Affichage des articles dont le libellé est Jean Sarkozy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean Sarkozy. Afficher tous les articles

jeudi 22 octobre 2009

Jean Sarkozy abandonne !

Il y a des nouvelles comme celle-là qui redonnent du baume au coeur !

Jean Sarkozy renonce à briguer la présidence de l'EPAD.

Mais comme chez les Sarkozy, on ne peut s'empêcher d'y ajouter toujours sa dose de mauvaise foi, histoire d'afficher un profil triomphant même dans la défaite, celui-ci a dénoncé la "campagne de manipulation et de désinformation". Quelle manipulation? Quelle désinformation?
L'hôpital qui se moque de la charité...

Dans son interview au Figaro du 16 octobre. Sarkozy père avait pris la défense de Sarkozy fils en déclarant qu'à travers lui, "c'est moi qui suis visé".

La leçon à retirer de cette histoire est que cette affaire peu discrète est un exemple typique des dangers que représentent le fait d'être à la fois Président de la République et Président de sa formation politique, surtout quand elle est majoritaire (ce qui devrait désormais toujours être le cas).

Au lieu de s'élever au-dessus du jeu politique, c'est un véritable réseau d'influence qui s'installe sciemment, le Chef de l'Etat qui hiérarchiquement nomme directement ou indirectement à la plupart des postes de hauts fonctionnaires, se retrouve en position d'influer sur les autres postes, ceux pourvus au moyen d'une élection.

Elus ou nommés, le personnel de l'Etat dépend directement de l'Elysée.
Que Jean Sarkozy abandonne est le signe que l'influence de la Présidence n'est pas sans limite.
Et ça, c'est une bonne nouvelle.

Que faisais-je à 23 ans?

Me voilà tagué par l'ami Disp, lui-même tagué par Olivier_P sur une chaîne que j'hésitais à lancer moi-même.

Voilà de quoi balayer en un revers de main ma carence due à un manque de temps.
A 23 ans, que faisais-je? Ou étais-je?

Sur les bancs de la fac de droit où j'ai d'ailleurs rencontré celle qui partage ma vie aujourd'hui.
Sauf que, la deuxième année était déjà loin derrière moi puisque je m'étais exilé en Bourgogne pour accomplir mon année de DESS de Droit (Cinquième année, année de spécialisation pour les non-juristes).

Contrairement à Jean Sarkozy mais comme beaucoup d'étudiants, j'avais déjà cumulé environ trois ans d'expérience professionnelle dont un emploi alimentaire en marge de mes études.

A 23 ans, j'avais déjà été distributeur de journaux (quelle horreur!), agent de sécurité, assistant-recouvrement, stagiaire dans une grande société d'assurance-crédit, stagiaire auprès d'un établissement financier en jobs d'été.

Depuis la licence, je travaillais trois jours par semaine dans un magasin spécialisé de grande distribution.

Cela ne m'a pourtant pas freiné dans mon parcours universitaire au grand dam du Prince Héritier. Je ne m'en glorifie pas pour autant. Nous sommes très nombreux à l'avoir fait en France.

Bien qu'à cet âge, j'étais bien plus opérationnel que ne peut l'être aujourd'hui Sarkozy Jr et bien que je pense ne pas être totalement idiot, même si j'avais été militant actif à l'UMP depuis de nombreuses années, jamais, au grand jamais, je n'aurais pû ne serait-ce que songer prendre la tête de l'EPAD...sauf à connaître les bonnes personnes.

J'ai beau être quelqu'un de confiant, ne pas hésiter devant les responsabilités, mais j'aurais trouvé bien étrange que l'on me propose un tel poste.

Politiquement, j'avais développé une sensibilité fortement socio-démocrate depuis mes 15 ans. Mais les politiciens m'exaspéraient déjà. Les mêmes têtes depuis ma naissance. Je n'en pouvais plus. Et surtout des postures idéologiques totalement contradictoires. S'opposer parce qu'on est dans l'opposition, soutenir parce qu'on est dans la majorité, quelle insulte pour l'intellect...

Aujourd'hui, je suis encore plus indigné par le personnel qui nous dirige. La situation s'est extraordinairement aggravée.

Aujourd'hui, à 23 ans, par le jeu des amitiés, des connivences, des relations, on peut diriger l'établissement public qui gère l'aménagement de la plus importante place d'affaires d'Europe.

Aujourd'hui à 23 ans, certains sont déjà capables d'un cynisme et d'une arrogance illimitée.

A 23 ans, j'étais humble, je voulais m'émanciper, faire mes preuves, être indépendant.

Mais si mes parents avaient été "influents", j'aurais certainement accepté qu'ils me "pistonnent".
Par peur du chômage, par peur de devoir cumuler les stages non rémunérés jusqu'à 30 ans.
Parce que le marché de l'emploi est faussé. Mais surtout...parce que je voulais voler de mes propres ailes.

Le simple fait que Jean Sarkozy ne vole pas de ses propres ailes est un indicateur suffisant de son immaturité, son mariage ne change rien à l'affaire.

Pareille immaturité est un argument suffisant pour s'indigner d'un tel "coup de piston".

Edit: Oups, j'oublie de taguer à mon tour. Hop, Claudio, l'Hérétique, Gaël, Vincent, Hypos, et Nicolas.

mercredi 14 octobre 2009

Jean Sarkozy et la légitimité

Le sujet du moment est incontournablement la résistance du Dauphin de la République, qui tel une moule rivée à son rocher, s'accroche à sa nomination à la tête de l'EPAD.

