mercredi 12 août 2009

Faut-il chômer au mois d'Août?

En passant chez Gaël, je me rends compte que le Faucon m'avait tagué sur une non-chaîne de blogs.

Le sujet? Faut-il bloguer en Août?

Irrémédiablement, cela réveille en moi cette interrogation à laquelle j'ai été confrontée récemment: pourquoi la France se met en sommeil (du moins les activités non touristiques) au mois d'Août?

En effet, j'ai crû comprendre que cela fait l'objet de petites moqueries en Angleterre.

Les Britanniques s'amusent que systématiquement, les Suédois désertent leurs bureaux au mois de Juillet tout comme les Français et les Italiens au mois d'Août. Au passage, j'ai tendance à penser que les médias français exagèrent le phénomène en suspendant toute activité régulière pendant les vacances scolaires d'été. (Pour quelles raisons?!)

Du côté des Américains, aucune réelle suspension d'activité. Et pour cause: ils n'ont en général qu'entre deux et trois semaines de congés payés (auxquelles il convient d'ajouter de nombreuses journées d'absences rémunérées non consécutives).

Bref, la Perfide Albion s'amuse de la douceur de vivre d'autrui...mais la réalité est que bien que ce ne soit pas dans les moeurs, ralentissement il y a ! Le mois d'Août reste tout de même le moment de l'année où l'absence d'un collaborateur est le moins perceptible d'un point de vue professionnel.

Donc, faut-il s'inscrire dans ce mouvement généralisé de désertion au niveau bloguesque?

Un blog étant personnel, chacun fait selon ses désirs. Pour ma part, les billets quotidiens publiés depuis le 1er du mois répondent eux-mêmes à la question. Je n'en fais toutefois pas une obligation.

En attendant, preuve que l'activité continue, le taux de chômage en Angleterre a atteint un record établi en 1995, l'Office National des Statistiques (l'INSEE anglais) annonçant 2,43 millions de personnes enregistrées sans emploi. Chiffre à rapprocher des 2,5 millions de Français (4 millions réels) en Avril.

Toutefois, ces données sont à prendre avec des pincettes.

D'emblée, comparaison n'est pas raison. Un chômeur enregistré au Job Center n'est pas nécessairement le même que celui listé par le Pôle Emploi. En outre, les statistiques ne prennent pas nécessairement en compte les réductions d'activité subies ni la précarisation.

Néanmoins, l'information livrée par l'ONS concorde avec mon expérience récente...j'ai passé ces quelques derniers mois à préparer des licenciements à travers l'Europe. Ceux ayant eu lieu sur le territoire de Sa Majesté ont été achevé en premier, la législation étant plus flexible sans pour autant être permissive.

De toute évidence, les groupes apurent leurs effectifs à tour de bras et ce, très souvent à titre préventif. Les pays aux législations sociales plus encadrées comme la France devraient se préparer à un regain du taux de chômage à la rentrée. Simple effet de décalage.

Moralité: Je continue à bloguer parce que j'ai des choses à dire et parce que je ne veux pas être touché par un plan social orchestré par Wikio. Déjà que j'ai dû renoncer à ma promotion vers la catégorie "politique", la crise sans doute, ma brave dame...

PS: Ce billet a été tapé à une main, l'autre étant occupée à bercer mon fils. :D

mardi 11 août 2009

Le lobby français de la grande distribution

S'il y a bien une chose qui m'a frappé en arrivant en Angleterre, c'est le relatif retard du pays en matière de centres commerciaux.

Il y a de quoi sourire lorsque l'amalgame fréquent est fait à travers le monde entre Anglais et Américains dans la mesure où les points de dissemblance sont tout de même nombreux.

Point de "malls" aux dimensions surhumaines, néo-centres villes à la sauce US, le Royaume-Uni est farouchement protecteur de ses villes et villages et de ses petits commerces.

Encore une démonstration que la Perfide Albion n'est pas le chantre de la dérégulation exacerbée que l'on voudrait nous faire croire. Si les gouvernants se sont montrés fortement atlantistes, le peuple lui est beaucoup moins enclin à se soumettre à l'influence nord-américaine.

La déchéance de Tony Blair en est une belle illustration.

L'Anglais n'est pas un ersatz d'Américain...il se plaît même à croire le contraire en général. Certes, sur le terrain macro-économique, une certaine convergence est démontrable mais autant - si ce n'est moins - qu'à l'égard des voisins européens.

