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mardi 18 août 2009

Les délires répressifs gouvernementaux

France Info relaye cette information importante : les chiffres de la délinquance en France sont mauvais...en fait, ils n'ont jamais été réellement bon.

Pis encore, ils sont révélateurs d'un durcissement et d'une escalade dans la violence.
Depuis un an, les vols commis avec violence ont augmenté de 25% !

Mais une illumination céleste m'atteint: Nicolas Sarkozy ne s'est-il pas fait le chantre de la lutte contre la délinquance en France? Passons outre l'épisode des racailles au karcher, rappelons que l'hypergesticulant est titulaire de prérogatives dans le domaine de la sécurité intérieure
depuis 7 ans !

Kiki Pédia nous rappelle même qu'il avait fait de la sécurité sa priorité.
Nous avons même eu le droit à une éclosion massive de radars automatiques, histoire de montrer les signes extérieurs d'une politique répressive.

Mais quid de l'efficacité, ma brave dame? (A mes lecteurs masculins, j'assume pleinement votre féminisation en l'occurrence).
Bon, si j'appelle notre Président de la République l'Hypergesticulant, il y a une raison autre que la sonorité amusante du mot à cela: beaucoup d'esbrouffe, énormément de communication pour un effet nul et parfois dévastateur.

Rappelons ce qu'il convient de mettre à son bilan (directement ou indirectement, que les mesures aient été ou non adoptées telles quelles):
- La loi sur la sécurité intérieure
- Le fichage ADN des délinquants de toutes sortes
- Les peines planchers
- La loi relative à la lutte contre le terrorisme permettant le fichage des données de connexion Internet sans intervention de la justice
- Le fichier EDVIGE
- La loi sur la prévention de la délinquance visant à détecter les troubles comportementaux dès le plus jeune âge
- La future loi Hadopi
Et tant d'autres...

J'ai tendance à penser qu'il mérite bien son surnom d'Hypergesticulant. Ca brasse, ça ventile, ça s'agite pour faire croire au mouvement...mais en réalité, ça n'a pas l'effet désiré.

Pis encore, on sacrifie nos libertés fondamentales sur l'autel de la lutte pour la sécurité.
Et pourtant, ce bon vieux Ben nous avait prévenu:
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."
Si je devais noter la majorité depuis 2002 sur la question de la sécurité, je me montrerais bien sévère. On ne dépasserait pas le 5 sur 20.

(En parlant de notes, où en sommes-nous de l'évaluation de nos chers ministres? Etrange que nous n'en entendions pas parler plus que cela...)

Rappelons qu'il incombe au juge d'être le garant du respect de nos libertés individuelles. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait un mouvement généralisé de méfiance à leur égard de la part de l'exécutif que la presse ne manque pas de relayer à coeur joie.

Il en va ainsi en France mais aussi au Royaume-Uni, pourtant précurseur en matière de libertés fondamentales (Magna Carta de 1215, Habeas Corpus de 1679, Bill of Rights de 1689, Act of Establishment de 1701, etc.)

En effet, les magistrats britanniques dénoncent à travers la Magistrates' Association:
Police cannot be trusted to hand out summary justice and will act as “judge and jury” if given powers to issue more on-the-spot fines, magistrates have warned.

On ne peut pas faire confiance à la police pour administrer une justice expéditive and agira en tant que "juge et juré" si plus de pouvoirs d'émettre des amendes sur-le-champ lui sont donnés, les magistrats ont-ils alerté.
Et ce n'est pas le projet de loi d'Hadopi britannique qui va arranger les choses.

Le juge est le rempart contre l'arbitraire et les atteintes aux libertés fondamentales !

Ne laissons pas le gouvernement revenir à une pratique comparable à celle des lettres de cachet!

La répression, certes mais si celle-ci relève d'une politique générale de lutte pour la sécurité et est accompagnée des nécessaires mesures de prévention et d'apaisement social !

Mais que voulez-vous ma brave dame, quand on est occupé à réagir à chaque fait divers, on en oublie de réfléchir sereinement.

Non à la justice expéditive !

vendredi 7 août 2009

La fin de la récession sera-t-elle une bonne nouvelle?

