuses discussions de société organisées en petits groupes. Discuter, parler, interagir, varier les sujets et les supports, entraîner son écoute en direct: voilà des vecteurs d'apprentissage hautement plus prioritaires que l'apprentissage par coeur des règles de syntaxe, de vocabulaire, etc...
Quant au recrutement des enseignants, il y a de quoi être horripilé. (Je sens que je vais faire hurler Mathieu). Je n'aurai connu que des professeurs bien franchouillards à l'accent fortement marqué, incapable de tenir une véritable conversation de manière fluide.

Est-il donc impossible de recruter un véritable anglophone natif ou du moins un parfait bilingue ayant vécu de nombreuses années au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis? Pourquoi reproduire des cours calqués sur un livre plutôt que de favoriser l'échange? Le nombre d'élèves par classe n'est pas sans perturber un échange constructif mais commençons par travailler l'efficacité et regardons ce qui se fait dans des pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas !

En attendant, si vous souhaitez réellement apprendre l'anglais, je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par l'apprentissage des règles sur un livre en complément du visionnage de films en version originale sous-titrés en français dans un premier temps, et en anglais dans un deuxième. Vous finirez par ne plus avoir besoin de sous-titres.
Dès que vous le pourrez, tentez d'organiser des discussions avec de véritables anglophones. Avec Internet, ce ne devrait pas être trop difficile. C'est en tous cas la méthode à laquelle je me suis astreint dès l'âge de 10 ans. (Par passion évidemment). A raison de 20 à 30h par semaine, votre niveau devrait être tout à fait correct à l'issue de douze à dix-huit mois, voire moins.

Il faut se créer un véritable environnement anglophone et non pas se contenter de cours rébarbatifs et basés sur l'écrit. A ce rythme, on ne peut guère plus s'étonner qu' à l'issue de 7 ans de secondaire, un élève soit incapable de tenir une conversation en anglais.

Le problème est que pour réformer cet apprentissage, il faut d'importants moyens financiers. Dans la situation actuelle avec le gouvernement à la tête de la France, je doute que la situation puisse changer à court terme. Difficile de devenir véritablement compétitifs à l'international dans ces conditions.

dimanche 26 juillet 2009

Halte au doublage !

Ce billet ne portera pas sur une technique d'isolation en maçonnerie, pas plus que sur les bons usages de la route.

La campagne publicitaire actuelle pour Wii Sports Resort a tout simplement réveillé le courroux de votre serviteur irrité par la surinvasion du doublage sur les écrans français.

Je ne porte certes pas le doublage dans mon coeur bien que je sois le premier à dire que les acteurs français de la spécialité comptent parmi les meilleurs au monde. D'aucun ne manqueront pas de s'indigner face à ma condescendance déplacée, fort de ma pratique de la langue anglaise.

Je leur répondrai d'une part, que je regarde aussi les films en VO dont je ne maîtrise pas la langue et d'autre part, que je constate une baisse notable de la qualité du travail de doublage depuis une quinzaine d'années. Ce que je ne supporte pas, c'est cette tendance détestable à édulcorer les dialogues des séries anglophones.
Je ne peux certes pas juger de la pertinence de la traduction en mandarin ou en japonais, (j'y travaille!), mais il n'est pas interdit de penser que l'ensemble des oeuvres est affectée par l'imbuvable soupe servie par les studios français.

L'exemple le plus significatif de doublage qui altère substantiellement la qualité de l'original est incontestablement la série "Friends". Matt LeBlanc dont la voix est très masculine se trouve affublé en français d'une voix d'adolescent prépubère (désolé Mark Lesser!). Passons sur les "fuck" qui deviennent "zut", l'humour acerbe devenu sirupeux, etc...
Je ne suis d'ailleurs pas le seul à m'en offusquer.

Une tendance à traduire tout et n'importe quoi n'importe comment au mépris de l'oeuvre original, ce qui m'insupporte au plus haut point.
Les choix incompréhensibles de traduction des titres est aussi représentatif de cette franchouillardisation débilisante.