Bref, le Français fraîchement débarqué que je fus, s'est agacé - à tort ou à raison - de ne pas trouver aisément la panoplie de grandes surfaces - généralistes ou spécialistes - à laquelle j'avais été habitué en France. Castorama, Leroy Merlin, Carrefour, Auchan, Leclerc, Grands Centres Commerciaux, etc... Il n'est pas d'ailleurs pas inintéressant de relever l'ironie qu'il y a à constater à quel point la France est plus proche du modèle américain que ne peut l'être le Royaume-Uni.

Les Anglais semblent encore résister à l'invasion des grandes surfaces. Le débat qui avait embrasé la France il y a plus de 30 ans est toujours vif outre-manche. Tesco, symbole de la réussite de la grande distribution britannique, (troisième groupe mondial derrière l'américain Wal Mart et le français Carrefour) focalise l'attention et suscite des réactions épidermiques.

En France, la grande distribution fait en quelque sorte, partie du décor et ne revient sur le devant de la scène qu'à l'occasion des tensions dans le monde agro-alimentaire.

Mais a-t-on raison de ne pas remettre en question cette toute puissance de la grande distribution?
L'article en lien nous apprend:
In 1998, the government commissioned a study of the impact of big stores on market towns. It found that when a large supermarket is built on the edge of the centre, other food shops lose between 13% and 50% of their trade. The result is "the closure of some town centre food retailers; increases in vacancy levels; and a general decline in the quality of the environment of the centre". Towns are hit especially hard where supermarkets "are disproportionately large compared with the size of the centre". In these cases the superstore becomes the new town centre, leaving the high street to shrivel.
Traduction: En 1998, le gouvernement a mandaté une étude sur l'impact des grandes surfaces sur les market towns*. Celle-ci a démontré que lorsqu'un vaste supermarché est construit aux abords du centre, les autres magasins alimentaires perdent entre 13% et 50% de leur chiffre. Il en résulte "la fermeture de quelques détaillants alimentaires du centre ville, l'augmentation des taux d'inoccupation; et un déclin général de la qualité de l'environnement du centre". Les villes sont particulièrement touchés sévérement lorsque ces supermarchés "sont disproportionnés eu égard à la taille du centre". Dans ces cas, la grande surface devient le nouveau centre-ville, laissant la rue principale se dessécher.
Ce n'est certes pas quelque chose de réellement nouveau. Les disciples de Schumpeter rappelleront par ailleurs la théorie de la destruction créatrice.

Toutefois, l'essor de la grande distribution en France n'est pas dû au simple jeu de la libre concurrence ou du marché: il a fallu des autorisations d'implantation, souvent des expropriations, des projets d'aménagements encadrés par l'Etat et les collectivités locales, etc.

Le contexte législatif et réglementaire a par ailleurs permis une croissance facilitée (circulaire Fontanet de mars 1960, loi Royer de 1973, etc...).

Aujourd'hui, la baisse des prix, argument principal des défenseurs de la grande distribution, n'est plus tout à fait d'actualité. Les déséquilibres entre producteurs et les quelques centrales d'achat permettent d'assurer des marges toujours plus importantes aux distributeurs et des prix toujours plus sacrifiés pour les fournisseurs.

J'ai par ailleurs pu constater que l'Angleterre avait su conserver un tissu urbain moins centralisé - et ce malgré l'extraordinaire taille du Grand Londres. On n'a pas l'impression de tomber dans le désert une fois franchie la frontière de la capitale, loin s'en faut.

Tout n'est pas nécessairement à mettre au passif de la grande distribution, mais on peut s'interroger sur les stratégies d'aménagement du territoire qui ont largement favorisé les grands centres commerciaux depuis plus de 30 ans.

Aujourd'hui, ne doit-on pas repenser notre approche de la consommation, de la production et de la distribution?

A quand les producteurs réunis en grandes collectivités?!
A quand les petits commerçants réunis eux aussi en centrales d'achats?!

Rééquilibrer une situation d'oligopole de fait, c'est aussi s'inscrire dans l'esprit du libéralisme et d'un marché non faussé.

*Villages typiques anglais avec un centre ville traditionnel composé de petits commerces

lundi 10 août 2009

Pourquoi on ne peut qu'être antisarkosiste

Le piège dans lequel l'UMP aimerait faire tomber l'opposition dont le MoDem et François Bayrou est celui de jouer à un jeu que l'on dénonce de toutes nos forces: la posture stérile.