Selon un article du Guardian, de nouveaux chiffres publiées aujourd'hui permettent de nourrir des espoirs sur la sortie prochaine de la récession pour le Royaume-Uni.
Les données montrent des signes forts et inattendus de reprise dans les secteurs de l'immobilier, de l'industrie et des services de toute importance, ravivant presque deux ans de mauvaises nouvelles constantes sur l'économie qui ont sévèrement entamé les chances des travaillistes d'assurer une quatrième victoire aux élections.
Une idée effrayante me traverse l'esprit...si cette reprise se confirme et atteint la France d'ici 2012, j'en vois déjà qui vont mettre cette reprise au crédit de la politique du gouvernement !
Quelle horreur !

Un des signes de cette reprise serait notamment l'augmentation des prix de l'immobilier d'ici la fin de l'année...moi qui comptait sur cette récession pour mettre la main sur une propriété à prix sacrifié, me voilà coupé dans mon élan.

En attendant, la plupart des spécialistes mettent ces signes positifs sur le compte de l'injection de 125 millards de livres sterling dans l'économie.

Les signes positifs sont donc les suivants:

- Reprise de l'activité industrielle de 0,5% entre mai et juin.

- La livre sterling a atteint son plus fort niveau contre le dollar depuis le mois d'Octobre (1£=1.70$)

- L'indice FTSE100 (l'équivalent du CAC40 à Londres) a augmenté de plus de 30% depuis mars.

Bien que ces chiffres doivent être confirmés dans les mois qui suivent, plusieurs inquiétudes m'étreignent:
1. Si reprise il y a, rien n'aura été véritablement fait à l'échelle internationale ou a minima, européenne pour freiner la financiarisation de l'économie et faire correspondre l'activité boursière à l'économie du réel.
2. La France, du fait d'être moins libéralisée, ne connaîtra une telle sortie qu'avec un retard important, grevant cruellement sa compétitivité (étant donné qu'aucun effort n'est réalisé pour soutenir les avancées technologiques).

Bref, on reprend les mêmes et rebelotte...

En attendant, en France, on multiplie les taxes, on crée un Grand Emprunt, mais on ne sait pas où on va...

Et certains iront dire quec'est grâce à Nicolas Sarkozy si l'on s'en sort !

samedi 25 juillet 2009

Le Royaume-Uni recolonise !

Sa Majesté Elizabeth II sait se montrer politiquement incorrecte.

Conséquemment à une situation de corruption devenu systémique sur les îles Turks et Caïcos, petit archipel des Caraïbes, ancienne colonie britannique resté dans le giron du Commonwealth, le Royaume-Uni s'apprêterait à "annexer" à nouveau le territoire devenu indépendant depuis 1976.

1976, c'est un an après la fin des guerres de colonies du Portugal, dernier pays d'Europe à entrer dans la danse africaine de l'émancipation.

Finalement, je m'interroge. N'est-ce pas de la responsabilité des anciennes puissances colonisatrices qui ont abandonné ces nations avec pertes et fracas que de s'assurer d'une transition démocratique et économique vers un fonctionnement stable?
En d'autres termes, la France ne devrait-elle pas en faire de même auprès de certaines de ses anciennes colonies africaines?

Je sais que certains vont pousser des cris d'orfraies: quelle horreur, la perspective d'une nouvelle colonisation, le fantôme du paternalisme européen !

Sachons raison garder. Le fait est que l'on ne peut maintenir des populations sous sa tutelle pendant plusieurs décennies et espérer que du jour au lendemain celles-ci sauront organiser les conditions sociales, économiques et culturelles de la démocratie lorsque la plupart des nations mettent des décennies pour ce faire. Le cas Irakien en est un exemple flagrant.
Raser les institutions existantes et laisser le vide s'installer est d'une naïveté déconcertante. Le vide profite toujours aux plus forts.

Ce n'est certes pas politiquement correct mais il n'est pas plus correct à mes yeux que de laisser faire une situation dans laquelle nous avons une part de responsabilité en tant qu'anciens gouvernants européens.
La création du Commonwealth s'inscrivait dans cet esprit: maintenir une cohésion, un lien, un tissu économique au profit mutuel. L'organisation est certes très théorique mais n'en demeure pas moins symbolique. En matière de relations internationales, les symboles sont peut-être ce qu'il y a de plus important.

Alors, dans des situations analogues de corruption systémique, renforcée par un décolonisation brutale, la recolonisation est-elle souhaitable ?

Peut-être. Encore faut-il une véritable volonté des anciennes puissances dirigeantes de mettre fin à pareils systèmes et j'ai bien l'impression que la France a trop souvent intérêt à ce qu'ils perdurent.

jeudi 16 juillet 2009

Le Royaume-Uni, mieux réglementé que la France?