"The Hangover" (la Gueule de Bois") qui devient "Very Bad Trip", titre qui n'est même pas francophone...

Je pense aussi à "Big Brother" (Grand Frère) devenu "Gran Hermano" en Espagne, "Grande Fratello" en Italie, non traduit au Portugal ou au Brésil et qui par l'action d'un esprit torturé accouche d'un..."Loft Story" en France...

Bref, cette publicité de Nintendo m'a donc agacé: quel est l'intérêt de doubler des sportifs de haut niveau, embauchés à grands frais au service de la marque et qui n'ont - de toute évidence - pas le début du commencement d'un talent aucune prétention à remplacer un véritable acteur? D'autant que vous aurez remarqué, chers lecteurs, que les doubleurs se sont evertués à reproduire catastrophiquement le jeu et l'accent de l'athlète en question... difficile de ne pas se sentir infantilisé par de tels procédés.

Non. Il n'est donc pas question de mener un débat de linguiste sur la pertinence des choix de traduction, ergotant à l'envie que "home" doit être traduit par "maison" ou par "foyer".

Il est simplement question de souligner cette propension bien française à refuser jusqu'à l'ineptie l'incursion de l'anglais...et ne me parlez pas des britanniques ou des américains qui ne font pas plus d'effort, outre le fait qu'ils n'en ont pas réellement besoin, la comparaison n'est pas flatteuse.

Donc, j'en appelle aux distributeurs et diffuseurs français: halte au doublage ! Au lieu de reporter aux calendes grecques la diffusion des séries étrangères attendues avec impatience par le public français, diffusez et sous-titrez !
C'est en outre un excellent début pour apprendre la langue.

PS: Nul doute que certains de mes amis ne seront pas étonnés par le sujet du présent billet.

PPS: Comme quoi, on peut être fier d'être français mais rester critique face à nos travers

mercredi 1 juillet 2009

Dégage de ma route !

Il est un comportement bien français que je n'ai jamais véritablement compris.

Actuellement en France, votre serviteur retrouve à son corps défendant le déplaisir de la route en Île-de-France.

Malgré la période estivale, les automobilistes ne sont apparemment pas encore partis en vacances. Dommage pour eux mais surtout dommage pour moi...(quel égoïste allez-vous dire) mais j'aurais été soulagé d'avoir à composer avec une circulation allégée de ces trop nombreux individus qui prennent la route pour un guichet de la Sécu.

Les tensions sont omniprésentes, la plupart ne veulent pas perdre leur place dans la file d'attente! Dès lors, lorsque vous, contraint de vous insérer dans le flot de véhicules (voie d'insertion, rétrecissement de chaussée, etc) voyez ces holibrius feignant de vous ignorer et suçant la roue de celui qui le précède (pour reprendre une expression du cyclisme), vous ne pouvez vous demander: "mais pourquoi?"

Qu'est-ce que cet aigri a-t-il à perdre à me laisser m'insérer selon la règle de bon sens du "un véhicule sur deux"? Du temps? Je doute qu'il aille plus vite ainsi...surtout dans un embouteillage.

La conduite "à la française" m'a grandement incité à faire preuve de charité auprès de mes voisins en Angleterre afin de les préparer à leur prochain voyage en France.
"Si jamais il vous arrive de devoir vous insérer sur une voie rapide, et qu'un véhicule vous fait des appels de phare, ne vous méprenez pas ! Contrairement à l'Angleterre où l'on vous invite à vous insérer, l'individu vous notifie de son empressement à ne pas vous voir devant lui".

Les yeux écarquillés, un tel conseil n'a pas été reçu sans stupeur.
Que voulez-vous, ce genre de comportement étonne là-bas.

mercredi 24 juin 2009

Non, je n'ai pas d'iPhone...

En ce jour, je prends la direction de la France pour deux mois. Deux mois pendant lesquels je vais retrouver l'indiscipline, la grossiereté, la racaille de banlieues, le stress, l'individualisme...tout ce qui fait que la région parisienne est ce qu'elle est.

