L'information n'a pas manqué de faire le tour de la blogosphère.
Les rédactions de nos quotidiens nationaux étant substantiellement vidées pour cause de vacances, la nouvelle passe en boucle ça et là, et c'est à une incroyable monopolisation du traitement journalistique que nous avons droit.
Personnellement, je trouvais que l'information "Le Président de la République a eu un malaise durant un exercice physique mais va bien" suffisante.
Comment diantre peut-on débattre et digresser autour d'une si courte et anecdotique nouvelle?
Il a eu un malaise, il va mieux. Point. Passons à autre chose, que diable !
J'avoue presque m'ébahir d'un tel accomplissement tellement l'exercice m'apparaît ardu.
Je lance un défi aux journalistes:
Occupez l'espace médiatique avec la nouvelle suivante:
Diantre, l'arsenal juridique consistant à suppléer l'empêchement de la Présidence (art.7 de la Constitution) est donc renvoyée au placard !
Dès qu'un pépin physique affecte notre Président, il conviendrait donc nécessairement de faire écho à la nouvelle sous le prétexte fallacieux du rôle du chef de l'Etat, même si sa santé n'est pas en péril?
Vous me direz qu'en monarchie, fût-elle élective, il n'est pas anormal d'affecter du personnel à l'analyse des selles du monarque, perpétuant ainsi une tradition séculaire.
Les journalistes devraient par ailleurs s'en enquérir eux-mêmes !
Je n'aimerais pas être à la place du directeur de la rédaction du Figaro.
Les rédactions de nos quotidiens nationaux étant substantiellement vidées pour cause de vacances, la nouvelle passe en boucle ça et là, et c'est à une incroyable monopolisation du traitement journalistique que nous avons droit.
Personnellement, je trouvais que l'information "Le Président de la République a eu un malaise durant un exercice physique mais va bien" suffisante.
Comment diantre peut-on débattre et digresser autour d'une si courte et anecdotique nouvelle?
Il a eu un malaise, il va mieux. Point. Passons à autre chose, que diable !
J'avoue presque m'ébahir d'un tel accomplissement tellement l'exercice m'apparaît ardu.
Je lance un défi aux journalistes:
Occupez l'espace médiatique avec la nouvelle suivante:
Ce matin, le Président de la République a mangé une pomme mais n'a pas avalé de pépin.Michel Rocard, au micro de RMC ce matin, justifiait qu'une telle nouvelle avait son importance car elle pouvait avoir un impact sur la stabilité de nos institutions.
Diantre, l'arsenal juridique consistant à suppléer l'empêchement de la Présidence (art.7 de la Constitution) est donc renvoyée au placard !
Dès qu'un pépin physique affecte notre Président, il conviendrait donc nécessairement de faire écho à la nouvelle sous le prétexte fallacieux du rôle du chef de l'Etat, même si sa santé n'est pas en péril?
Vous me direz qu'en monarchie, fût-elle élective, il n'est pas anormal d'affecter du personnel à l'analyse des selles du monarque, perpétuant ainsi une tradition séculaire.
Les journalistes devraient par ailleurs s'en enquérir eux-mêmes !
Je n'aimerais pas être à la place du directeur de la rédaction du Figaro.