La Perfide Albion, ce pays où les ultra-libéraux se pavanent dans l'argent obtenu sur le dos des honnêtes travailleurs, où l'on paye beaucoup moins d'impôts qu'en France, où c'est le "chacun pour soi". Oui, ce même pays est en train de devancer la France en matière de réglementation...

Je vous ai traduit l'article du Guardian:
Des centaines d’ambitieux de La City pourraient être forcés de révéler leur salaire et leurs bonus selon les plans dévoilés par l’agence de conseil sous tutelle gouvernementale.

Quelques uns des salariés les mieux payés au sein des établissements bancaires, pour le moment à l’abri d’une telle intrusion, pourraient être exposés à la lumière afin que les actionnaires puissent juger s’ils sont trop payés ou si leur bonus encouragent des comportements à risque, selon le rapport.

L’examen réalisé par Sir David Walker met en avant que les politiques salariales de La City offraient des boni à court-termes sur des affaires qui créaient des risques sur le long-terme pour les banques.

Walker dit qu’il voulait que les règles s’appliquent à toutes les banques opérant à LA City, notamment les banques américaines les plus importantes.

Le rapport sera transmis au Ministre des Finances, Alistair Darling à un moment où de nombreuses banques ont commencé à mettre de côté des boni massifs pour leur personnel. Goldman Sachs a déjà publié des profits records pour la première moitié de l’année. JP Morgan, l’autre célèbre banque américaine à avoir largement échappé au pire de la crise financière, devrait publier elle-aussi des bénéfices records aujourd’hui.

Walker a dit que les noms des membres du personnel d’un grade inférieur aux administrateurs et qui gagnent des sommes importantes seront tenus secrets, mais le Comité de Rémunération aurait le pouvoir d’outrepasser le Conseil d’Administration s’il pense que les niveaux de salaire ou les politiques de primes favorisent des comportements à risque.

Il ajoute que le rôle des Directeurs non dirigeants pourrait être renforcé afin de combler les défaillances des banques qui ont eu lieu avant la crise financière. Un Comité des Risques au niveau du Conseil d’Administration aurait un droit de regard sur les politiques de la banque et évaluerait si celles-ci sont susceptibles d’ébranler sa force ou provoquer une deuxième crise.

Les actionnaires mécontents des actions entreprises par le Comité de Rémunération pourraient demander à se présenter pour une réélection.

Walker a ajouté : « Ces suggestions sont destinées à améliorer le professionnalisme et la diligence des administrateurs des banques, en augmentant l’importance des contraintes pesant sur le Conseil d’Administration. Si cela doit avoir pour conséquence de réduire la collégialité au sein des Conseils d’Administration par rapport au passé, ce serait un prix modique à payer pour une meilleure gouvernance. »
Faut-il encore d'autres preuves démontrant que l'on peut être libéral et ne pas être un ayatollah du marché débridé? A quand en France?

Plus sérieusement, j'avoue être atterré de lire que Goldman Sachs et JP Morgan annoncent à nouveau des bénéfices records pendant que des milliers d'entreprises sont en train de licencier, souffrant du manque de trésorerie que ces mêmes banques ne peuvent plus leur consentir.

On ne peut certes que se réjouir de la probable santé retrouvée du système bancaire, préalable à une reprise économique, mais j'ai comme l'impression que la morale n'est pas sauve dans cette histoire...

Je ne sais pas ce qu'en pense mon copain blogueur expatrié Vonric, mais je sais que ça pourrait en faire réagir plus d'un...

mercredi 24 juin 2009

Obama europhile au bas mot !

Oui, le jeu de mot est facile et je l'assume.

Je vous faisais déjà part récemment de la décision des Conservateurs anglais menés par David Cameron de se retirer du groupe du PPE, animés par un important euroscepticisme. Or, le Labour actuellement au pouvoir étant à l'agonie, il y a de grandes chances que les prochaines élections législatives du 3 juin 2010 consacrent l'alternance bipartiste. Le Royaume-Uni pourrait bien prendre un tournant eurosceptique ferme dans la mesure où le leader des Tories s'est déjà exprimé nettement en faveur d'un retrait de l'Union Européenne.

Le gouvernement de Tony Blair avait déja affirmé sa vision atlantiste notamment à l'occasion de l'invasion de l'Irak, semant la division au sein de la famille européenne et emmenant dans son sillon des pays comme l'Espagne. Dès lors, les conservateurs britanniques bien mal inspirés voudraient confirmer cet élan en se détournant de sa famille européenne pour embrasser ses cousins d'Amérique du Nord.