Bon heureusement qu'il y a la bonne bouffe pour faire oublier tout cela... Buffalo Grill,

Dans ce périple, un voyage de 6 heures me sépare de ma destination (non je ne suis pas à Londres saperlipopette!) avec en plein milieu, une pause navale d'environ une heure, histoire de traverser la flaque d'eau qui sépare la Perfide Albion de l'honorable République française.

Ma voiture n'étant pas amphibie, je me suis résolu à prendre le ferry. (Surtout parce que l'Eurotunnel "c'est trop cher" me crie Madame à chaque fois).

L'occasion de me rendre compte qu'à l'aller comme au retour, il n'y a décidément que des britanniques pour traverser la Manche (bon, il y aura bien deux belges et un néerlandais dans la masse). J'avais un excellent souvenir du ferry lorsque j'ai du le prendre pour la première fois à l'occasion de mon voyage scolaire de 4e.

Qu'est-ce qui m'était bien passé par la tête? Le trop-plein d'hormones, c'est sur.

Ca braille, ça s'entasse dans les couloirs, ça boît des cafés qui coûtent les yeux de la tête, ça tangue, et puis surtout ça attend...ça attend beaucoup, longtemps...
Pendant ce temps, il faudra bien s'occuper autour d'un Sudoku. (Prononcez à la japonaise s'il vous plaît. Je suspecte les adeptes de la francisation de ce mot de retomber dans la nostalgie des années humour scatologique.)

Bah oui, il faut bien occuper le temps. Je me refuse à faire mumuse sur mon téléphone portable, c'est d'un pathétique...surtout que ce n'est pas un iPhone.

Donc z'allez pas m'énerver parce qu'aujourd'hui, je ne vous gratifierai pas de ma prose exceptionnelle que même Steevy Boulay m'envie.

Pas d'iPhone, pas de blogage sauvage.

De toutes façons, l'iPhone, c'est tout nul.

dimanche 21 juin 2009

Faites des paires

Tiens, aujourd'hui, il paraît qu'on célèbre les papas dans environ 52 pays au monde.

On apprend notamment ici qu'à l'instar de Noël dont on ne peut guère plus dissocier le nom de Coca-Cola, la fête des pères trouvent son origine en France dans une campagne publicitaire menée par un fabriquant de briquets.

J'ai toujours eu un peu de mal à composer avec les jours où une célébration est imposée, où la pression sociale force la main pour offrir un bien matériel voire une sortie en famille au restaurant. Après tout, on a déjà des jours fixes par nature, l'anniversaire, certains fêtes religieuses, etc...

En outre, il semblerait que la fête des pères ait été instaurée deux ans après celle dédiée aux mamans en France, comme si une sorte de concurrence des célébrations s'installait. Comme si cela ne suffisait pas, en 1987, le Café Grand Mère instaure la fête des Grands-Mères repris en chœur par la communauté des commerçants.
Aussi, je me demande où va nous mener cette concurrence des célébrations. Papas, Mamans, Grands-Mères...et les Grands-Pères? les Tontons ? les Tatas ? les Parrains et Marraines ? les beaux-frères ? les belles-mères (bon, la fête n'aurait pas grand succès) ?
Je vous le demande, qui va oser initier la fête des Grands-Pères? Les produits Hartmann ?

L'occasion pour moi de vous parler d'une différence notable de culture entre la France et l'Angleterre: lorsque la première a abandonné depuis longtemps la tradition des cartes de vœux, la deuxième y fait encore massivement appel. Même la supérette du coin propose un rayon complet de carte de vœux ! Imaginez-vous un instant que chez votre épicier du coin, celui qui ouvre jusque tard dans la nuit et vous vend la bouteille de Coca à 2,50 EUR, vous remplaciez le rayon biscuit par des cartes de vœux, vous auriez un aperçu de l'importance qu'ont ces dernières ici.

Bon, en attendant, la fête des pères, c'est tout nul. Ma femme et ma fille sont loin de moi.

vendredi 12 juin 2009

Scandale: la marmite traite la bouilloire de "noire"

Vous vous dites que votre serviteur a définitivement dérapé, sûrement à cause de l'influence néfaste de ces mangeurs de bœuf bouilli à la gelée de menthe.

