mercredi 5 août 2009

L'irrespect est aussi à gauche !

En faisant un tour chez Romain Blachier, je tombe sur un billet sur les clichés dont sont affublés les "gens de gauche".

L'un des premiers signes apparents du cliché qu'il dénonce est sans aucun doute cette appellation condescendante de "gauche caviar", emprunte de cette relation conflictuelle qu'entretiennent les français avec l'argent.

Je dénonçais déjà dans ce billet:
L'équation est simpliste et manichéenne: faire le procès d'intention d'inconnus sur la simple foi de leur compte en banque est en soi, déjà inacceptable.
Ce sous-entendu selon lequel le montant de votre capital disponible est inversement proportionnel à votre bonté d'âme aura fini d'avoir raison de la logique.
J'aurais même pu citer Daniel Balavoine:
A ceux qui croient que mon argent endort ma tête,
Je dis qu'il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête
Mais je ne peux m'empêcher de penser que les clichés vont bon train aussi du côté de la gauche qui associent bien trop souvent les "gens de droite" à de sombres individualistes, égoïstes, prêts à laisser crever les plus démunis la bouche ouverte. C'est ce que Valery Giscard D'Estaing avait justement relevé dans le célébrissime débat présidentiel de 1974 qui l'avait opposé à François Mitterrand :
Vous n'avez pas le monopole du coeur.
Ainsi s'adressait le futur Président de la République à cette partie de la gauche prisonnière d'un cliché tout aussi inepte, la solidarité serait une "valeur de gauche". On s'est ainsi renvoyé la patate chaude entre gauche et droite, jouant le jeu d'un bilatéralisme fort commode pour les deux grands partis monolithiques, s'enfermant dans des postures idéologiques.

A gauche, la solidarité et la défense du travail. A droite, les valeurs familiales, l'ordre et la répression.

Comme si ces valeurs étaient fondamentalement opposées, des tabous se sont installés. D'aucuns au PS ont poussé des cries d'orfraies lorsque Ségolène Royal se réappropria les thèmes de l'identité nationale et de "l'ordre juste".

Rien ne permet aujourd'hui de penser qu'à l'UMP comme au PS, on ne s'est toujours pas débarrassé de ces préjugés.

Aussi, ne peuvent-ils admettre que certains se lassent d'une telle opposition stérile et se sont empressés d'hurler à l'opportunisme politique ou à insulter les sympathisants démocrates en les traitant de "mous du cerveau", de personnes sans idées.

Le signe que ceux-là ne peuvent concevoir qu'on peut être à la fois ardent défenseur de la solidarité et militant pour une juste répression.

Alors, s'il est stupide de dénoncer la fortune des "gens de gauche", j'aimerais aussi que l'on rappelle que les militants démocrates ont effectivement des idées fortes et qu'à droite, il n'y a pas que de vulgaires individualistes.

C'est là que commence le rassemblement qu'il est nécessairement d'organiser afin de relever les défis qui se posent à la France.

Il n'empêche que pour ce faire, il faudra se réunir contre Nicolas Sarkozy. Depuis le NPA jusqu'au MPF, à gauche comme à droite, car ce serait une lourde erreur que de croire que Nicolas Sarkozy est à droite.

Il n'a qu'un seul positionnement idéologique: l'oligarchie en faveur des puissants.

mardi 4 août 2009

4 août 2009 : les privilèges existent toujours

Deux articles du Monde.fr ont retenu mon attention.

Il y a bien longtemps que je m'évertue à parler de la néo-aristocratisation de la société française, celle-ci rimant par ailleurs avec une monarchisation de notre pays.

Ce modèle de société défendu bec et ongles par l'Union pour une Monarchie Parlementaire un Mouvement Populaire et son leader Nicolas Sarkozy Ier.

Pour ceux qui l'ignoraient encore, aujourd'hui, nous célébrons l'anniversaire de la Nuit du 4 août qui mit fin au système féodal en France et à la société de privilèges...entendez par là, privilèges de droit et non de fait car s'il est bien une réminiscence de la monarchie qui perdure de nos jours, ce sont bien les inégalités de fait.

J'en connais qui hurleront à hue et à dia que le capitalisme a crée cette situation mais au lieu de jeter le bébé avec l'eau du bain, d'autres dont moi leur répondront qu'il vaut mieux réfléchir aux méthodes pour atténuer les effets pervers du seul système capable de multiplier les richesses efficacement et démocratiquement.

En effet, si l'on juge que le libéralisme provoque irrémédiablement ces effets, alors autant décider que le socialisme débouche nécessairement sur la dictature.

François Bayrou décrit cette néo-aristocratisation comme la société des inégalités croissantes. Je persiste à penser que "monarchisation" lui sied bien mieux.

Institutionnellement, entre concentration des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires au main de la Présidence de la République, déstruction du modèle républicain français.