François Bayrou en avait fait son thème de campagne: dépasser les clivages idéologiques stériles, appeler à un grand rassemblement des forces politiques afin de travailler de concert aux nécessaires réformes (Dieu, que ce terme est galvaudé!) pour la France.

Sentant l'opportunisme politique, Nicolas Sarkozy a repris et déformé cet argument à son avantage: au lieu de rassembler et de réfléchir ensemble, il s'agissait de débaucher et de soumettre à son autorité affirmée. Double effet "bistouille" (ce billet n'est pas sponsorisé), ça a la couleur de l'ouverture, ça en a même l'odeur mais ça n'en a pas la saveur. En outre, pagaille et désordre sont semés dans le camp d'en face...véritable coup de maître, n'est-il pas?

Ca fait déjà une bonne raison pour être antisarkosiste mais ce n'est pas ce qui m'a inscrit dans une opposition ferme et décidée à Nicolas Sarkozy.

J'ai même longuement hésité au second tour de la présidentielle de 2007 entre voter blanc et voter Nicolas Sarkozy. (Désolé pour les Ségolénistes qui me lisent!) Je ne peux qu'être on ne peut plus fier de mon choix mûrement réfléchi et de ne pas avoir donné mon suffrage au fossoyeur du modèle français.

Bref, j'étais donc plutôt ouvert à l'idée de voir le leader de l'UMP diriger la France pendant 5 ans et de juger les résultats. Quelques mois seulement de mandat m'auront suffi pour basculer d'un scepticisme ouvert au statut d'antisarkosiste primaire comme le dit si bien Rébus.

Entendons-nous bien, c'est effectivement les actes que je juge et non le personnage, bien que le bling-bling et l'irrespect dont il témoigne pour les institutions de la République m'insupportent.

Or, lorsque l'on est un républicain et un démocrate, - selon la définition française - on ne peut que s'opposer sans concession aucune à la politique engagée par la majorité en place depuis au moins 2007.

Au bilan de ces inacceptables réformes annoncées et/ou adoptées, on trouve notamment:
- Le glissement anticonstitutionnel d'un pouvoir exécutif bicéphal vers une organisation monocéphale dont le chef n'est pas responsable politiquement devant le Parlement
- L'asservissement du pouvoir judiciaire, les petits pois (magistrats du siège) d'un côté et les soldats (ministère public) sous les ordres indirects du Président de la République de l'autre.
- L'effacement total du Parlement sous l'effet de députés godillots qui suivent les ordres d'un chef d'Etat qui demeure chef de parti politique et ne gouverne que pour la majorité
- Les collusions évidentes entre le pouvoir et les grands médias
- Les collusions toujours entre le pouvoir et les grandes puissances industrielles et financières
- La concentration des pouvoirs qui en résulte (Montesquieu s'en retourne dans sa tombe...) et nous inscrit dans une monarchie élective
- Les plus riches toujours moins sollicités par ces mêmes efforts contributifs sous l'effet du bouclier fiscal
- De lourdes atteintes aux principes fondamentaux de notre République pour satisfaire l'appétit vorace de rentiers de situation ou simplement pour servir l'intérêt des grands groupes

Liberté, Egalité, Fraternité. Telle est notre devise nationale.

Chacune de ces mesures est une gifle infligée à l'un de ces trois piliers.

Comment ne pas être antisarkosiste ?

dimanche 9 août 2009

Mais qu'arrive-t-il aux français?

Attention, billet d'humeur:

Corne de bouc ! Mais que diable se passent-ils chez les français?!

Ce matin au marché de Carnac, c'est une déferlante de mauvaise humeur et d'incivilité !

Entre ceux qui vous reprochent d'avoir deux poussettes (?!), les pressés en vacances qui ne vous laissent pas passer...

Petit message personnel: au camelot qui a cru qu'il pouvait écarter dans un coup de mauvaise humeur violente la poussette de mon fils, je tiens à lui dire qu'il n'a pas intérêt à rééditer l'exploit...peu de choses me font monter la moutarde au nez mais là, on touche l'intouchable.

Je gênais monsieur avec mes deux poussettes...et ben voyons...
D'une: cela ne dispense pas d'être poli et de le signaler avec diplomatie
De deux: l'espace entre les stands est de toutes façons très réduite, et ce n'est pas faute de nous être mis en file indienne le temps que madame passe commande.
De trois: je ne vais pas m'arrêter de vivre sous prétexte que j'ai deux enfants en bas âge.