Rassurez-vous, bien que je confesse une certaine instabilité mentale qui se révèle lors de soirées alcoolisées, l'affaire ici est tout à fait sérieuse.

Spontanément, on comprend mal cette incongruité: une marmite, certainement dotée de la parole, insulterait une bouilloire, lui reprochant sa couleur noire (oh, mon Dieu, éloignez les enfants de l'écran, la lecture de cette insulte est insoutenable!).

Mais c'est pourtant une expression anglophone:
"The pot calling the kettle black"

Il s'agit ici de l'équivalent de notre hôpital qui se moquerait de la charité ou de notre pelle qui se moque du fourgon*. Sauf à faire preuve d'un anglophobie débordante combinée à une mauvaise foi affligeante, on ne peut décemment pas vanter l'opportunité des métaphores utilisées dans notre langue.

Pour la petite histoire, notre ami Wikipédia nous enseigne que cette expression serait née en des temps anciens - on aurait deviné - lorsque les marmites comme les bouilloires étaient faits de fonte, fonte qui noircit sur le feu. La marmite aurait été bien mal placée de critiquer la noirceur de la bouilloire, sa voisine.

On m'a souvent parlé du légendaire bon-sens populaire. Il est diablement bien caché.

*J'ai personnellement découvert cette expression en rédigeant ce billet. Comme quoi, bloguer instruit. Ceci est un message du Ministère de la Mauvaise Foi.

mercredi 29 avril 2009

Eventuellement n'est pas probable...mais certain !

Une courte note pour vous inviter à faire attention à ce faux-ami extrêmement utilisé en anglais.

"Eventually" ne signifie pas "éventuellement" et n'insère aucunement l'idée d'une hypothèse ou d'une probabilité. Bien au contraire, l'anglais est lui beaucoup plus affirmatif en ce que cette expression est l'affirmation d'une certitude.

Donc, si vous lisez cet article de Timesonline:

Eventually, we will all hate Obama too.

Ne lisez pas "Peut-être finirons-nous tous par détester Obama aussi" mais bel et bien "Nous finirons tous par détester Obama aussi". La nuance est d'importance !

Si vous deviez utiliser l'équivalent du français "éventuellement", préférez "possibly" qui en est sa meilleure traduction.

C'était la minute "Cours d'Anglais avec le Professeur Nemo".

jeudi 23 avril 2009

What the hell is that?

Je viens juste de tenir une conférence téléphonique avec la représentante d'un client anglais sur une négociation contractuelle. (Minute papillon, ne vous en allez pas si vite, l'anecdote n'a rien de juridique!).

My Goodness!

J'ai été soudainement stupéfait par la conjugaison fascinante de loghorrée tenue par une femme à l'accent inconnu et à peine intelligible.

N'allez pas croire que je n'aurais pipé mot devant pareil surprise. L'exercice était délicat mais votre serviteur s'en est finalement sorti sans coup férir !

Selon l'opérationnel présent lors de cette conversation:
"I love that accent, some kind of middle-class west coast Glasgow accent"*
C'est ce que j'appelle de la localisation !
Imaginez-vous face à un interlocuteur à l'accent fortement marqué et pour lequel vous seriez capable de dire
"J'adore cet accent, une sorte d'accent des quartiers ouvriers du nord de Concarneau" (pure invention)
Personnellement, dès que j'entends des mots en "aing", j'ai bien du mal à trancher "Sud-Est ou Sud-Ouest?"...

Et pourtant, je reconnais plusieurs accents dans d'autres langues.
Mexicain, Argentin, Castillan, Andalous, Portugais du Nord, de Centre, Brésilien, Britannique de Londres, d'Oxford, de Manchester, Ecossais, Etats du Sud des Etats-Unis, Côte Est...
Et comme beaucoup je distingue l'accent Ch'ti du savoyard ou de l'accent du sud.

Les esprits les plus éclairés auront vite constaté qu'il s'agit là d'accents fortement personnalisés.
God damn it ! Je suis découvert !