Pourquoi bien mal inspirés?

Non pas parce que la crise financière actuelle aurait des raisons de calmer certaines ardeurs pro-américaines, mais bien parce l'actuel gouvernement à Washington ne souhaite pas voir le Royaume-Uni opérer un tel revirement.

En effet, selon le Financial Times, Barack Obama s'est exprimé en faveur d'une Union Européenne unie à l'occasion de questions abordées en matière défense et de sécurité internationale, infligeant au passage un camouflet à David Cameron:

Le message est particulièrement pertinent à l'égard de M.Cameron, comme je l'ai entendu moi-même la semaine dernière. Barack Obama, selon des hauts fonctionnaires américains, croit sincèrement en l'Europe. Mais il n'est pas sentimental à cet égard. Le Président américain n'est pas intéressé dans les arguments théoriques sur l'intégration ou le fédéralisme. Il veut savoir quelle sera la contribution de l'Europe en matière de sécurité mondiale.

(...)

Le gouvernement américain semble réellement perplexe à l'égard de l'enthousiasme de M.Cameron de se retirer de l'Europe. L'hostilité à l'égard de la co-opération démontrée par Liam Fox, le conseilleur conservateur à la Défense, n'est pas passée inaperçue. Si M.Cameron transpose une telle politique au gouvernement, la relation spéciale entre Royaume-Uni et les Etats-Unis pourrait bien devenir soudainement moins spéciale.

L'art de mettre la pression sans trop en avoir l'air. Qui aurait dit qu'un vent d'europhilie pourrait venir du gouvernement américain? Il y a peu, encore personne.

dimanche 21 juin 2009

Faites des paires

Tiens, aujourd'hui, il paraît qu'on célèbre les papas dans environ 52 pays au monde.

On apprend notamment ici qu'à l'instar de Noël dont on ne peut guère plus dissocier le nom de Coca-Cola, la fête des pères trouvent son origine en France dans une campagne publicitaire menée par un fabriquant de briquets.

J'ai toujours eu un peu de mal à composer avec les jours où une célébration est imposée, où la pression sociale force la main pour offrir un bien matériel voire une sortie en famille au restaurant. Après tout, on a déjà des jours fixes par nature, l'anniversaire, certains fêtes religieuses, etc...

En outre, il semblerait que la fête des pères ait été instaurée deux ans après celle dédiée aux mamans en France, comme si une sorte de concurrence des célébrations s'installait. Comme si cela ne suffisait pas, en 1987, le Café Grand Mère instaure la fête des Grands-Mères repris en chœur par la communauté des commerçants.
Aussi, je me demande où va nous mener cette concurrence des célébrations. Papas, Mamans, Grands-Mères...et les Grands-Pères? les Tontons ? les Tatas ? les Parrains et Marraines ? les beaux-frères ? les belles-mères (bon, la fête n'aurait pas grand succès) ?
Je vous le demande, qui va oser initier la fête des Grands-Pères? Les produits Hartmann ?

L'occasion pour moi de vous parler d'une différence notable de culture entre la France et l'Angleterre: lorsque la première a abandonné depuis longtemps la tradition des cartes de vœux, la deuxième y fait encore massivement appel. Même la supérette du coin propose un rayon complet de carte de vœux ! Imaginez-vous un instant que chez votre épicier du coin, celui qui ouvre jusque tard dans la nuit et vous vend la bouteille de Coca à 2,50 EUR, vous remplaciez le rayon biscuit par des cartes de vœux, vous auriez un aperçu de l'importance qu'ont ces dernières ici.

Bon, en attendant, la fête des pères, c'est tout nul. Ma femme et ma fille sont loin de moi.

mercredi 10 juin 2009

Attention, n'importe quoi !

Militons pour l'annexion de la Belgique par le Royaume-Uni !

Après tout les familles royales belges et anglaises sont bien de la même maison, ce ne serait que faire œuvre de charité que de favoriser ce regroupement familial surtout en ces temps troublés où le plat pays se cherche une identité.

Autre argument qui aura fini de vous convaincre:
Les speculoos ne valent la peine d'être dégustés qu'avec du thé Earl Grey !

Et la frite se marie à merveille avec le poisson pané et frit !

Dire que certains voudraient rapprocher la Wallonie de la France... remarquez, il y en a bien qui diront que Nicolas Sarkozy a la frite...