Bref, malgré mes appels à garder le calme, monsieur insistait...il s'en est fallu de peu pour que je fasse un esclandre. De très peu...

Ah bon sang, je n'aime pas faire de généralité mais les Anglais ont tout de même une énorme avance en matière de courtoisie.

Heureusement que d'autres camelots m'auront fait rire et passer un meilleur moment:

Entendu ça et là:
Allez, allez, on fouille, on trifouille, on farfouille, on s'en met plein les fouilles !
Ainsi que:
Elles sont bonnes mes olives, elles sont bonnes ! Allez, allez ! Un Breton qui ne prend pas d'olives à l'apéro n'est pas un Breton !
Pour un peu, ils m'auraient gâché mon dimanche matin ceux-là...

samedi 8 août 2009

Les politiciens ont-ils le droit d'être drôle?

Décidément, il faut croire que l'air de la Bretagne ne met pas mon intellect en vacances...loin s'en faut.

Ou bien est-ce le rôti de porc de ce soir qui m'a particulièrement inspiré? Je ne saurais dire.
Si d'aventures un questionnement métaphysique s'empare de vous alors que vous venez d'avaler une bouchée d'un somptueux lard grillé, ne cherchez pas plus loin la source de votre illumination céleste. Dans le cochon tout est bon !

Ces considérations gastronomiques écartées, nous voici face à l'interrogation qui me tarabuste, voire me taraude comme dirait l'autre.

Pourquoi les hommes politiques français sont-ils tous si sinistres?

Je l'affirme haut et fort, les professionnels de la langue de bois française donnent l'étrange sensation d'être issus du même moule versaillo-bourgeois. Si, si, vous connaissez ! La raie sur le côté, la paire de lunettes qui donnent l'air sérieux mais pas méchant, le pull posé nonchalamment sur les épaules, etc. N'est-ce pas chers amis gaullistes?

Une espèce pas-du-tout-en-voie-de-disparition aux moeurs quelque peu étranges, observant un rituel migratoire tout particulier en période estivale. On peut en observer une forte concentration du côté du Morbihan, principalement le 15 août dans les parages de Saint Anne d'Auray. (Abstraction faite de la duplication incontrôlée de familles Le Quesnois, c'est une cérémonie que je conseille sincèrement, même aux non-croyants!)

Rapporté au monde de la politique, le polo faussement détente est délaissé pour un classique ensemble veste-cravate-pantalon à pince. Peu m'importe au final ces accoutrements s'ils n'étaient pas accompagnés d'une standardisation du comportement qui m'incommode.
Langage lissé et policés, l'homme politique français est sérieux, voire se prend au sérieux.
Même si beaucoup paraphrasent le bon vieux Georges en avançant que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier aux seuls politiques, elle est de facto monopolisée par une caste uniformisée.

Je n'ignore pas qu'il s'agit plus que jamais d'une vocationun métier d'images. Je regrette profondément qu'elle ait pris le dessus sur le fond. En la matière, on peut dire que l'hypergesticulant qui nous sert de chef d'Etat en est un brillant représentant.

Ce qui m'incommode le plus est que finalement, l'être humain, et particulièrement les Français aiment ranger les individus dans des cases. Ça les rassure...comme si une personnalité pouvait se résumer à une profession, un rôle, un métier !

Un homme (ou une femme) politique, ça ne chante pas, ça ne fait pas l'acteur, ça ne fait pas rire (sauf si c'est au dépens du parti d'en face). Du moins, c'est ce qu'on voudrait nous faire croire si l'on en juge notamment par la candidature très crédible de feu Michel Colucci.

Pourtant ailleurs, ça marche.
Aux Etats-Unis, Ronald Reagan, Arnold Schwarzenegger. Au Royaume-Uni, dans une moindre mesure, Boris Johnson, dit "Boris le Bouffon" dont la coiffure illustre à merveille combien sa candidature à la mairie de Londres était...peu conformiste.

En France, nada. Discours convenu voire convenable. Il ne faut pas sortir des sentiers battus.
La faute probablement à un bipartisme exacerbé : l'émergence des nouvelles têtes est contrôlée par les deux monolithes en place. Dès lors, il faut entrer dans le moule...