Si d'aventures, vous deviez discourir face à un Ecossais, préparez-vos esgourdes !
Vous pourriez bien avoir à prêter l'attention la plus grande pour décortiquer cette manière tout à fait originale de pratique la langue de Shakespeare !

*J'adore cet accent, une sorte d'accent de la classe moyenne de la côte Est de Glasgow.

mercredi 4 mars 2009

Un regard sur la France

De retour en déplacement professionnel en France pour une semaine, un sentiment étrange m'étreint.

Depuis quelques temps déjà, cette petite anxiété latente se niche en mon sein, prête à se déclarer.

J'ai du mal à l'identifier mais chaque fois, elle se fait plus présente.

L'excitation de revenir en France? L'envie de retrouver ses proches?
Cela n'y ressemble guère.

Cette fois, elle atteint une densité qui me permet de mieux la percevoir:

La déception. Oui, c'est cela. De la déception.
Avec son lot de sentiments satellites qu'elle entraîne dans son sillon: colère, tristesse, dépit.

La France, j'y reste profondément attaché mais je ne puis effacer de mon l'esprit cette phrase affirmée avec péremption au détour d'une conversation avec une personne qui venait de revenir d'une expatriation longue durée:
" L'expatriation, c'est une superbe expérience. L'inconvénient, c'est que plus on part, plus il est difficile de revenir."
Je ne mesurais pas totalement la portée d'une telle affirmation d'autant que lorsqu'elles sont assenées avec tant de dogmatisme, par réaction spontanée, j'ai tendance à ne pas y accorder trop de crédit.

Aujourd'hui, le doute s'est installé. Cette sensation qui croît à chaque retour ne va pas sans m'inquiéter sur la véracité de tels propos.

Je suis déçu par la France.
Quelle honte, me dis-je. A peine ai-je quitté le territoire de la République, que je lui fais des infidélités d'esprit.

Nulle volonté de faire allégeance à la couronne d'Angleterre, cependant.
Non. Il ne s'agit pas d'une admiration soudaine pour un pays à l'aura internationale.
Pis encore. Il s'agit de ma perception de mes compatriotes.

Déçu. Je suis déçu.
Je suis en colère aussi. Je ne comprends plus cette France qui déjà m'échappait à telle point que je voulais la quitter.
Cette France complexée, aigrie et individualiste.

Individualiste?
Je l'affirme aujourd'hui et j'ai pourtant toujours combattu cette dernière idée.
Comment peut-on penser que les Français sont individualistes lorsque l'on constate qu'ils ont mis en place un système de sécurité sociale fortement solidaire?

Je ne pense pas que la France ait toujours été si individualiste. Certainement pas au moment de la reconstruction d'après-guerre, lors de l'instauration de la Sécurité Sociale.

Non. Quelque chose s'est perdu en chemin.

Aigrie?
Pourquoi donc tant d'indiscipline et d'impolitesse?
La France a pourtant jadis rayonné par sa noblesse d'esprit et de comportement.
Aujourd'hui, on vous grille la politesse sur la route, dans les files d'attente, on ne cède pas sa place aux femmes enceintes, on hurle au scandale lorsque celles-ci profitent des caisses prioritaires au supermarché, on ne supporte pas le privilège du voisin, encore moins sa réussite.

Que s'est-il donc passé?

Complexée?
La France n'est plus sûre d'elle-même. A force de s'entendre dire par les "bienpensants" qu'elle est raciste, fainéante, privilégiée, le peuple a fini par colporter lui-même cette image.
Fainéante?
Les français ont un taux de productivité parmi les meilleurs du monde.
Raciste?
Si le racisme existe, il est loin de faire l'unanimité. Le score du Front National au second tour des élections présidentielles de 2002 en est une preuve plus que convaincante.
Privilégiée?
Le raisonnement par le pire n'est qu'une méthode pour mieux contenir les revendications sociales et économiques. Le monde doit progresser et non régresser.
Affirmer que la France est un pays de privilégiés est un camouflet pour le nombre croissant de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les classes moyennes qui s'appauvrissent au dépend d'une poignée qui ont déjà tout et la condition des plus démunis.