Oui, j'assume complètement le côté n'importe quoi de ce billet.

mardi 9 juin 2009

La Grande-Bretagne n'est pas le Royaume-Uni !

Suite aux imbroglios constatés ça et là pour les résultats des élections européennes, j'ai remarqué que certains avaient fait l'erreur (fréquente mais fondamentale) de considérer que les résultats de la Grande-Bretagne représentaient l'ensemble des sièges pourvus au Parlement Européen par délégation de Sa Majesté.

Il est temps de rappeler cette précision essentielle: la Grande-Bretagne désigne l'île principale constitué du Pays de Galle, de l'Ecosse et bien entendu de l'Angleterre ainsi que des petites îles attachés comme l'Île de Man.

Ne manquerait-il pas quelque chose?

Arf, grand Dieu, on en oublierait presque que nos amis du trèfle (que d'aucuns se rassurent, je ne crois pas qu'il soit parfumé) ne sont que partiellement indépendants sur leur île.

L'Irlande du Nord appartient effectivement au Royaume-Uni et en l'occurrence dispose d'une représentation au Parlement Européen de l'ordre de quelques sièges. Ne les oublions pas !

Par ailleurs, vous noterez si jamais vous deviez croiser un véhicule de l'Ulster, que les plaques d'immatriculation sont - légèrement - différentes de celles de Grande-Bretagne...ce n'est pas faute de partager la même tête courronnée !

mercredi 29 avril 2009

Eventuellement n'est pas probable...mais certain !

Une courte note pour vous inviter à faire attention à ce faux-ami extrêmement utilisé en anglais.

"Eventually" ne signifie pas "éventuellement" et n'insère aucunement l'idée d'une hypothèse ou d'une probabilité. Bien au contraire, l'anglais est lui beaucoup plus affirmatif en ce que cette expression est l'affirmation d'une certitude.

Donc, si vous lisez cet article de Timesonline:

Eventually, we will all hate Obama too.

Ne lisez pas "Peut-être finirons-nous tous par détester Obama aussi" mais bel et bien "Nous finirons tous par détester Obama aussi". La nuance est d'importance !

Si vous deviez utiliser l'équivalent du français "éventuellement", préférez "possibly" qui en est sa meilleure traduction.

C'était la minute "Cours d'Anglais avec le Professeur Nemo".

jeudi 23 avril 2009

What the hell is that?

Je viens juste de tenir une conférence téléphonique avec la représentante d'un client anglais sur une négociation contractuelle. (Minute papillon, ne vous en allez pas si vite, l'anecdote n'a rien de juridique!).

My Goodness!

J'ai été soudainement stupéfait par la conjugaison fascinante de loghorrée tenue par une femme à l'accent inconnu et à peine intelligible.

N'allez pas croire que je n'aurais pipé mot devant pareil surprise. L'exercice était délicat mais votre serviteur s'en est finalement sorti sans coup férir !

Selon l'opérationnel présent lors de cette conversation:
"I love that accent, some kind of middle-class west coast Glasgow accent"*
C'est ce que j'appelle de la localisation !
Imaginez-vous face à un interlocuteur à l'accent fortement marqué et pour lequel vous seriez capable de dire
"J'adore cet accent, une sorte d'accent des quartiers ouvriers du nord de Concarneau" (pure invention)
Personnellement, dès que j'entends des mots en "aing", j'ai bien du mal à trancher "Sud-Est ou Sud-Ouest?"...

Et pourtant, je reconnais plusieurs accents dans d'autres langues.
Mexicain, Argentin, Castillan, Andalous, Portugais du Nord, de Centre, Brésilien, Britannique de Londres, d'Oxford, de Manchester, Ecossais, Etats du Sud des Etats-Unis, Côte Est...
Et comme beaucoup je distingue l'accent Ch'ti du savoyard ou de l'accent du sud.

Les esprits les plus éclairés auront vite constaté qu'il s'agit là d'accents fortement personnalisés.
God damn it ! Je suis découvert !

Si d'aventures, vous deviez discourir face à un Ecossais, préparez-vos esgourdes !
Vous pourriez bien avoir à prêter l'attention la plus grande pour décortiquer cette manière tout à fait originale de pratique la langue de Shakespeare !

*J'adore cet accent, une sorte d'accent de la classe moyenne de la côte Est de Glasgow.

dimanche 15 février 2009

Transports à Londres: le périple

Je rebondis sur le billet de Vonric qui relate les quelques désagréments que l'on peut rencontrer dans les transports en commun de Londres.