Ce n'est qu'un exemple supplémentaire du pouvoir qui a été pris en otage par une caste qui ne vit que par le népotisme et le trafic d'influence. Elle ne nous ressemble pas.

C'est ce qui m'a toujours un peu freiné à me lancer dans une "carrière" politique.
Prisonnier d'une image, on ne peut être tout à fait soi-même.

Il est vrai que comme certains se sont construits une âme de geek comme mécanisme de défense, personnellement, c'était l'humour. Je suis aujourd'hui fort heureusement débarrassé de ce besoin de plaire. Il n'en demeure pas moins que l'humour fait partie de nous. Tout comme la musique, l'amour de la comédie, etc.

Aujourd'hui, la blogosphère permet l'émergence d'une réflexion citoyenne qui nous ressemble.

Exit les tristes sires qui nous servent de porte-parole, les français parlent aux français.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais personnellement ça plaît que l'on reconnaisse à un pilier de bistro l'aptitude à formuler des critiques politiques recevables.

Son succès est un plaidoyer pour une politique moins formatée !

Merci Nicolas et merci à la blogosphère !

PS: Allez faire un tour chez Disparitus, il nous révèle qu'aujourd'hui encore, aux portes de l'Europe, la censure, la vraie, celle organisée par l'Etat existe...encore une démonstration que l'on a bien tort de se coucher devant Poutine/Medvedev.

vendredi 7 août 2009

Harry Potter vote Modem !

Ce n'est pas moi qui le dit !

Daniel Radcliffe, l'acteur qui incarne le jeune sorcier à succès sur le grand écran a déclaré voter pour les LibDems, l'équivalent du MoDem outre-manche.

Il a bien raison Danny ! Moi aussi je l'aime bien Nick !

J'espère qu'on n'aura pas besoin d'un petit coup de ta baguette magique pour les Régionales 2010!

PS: Aux esprits mal tournés qui verraient une référence phallique dans le présent billet: vous n'êtes que de vilains obsédés.

PPS: Oui, j'ai conscience que c'est moi qui en ai parlé le premier. :D

La fin de la récession sera-t-elle une bonne nouvelle?

Selon un article du Guardian, de nouveaux chiffres publiées aujourd'hui permettent de nourrir des espoirs sur la sortie prochaine de la récession pour le Royaume-Uni.
Les données montrent des signes forts et inattendus de reprise dans les secteurs de l'immobilier, de l'industrie et des services de toute importance, ravivant presque deux ans de mauvaises nouvelles constantes sur l'économie qui ont sévèrement entamé les chances des travaillistes d'assurer une quatrième victoire aux élections.
Une idée effrayante me traverse l'esprit...si cette reprise se confirme et atteint la France d'ici 2012, j'en vois déjà qui vont mettre cette reprise au crédit de la politique du gouvernement !
Quelle horreur !

Un des signes de cette reprise serait notamment l'augmentation des prix de l'immobilier d'ici la fin de l'année...moi qui comptait sur cette récession pour mettre la main sur une propriété à prix sacrifié, me voilà coupé dans mon élan.

En attendant, la plupart des spécialistes mettent ces signes positifs sur le compte de l'injection de 125 millards de livres sterling dans l'économie.

Les signes positifs sont donc les suivants:

- Reprise de l'activité industrielle de 0,5% entre mai et juin.

- La livre sterling a atteint son plus fort niveau contre le dollar depuis le mois d'Octobre (1£=1.70$)

- L'indice FTSE100 (l'équivalent du CAC40 à Londres) a augmenté de plus de 30% depuis mars.

Bien que ces chiffres doivent être confirmés dans les mois qui suivent, plusieurs inquiétudes m'étreignent:
1. Si reprise il y a, rien n'aura été véritablement fait à l'échelle internationale ou a minima, européenne pour freiner la financiarisation de l'économie et faire correspondre l'activité boursière à l'économie du réel.
2. La France, du fait d'être moins libéralisée, ne connaîtra une telle sortie qu'avec un retard important, grevant cruellement sa compétitivité (étant donné qu'aucun effort n'est réalisé pour soutenir les avancées technologiques).

Bref, on reprend les mêmes et rebelotte...

En attendant, en France, on multiplie les taxes, on crée un Grand Emprunt, mais on ne sait pas où on va...

Et certains iront dire quec'est grâce à Nicolas Sarkozy si l'on s'en sort !
 
blog d'expatrié