Cette conjonction de phénomènes a fini par replier les Français sur eux-mêmes, tentant de protéger leur sphère avant toute chose, les rendant agressifs, impolis et irrespectueux.
Les exemples de cet incivisme que j'ai personnellement rencontrés ne se comptent plus.
Il faut jouer des coudes à tout instant.

Les Français vivent dans la peur constante d'être lésés.
Paradoxalement, pour s'en défendre, ils en viennent à léser autrui.
Je crois qu'ils le font parce qu'ils ne croient plus en l'Etat et sa capacité (sa volonté?) à défendre la devise de la République: "Liberté, Egalité, Fraternité".

Je ne m'en étais pas réellement rendu compte lorsque j'y vivais. Du moins, je mettais cela sur le compte de l'irrésistibilité d'une évolution mondiale, plus que sur celui d'un problème culturel.

Or, la politesse, la discipline, le respect, la sociabilité n'ont pas disparu ailleurs sans qu'ils soient l'apanage de l'un ou de l'autre, Angleterre compris.
Et cela rend mon incompréhension encore plus forte.
Comment les Français peuvent-ils céder à tant de vils attitudes, lorsque d'autres savent maintenir plus ou moins ces règles de savoir-vivre?

Cela m'attriste et m'irrite à la fois.
A-t-on des raisons d'espérer que cela ne perdure pas?
J'aimerais le croire.

dimanche 15 février 2009

Transports à Londres: le périple

Je rebondis sur le billet de Vonric qui relate les quelques désagréments que l'on peut rencontrer dans les transports en commun de Londres.

Fort heureusement, votre serviteur a l'heureuse chance de demeurer dans le Comté d'Oxford et de se rendre sur son lieu habituel de travail en véhicule personnel pour un trajet rapide, exempt d'embouteillages, à travers champs et bois, donnant sur un panorama rûpestre parsemé de fermes où se cotoient chevaux, moutons et vaches.

NB: ne me jetez pas l'opprobre, chers lecteurs, j'aurais préféré opter pour un transport plus écologique mais le réseau n'est guère dense par ici

A l'occasion de la venue de membres de ma famille, une petite visite touristique de la capitale s'impose.

Armé de l'attirail nécessaire pour survivre une journée complète avec un bébé de quelque mois, nous nous rendons donc en voiture tôt le matin vers une station de métro en périphérie de Londres où il est permis de stationner gratuitement.

Une fois débarqué du véhicule, première mauvaise nouvelle : la Jubilee Line est fermée en grande partie en raison de travaux.

Nous prenons donc le bus vers Baker Street pour attraper une correspondance vers Westminster, lieu de départ de notre périple londonnien, histoire de commencer par le London Eye.

La journée a été parsemé d'embûches, les informations sont relativement peu disponibles, le personnel pas toujours au fait des changements.

Les travaux sur la Circle Line auront fini d'empoisonner une journée qui bien qu'agréable n'en demeure pas mois fatigante.
Dernier lieu visité: Tower Bridge, station Tower Hill. Lieu idéal pour revenir sur Baker Street par la Circle Line (qui doit son nom au fait qu'il s'agit d'une ligne circulaire, un peu comme le périphérique).

Le "tube" s'arrête à la station Moorgate nous forçant à devoir prendre une correspondance pour King's Cross, histoire de récupérer la Circle Line et arriver enfin à Baker Street...où l'on doit reprendre le bus remplaçant la Jubilee Line !

Ce périple aurait pû s'avérer moins pénible si la plupart des stations bénéficiaient d'un accès pour handicapés (et donc poussettes pour nous), ce qui n'est pas du tout le cas à de très rares exceptions.
Obligé donc de devoir porter une poussette à deux pour monter et descendre les escaliers !

Il y a de nets progrès à faire !

Côté positif de l'histoire: lassé par le périple, nous avons donc pris un taxi londonien pour la première fois pour finir notre parcours.

jeudi 5 février 2009

Il n'y a pas que la pluie au Royaume-Uni !