L'UMP ne sait plus quoi inventer pour justifier un tel népotisme jeté à la gueule de nos concitoyens avec une arrogance que certains appellent "droite décomplexée".

Répondant à la réaction massive sur la Twittosphère, ainsi que sur Internet, Jean Sarkozy "le Casque d'Or" se pose en victime d'un lynchage médiatique constant. C'est qu'il est bien difficile de se faire un prénom avec un tel nom... tellement difficile qu'à 22 ans, le Prince Jean-Sans-Terre-Mais-Plus-Pour-Longtemps devient Président du Groupe de la Majorité au Conseil Général des Hauts de Seine.

Dans cette République où les mots sont dénaturés afin de leur donner un sens servant une communication politique populiste, démagogique, et vulgaire, Jean Sarkozy "l'Héritier" se défend en parlant de légitimité.

Oui, selon lui, il bénéficierait d'une légitimité à être Président d'un tel Etablissement Public d'envergure. Mais de quelle légitimité est-il question?

Une légitimité historique? Celle dont le Général de Gaulle était auréolé au sortir de la Seconde Guerre Mondiale?
Une légimité dynastique? Celle que revendique l'héritier d'un trône dans une monarchie héréditaire?

Une légitimité populaire? Celle qui repose sur le suffrage universel?

Jean Sarkozy, le "mini-bling-bling", se réfugie vraisemblablement derrière cette dernière dans un tour de contorsion intellectuelle digne du cirque de Pékin.
De légitimité populaire, il est question.

Certes. Celle-ci est incontestable lorsque l'élection met sur un pied d'égalités des candidats offerts au suffrage.

Lorsqu'il existe des cantons ou des régions structurellement acquis à un parti politique pour des raisons historiques, culturelles et sociologiques, cette légimitité ne revient pas au candidat mais au parti politique.

Personne n'est véritablement dupe par ailleurs. Certaines régions du Nord savent qu'il suffit de brandir l'investiture du PS pour être élu. Il en est de même dans cette région des Hauts-de-Seine acquise à la droite et à l'UMP principalement.

La question qu'il convient de se poser n'est pas si Jean Sarkozy jouit d'une légitimité populaire par le prisme de l'UMP, mais bel et bien si celui-ci pouvait prétendre à jouir de l'investiture de son parti alors qu'il n'était alors âgé que de 21 ans dans un canton où les personnalités et les candidatures ne manquent pas.

Il en va de même aujourd'hui de cette "élection" à la tête de l'EPAD. Oui, car le Président est lui-même élu par les membres du Conseil Général des Hauts-de-Seine. La question est bel et bien: Jean Sarkozy peut-il prétendre à être investi par l'UMP pour présenter sa candidature?
Parmi les candidats naturels et potentiels, quelles sont ses qualités personnelles qui en font un meilleur candidat (qui sera automatiquement élu)? 23 ans, aucune expérience professionnelle, en deuxième année de droit lorsque moi, au même âge, je terminais ma cinquième année. Cela en dit long sur la qualité du personnel politique de l'UMP...

PS: Bravo à Christophe Grébert, un élu démocrate, pour avoir si brillamment organisé cette pétition en ligne dont on connaît le succès.

jeudi 8 octobre 2009

Sarkozy Ier prépare Sarkozy II au règne

Et après, il y en a encore qui vont dire que nous ne sommes pas en situation de monarchie élective?
D'autre pour affirmer que le népotisme n'existe pas?

Le népotisme existe bel et bien, il est même à son apogée.

Pour rappel:
NÉPOTISME, subst. masc.
A.HIST. RELIG. Favoritisme de certains papes envers leurs neveux, les membres de leur famille, dans l'administration des affaires. Le népotisme et le scandale des pontifes ne sont plus possibles, comme les rois ne peuvent plus avoir de maîtresses en titre et en honneurs (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.435). Jamais Souverain Pontife n'avait moins cédé au népotisme, à ce point que ses trois neveux et ses deux nièces restaient pauvres (Zola, Rome, 1896, p.180).
B.P. ext. Tendance à accorder des avantages aux membres de sa famille, à ses amis ou à ses relations indépendamment de leur valeur. Synon. favoritisme. On a écrit qu'en choisissant son neveu pour secrétaire, puis pour successeur, Lord Salisbury n'avait pas fait acte de népotisme. Mr. Balfour eût été en effet un homme remarquable même s'il n'était né dans le clan des Cecil (Maurois, Edouard VII, 1933, p.112). La vénalité, la cooptation, le népotisme viciaient l'administration, déjà faible en soi puisqu'elle était abandonnée en grande partie à l'aristocratie (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p.98):
. Qu'ils [les ministres] aient placé quelques amis, quelques créatures, des électeurs influents, je le veux bien; le reste est de la calomnie pure. On a fait, il y a quelques années, du népotisme en grand; aujourd'hui on ne l'oserait plus.
Reybaud, J. Paturot, 1842, p.387.

Je vous invite à lire la dernière citation en illustration.

"On a fait, il y a quelques années, du népotisme en grand; aujourd'hui on ne l'oserait plus."
C'était en 1842. En 1842, on osait plus faire du népotisme. En 2009, on ne se gêne plus.
Vous savez ce que l'on dit de ceux qui osent tout...
 
blog d'expatrié