Economiquement, entre répartition croissante en faveur des salaires des dirigeants et du capital au mépris des classes moyennes et défavorisées, déstructuration du modèle solidaire français, réduction du pouvoir d'achat, dévalorisation de la valeur travail, etc.

L'échelle sociale est cassée. Les riches restent riches, les pauvres restent pauvres. Les quelques-uns qui traversent la frontière le doivent le plus souvent au népotisme, ou à la chance.
Le talent, le mérite, la valeur n'y font plus rien.

Nicolas Sarkozy transmettra son pouvoir à son successeur désigné. Son fils devrait même postuler à la mairie de Neuilly sous peu.
Mais ne vous méprenez pas: le PS fort de ses barons a suivi le même chemin!

L'action combinée de l'ENA et de l'Inspection des Finances a renforcé ce systèmes de castes.
On s'échange les postes de dirigeants de grandes entreprises et ce, malgré des échecs cuisants. SNCF, France Telecom, Credit Lyonnais...

Le cumul des mandats
a permis aux uns et aux autres de s'installer confortablement à un poste de député-maire-conseiller général - régional - président de la communauté de communes...à gauche comme à droite !

Comment peut-on encore voter pour le PS ou l'UMP aujourd'hui? Comment croire à un improbable renouveau?

4 août 2009: les privilèges existent toujours.

Je connais des geeks (quelle horreur!)

Oui, j'ai des amis geeks. J'en ai même dans ma famille.

J'en ai tellement cotoyés qu'il m'arrive de faire de l'humour de geek moi-même.

Extrait de conversation par commentaires interposés entre la Bananebleue et moi au sujet d'une pizzeria où nous sommes allés:
Nemo a dit…

MODE AUTOCONGRATULATIONS=ON
Ce restaurant n'est intéressant que lorsque tu y vas avec moi !
MODE AUTOCONGRATULATIONS=OFF

Bananebleue a dit…

Div Class='SALECON'
Non, je préfère y aller avec ton frère :D
/Div

Krr krr krr ;) c'est une joke bien sur :p

Prochaine étape: s'habiller en costume de Star Trek au boulot, et rétorquer par des "c'est illogique mon capitaine" à chaque question.

lundi 3 août 2009

La saudade du Portugal

Le billet de Nelson m'a rappelé un sujet que j'avais envie d'aborder depuis fort longtemps avec vous sur ce blog.
Je pourrais moi aussi vous parler de ce lien si fort que je tisse à l'égard de mes racines.

Certes, je suis fils d'immigrés portugais né en France.

Certes, je n'ai connu du pays que ces nombreux étés où un périple d'environ 18h accouchait de la destination tant attendue.

Certes, je n'ai que trop rarement l'occasion de pratiquer la langue que j'ai du redécouvrir après trop d'années d'idiotie adolescente où l'on rejette la différence.

Et pourtant...pourtant ce Portugal je l'ai dans mes tripes, dans mon âme.
Et je crève cette année de ne pouvoir m'y ressourcer et présenter à ma famille mes deux jeunes enfants.

Oui, je pourrais vous parler de ma lusitanie et des nombreuses fois où l'on ma demandé: tu te sens plus français ou portugais?

...comme si l'on pouvait renier une partie de son identité au profit d'une autre.
"Et toi, tu préfères ton père ou ta mère?" Voilà les réponses silencieuses que j'aurais voulu parfois leur opposer. Mais j'y ai toujours répondu avec affection car c'est à chaque fois l'occasion pour moi de parler de mes racines.

Oui, je pourrais vous parler de cet esprit rural et si authentique qui donne au Portugal cette chaleur, cette hospitalité, cette générosité.

Je pourrais vous parler de tout cela. Mais l'image idyllique ne serait qu'imparfaite. La nation portugaise n'est pas parfaite.

Il est une caractéristique bien particulière qui détermine son identité et qu'il est d'usage de ne point traduire: la saudade.

Cette saudade est bien plus que ce qu'un dictionnaire pourrait vous en dire. Littéralement, c'est la nostalgie. En réalité, la saudade portugaise est un état d'esprit teinté à la fois de nostalgie et de mélancolie, une sorte de spleen ibérique. Toutefois, contrairement à ce dernier, ce n'est pas un sentiment individuel mais bien un extrait de l'âme du Portugal.

Le Portugal est empli de saudade. La génération de mes parents en déborde.
Avec ses qualités et ses défauts.

La saudade sait être inspiratrice. Combien de fadistas ont-ils chanté à sa gloire?
Amalia Rodrigues en est encore l'icône aujourd'hui.

Mais elle sait aussi schléroser. Trop de portugais restent prisonniers d'une gloire passée et passéiste du pays, lorsque d'autres se complaisent particulièrement dans les lamentations stériles.