Fort heureusement, votre serviteur a l'heureuse chance de demeurer dans le Comté d'Oxford et de se rendre sur son lieu habituel de travail en véhicule personnel pour un trajet rapide, exempt d'embouteillages, à travers champs et bois, donnant sur un panorama rûpestre parsemé de fermes où se cotoient chevaux, moutons et vaches.

NB: ne me jetez pas l'opprobre, chers lecteurs, j'aurais préféré opter pour un transport plus écologique mais le réseau n'est guère dense par ici

A l'occasion de la venue de membres de ma famille, une petite visite touristique de la capitale s'impose.

Armé de l'attirail nécessaire pour survivre une journée complète avec un bébé de quelque mois, nous nous rendons donc en voiture tôt le matin vers une station de métro en périphérie de Londres où il est permis de stationner gratuitement.

Une fois débarqué du véhicule, première mauvaise nouvelle : la Jubilee Line est fermée en grande partie en raison de travaux.

Nous prenons donc le bus vers Baker Street pour attraper une correspondance vers Westminster, lieu de départ de notre périple londonnien, histoire de commencer par le London Eye.

La journée a été parsemé d'embûches, les informations sont relativement peu disponibles, le personnel pas toujours au fait des changements.

Les travaux sur la Circle Line auront fini d'empoisonner une journée qui bien qu'agréable n'en demeure pas mois fatigante.
Dernier lieu visité: Tower Bridge, station Tower Hill. Lieu idéal pour revenir sur Baker Street par la Circle Line (qui doit son nom au fait qu'il s'agit d'une ligne circulaire, un peu comme le périphérique).

Le "tube" s'arrête à la station Moorgate nous forçant à devoir prendre une correspondance pour King's Cross, histoire de récupérer la Circle Line et arriver enfin à Baker Street...où l'on doit reprendre le bus remplaçant la Jubilee Line !

Ce périple aurait pû s'avérer moins pénible si la plupart des stations bénéficiaient d'un accès pour handicapés (et donc poussettes pour nous), ce qui n'est pas du tout le cas à de très rares exceptions.
Obligé donc de devoir porter une poussette à deux pour monter et descendre les escaliers !

Il y a de nets progrès à faire !

Côté positif de l'histoire: lassé par le périple, nous avons donc pris un taxi londonien pour la première fois pour finir notre parcours.

jeudi 29 janvier 2009

Les nouvelles ne sont pas bonnes

Selon le FMI, l'économie britannique devra affronter la plus importante année de récession depuis les années 30.

Contrairement à ce qu'affirmait le Premier Ministre Gordon Brown, le Royaume-Uni n'est peut-être pas mieux préparé que d'autre pays pour affronter cette crise.

La comparaison laisse quelque peu à sourire (jaune) dans la mesure où les autres pays occidentaux qui s'en tireraient mieux verront vraisemblablement leur économie baisser de 2,5% pour l'Allemagne (contre 2,8% pour la Grande-Bretagne), 2,6% pour le Japon, 1,6% pour les USA, etc.

Ce qui apparaît aberrant est que ce systême économique globalisé dans lequel nous évoluons depuis plusieurs années, disposant de ramifications dans les Etats du monde entier, souffre d'une crise plus structurelle que conjoncturelle mais à laquelle seules des réponses locales sont données !

Imaginez-vous un instant que l'on vous dise que vous êtes atteint d'une maladie répandue dans tout votre système mais que l'on ne vous donne que des traitements locaux pour soigner le pied ou la main !

D'aucuns reprendraient mon analogie pour me dire : "mais si on soigne le coeur du système, l'ensemble du corps ira mieux !"
Certes, mais où se situe désormais le "coeur" du système économique?
L'un des premiers effets de la globalisation a été de fragmenter le coeur des investissements, ainsi que le capital à travers le monde, donc traiter le coeur pourquoi pas, mais celui-ci est désormais un coeur global, seule une action concertée des pays occidentaux, une réflexion sur l'utilisation des fonds et de la relance économique est à même de répondre aux défis de cette crise.

Pensez qu'un nouveau New Deal aux Etats-Unis pourrait permettre de relancer la machine est une erreur grossière ! Nous ne sommes plus dans le même contexte que celui qu'a connu Roosevelt !

La multiplication des plans de relance locaux n'est que la démonstration de l'absence de véritable fonctionnement des organisations multipartites telles que le G20, l'OMC, le FMI et autres...

A quand une solution mondiale à une crise mondiale?
 
blog d'expatrié