Il y a la neige aussi !
15 cm de neige (6 pouces environ) ont eu raison ce matin de mes velléités de me rendre sur mon lieu de travail habituel... il faut croire que les autorités n'étaient pas préparées à une chute si soudaine et si abondante de neige car les Councils (i.e. les Conseils Régionaux en quelque sorte) sont à court de sels pour dégager les voies principales...
Morale de l'histoire, certains de mes collègues ont passé quatre heures pour à peu près 20km...pour finalement faire demi-tour, les routes étant simplement fermées à la circulation.
Les enfants s'en donnent à coeur joie, les écoles sont fermées, les bonshommes de neige pullulent !

mercredi 10 septembre 2008

Pas de Lorie?

Que vois-je? Nos amis anglais que l'on sait musicomanes seraient-ils allés jusqu'à signaler la présence indésirable de la chanteuse Tecktonikophile lui prêtant une dangerosité pour leurs pures oreilles?

Que nenni, ami lecteur !
Le lorry, en terre angloise, est un camion. Mais attention ! Pas n'importe quel camion !

En effet, on peut aussi voir des panneaux comme celui à droite, où l'on interdit le passage aux "HGV". Il ne s'agit pas d'un mode de transport à grande vitesse, l'acronyme désignant les "Heavy Goods Vehicles", soit les "poids lourds" excédant 3,5 tonnes PTAC (poids total à charge).

Donc, simplifions la distinction, le "lorry" désigne en fait les camions hors poids lourds et les HGV se référeront plus généralement aux semi-remorques. Mais amateurs de précisions, la camionnette, elle est désignée par le mot "van".
Du moins lourd au plus lourd, nous avons donc le van, le lorry, le H.G.V.
NB : Public féminin, ne me jetez pas l'opprobre sur ma modeste personne, le choix du genre masculin pour des termes anglosaxons est purement arbitraire.

Comme les britanniques n'aiment rien faire comme tout le monde, ces termes ne sont valables qu'en ces lieux. Les anglophones de l'étranger parleront de "truck".

Quelle manque de subtilité...

jeudi 24 juillet 2008

To take after someone

"Your baby's cute. She obviously takes after her mother."*
Voilà une phrase que plusieurs de mes collègues ont estimée sans doute originale au moment d'admirer une photographie de ma fille.

Cette boutade convenue ne manquera pas d'attirer votre attention sur le fait qu'en anglais, "tenir de" se dit "to take after"...oui, car finalement, il n'y a rien d'autre à retenir de cette phrase.

Comment ça ? Vexé, moi?

* Ton bébé est mignon. De toute évidence, elle tient de sa mère.

lundi 21 juillet 2008

Le saviez-vous?

En Angleterre, certains restaurants McDonald's vous proposent les boissons gazeuses...sans gaz.

"What would you like to drink?
- Diet coke, please.
- Fizzy or still?

- ..."

"Qu'aimeriez-vous boire?
- Du Coca light, s'il vous plaît.
- Plate ou gazeuse?
- ..."

C'était un message du Ministère de l'inutile donc du parfaitement indispensable.

Mise à jour du 10/09/08: En fait, en revenant en France pour les vacances, (quelle destination exotique!) je me suis rendu compte que cela ne valait que pour le Fanta (mais c'est qu'on a des discussions passionnantes ici!) qui vient de décliner sa gamme de produits en "Still", c'est à dire en non-gazeux. Rien à voir donc avec une quelconque spécificité anglo-saxonne.

vendredi 11 juillet 2008

From scratch

Rassurez-vous chers lecteurs, il n'est pas question de faire ici l'apologie de Sidney ou des heures de gloire du Hip-Hop des années 80.

Expression idiomatique rencontrée il y a peu, from scratch signifie "de zéro, de rien".

Lorsque un anglophone s'adressera à vous en vous parlant d'un disque made from scratch, gardez à l'esprit qu'il n'est pas question d'une œuvre composée à partir des grincements provoqués par le vinyle contre le diamant mais bien d'un composition réalisée à partir de rien.
 
blog d'expatrié