Et pourtant les portugais n'entretiennent pas cette relation ambigüe avec leur identité, relation si caractéristique aux français: ils sont extrêmement fiers de leur pays. J'en suis moi-même très fier.

Finalement, c'est un peu comme ses parents.
On les idéalise à 10 ans, on les conchie à 15, on les fuit à 20, on les retrouve à 30, puis on finit par les regretter.

J'ai autrefois maudit cette saudade. Aujourd'hui, je la célèbre.

dimanche 2 août 2009

La chaîne du "xocolatl"

Me voilà tagué par le Faucon, dans une chaîne initiée par Peuples du Soleil.

En amateurs de chocolat, ceux-ci ne peuvent résister à l'idée de partager leur plaisir tout en étant curieux de connaître celui des autres.

De mes lointains cours d'histoire de la civilisation latino-américaine, je me rappelle que le chocolat, produit à partir de la fève du cacaoyer, n'existait originairement que sur le continent américain. Ce n'est que depuis la colonisation initiée en 1492 que les Européens ont pu découvrir ce fruit qui n'était consommé par les aborigènes précolombiens sous la forme de xocolatl, qui en nahuatl "est une combinaison des mots xocolli (signifiant « acide ») et atl (qui veut dire « eau »)" dixit mon ami Kiki Pédia.

Le préambule historique terminé, répondons donc à ces questions, bien que j'ai un palais plus salé que sucré (tirez-en donc les conclusions qui s'imposent!), ce qui ne me prédispose pas particulièrement à être disert sur le sujet.

1/ Quel type de chocolat : Chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc ?
Chocolat noir...définitivement chocolat noir. Sûrement ce qui satisfait le plus un palais salé.

2/ Sous quelle forme : Boisson, tablette, bouchée ?
En tablette, je ne refuse jamais un carré de chocolat noir à 70% de cacao, plutôt amer en accompagnement d'un espresso sans sucre. J'apprécie tout particulièrement l'association chocolat/café.

3/ Quelle origine : Chocolat belge, suisse, autre, tous ?
Les deux mon capitaine. Je suis assez fan du chocolat suisse à l'orange amère ou aux fruits rouges.

4/ Un dessert au chocolat : Tarte au chocolat, Gâteau au chocolat, glace au chocolat (les recettes sont bienvenues ;) )
Le brownie au kiwi et aux amandes, recette que j'ai eu l'occasion de réussir tout particulièrement et pour laquelle Madame insiste pour que je réédite l'exploit durant nos vacances bretonnes.

5/ A boire avec du chocolat : un whisky, une liqueur, un cognac/armagnac, de l’eau tout simplement, un vin rouge ?
Un vin rouge doux ou une amarguinha avec un chocolat amer.

Bon allez je transmets au Coucou, Vincent, l'Hérétique (si les vacances le lui en laissent l'opportunité) et à Polluxe.

Mise à jour 03/08 16:30: Oh mon Dieu, j'ai oublié de taguer ma Banane Bleue qui me conchie à l'occasion !

Vers un Prix Nobel de Mathématiques !

Billet du dimanche oblige, laissons de côté la politique et le gouvernement quelque peu afin de vous faire part d'une intéressante théorie à-moi-que-j'ai qui ne manquera pas d'être confirmée par les plus grands scientifiques austro-suédois après de longues et fastidieuses études faisant appel aux connaissances techniques les plus pointues dans les domaines de la physique quantique.

Celle-ci se résume comme suit:

Principe n°1:
Si tu aimes les chiens, tu as un palais sucré

Principe n°2:
Si tu aimes les chats, tu as un palais salé

Principe n°3:
Si tu n'aimes ni les chats, ni les chiens, tu n'aimes pas manger plus que ça.

Principe n°4:
Si tu aimes les chiens, tu n'encourages pas les préliminaires avant les ébats sexuels

Principe n°5:
Si tu aimes les chats, tu encourages les préliminaires avant les ébats sexuels

Principe n°6:
Si tu n'aimes ni les chats, ni les chiens, tu as un pratique raisonnable du sexe...sans plus.

Comme le disait Jacques Martin, bon dimanche sous vos applaudissements.

samedi 1 août 2009

Unique et Commun au Top 50

Salut les p'tit clous !

Grande nouvelle ! Au Top 100 Blogonet de la catégorie "Divers", Unique et Commun se classe 43e ! Le mois de dernier, mon blog n'était classé que 142e ! Belle entrée dans le top 50 n'est-il pas !

Le temps de faire les remerciements de circonstances, voici donc les blogs qui m'ont le plus rétrolié:


Merci aux copains blogueurs:
Nicolas, mon Faucon, Disparitus, l'Hérétique, Claudio, ma Banane Bleue, Vincent15, Gaël, Juan, Rébus et Médiastique !
 
blog d'expatrié