mardi 15 septembre 2009

La voiture électrique: encore trop de questions !

Via la section du MoDem de Poissy, constituée d'éminents blogueurs, Renault annonce qu'il a "pour ambition d’être le premier constructeur généraliste à proposer des véhicules zéro émission accessibles au plus grand nombre, et ce dès 2011"

Je ne vais pas torpiller ce qui est en apparence une bonne nouvelle mais, plusieurs questions surgissent:

1. Pourquoi avoir attendu tout ce temps?
Ce n'est pas comme si la technologie électrique n'existait pas depuis le début du XXe siècle...

2. Quid de l'accès à une borne électrique dans toute station service?
C'est bien beau de se recharger chez soi...mais quand on prend son véhicule généralement, c'est pour se déplacer d'un point A vers un point B, qui n'est pas chez soi. En outre, aurons-nous des garanties quant au prix effectif "à la pompe"? L'idée n'est pas nécessairement d'avoir une borne électrique dans une station-service mais bien d'en avoir un nombre et une répartition équivalente sur le territoire.

3. Quid de l'autonomie d'un véhicule? De la perte d'énergie à l'arrêt? De la diminution de l'autonomie au fur et à mesure de la vie de la batterie?
Lié à la question n°2. Si nous sommes limités à 200km d'autonomie par exemple, cela pose la question de l'utilisation d'un tel véhicule sur de longues distances. VRP, commerciaux, transporteurs, livreurs, professionnels de la route, pourraient bien ne pas pouvoir investir dans de tels véhicules pour des raisons pratiques évidentes.

4. Quid de la réflexion sur la production électrique, la dépendance du nucléaire, le recyclage des déchets ?
Certes, la question du rejet de CO² serait éliminée mais l'énergie électrique est-elle propre pour autant? Rappelons que la France a fait le choix d'investir massivement dans le nucléaire (ce qui nous permet d'éviter d'être soumis à la dictature des producteurs de gaz ou de carburant) mais soulève le problème du recyclage, du stockage des déchets ainsi que de la sécurité.

lundi 14 septembre 2009

La chaîne: dis-moi comment tu lis?

Vonric m'a tagué dans une chaîne littéraire. Ca me changera des discussions politiques, donc pourquoi pas.

1 - Plutôt corné ou marque page ?
Marque-page malheureux ! J'ai une estime assez particulière pour le contenu comme pour le contenant qui compose un ensemble...le problème étant que je n'en ai jamais un sous la main !

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, ainsi que des Bandes Dessinées. Le dernier en date: Abus de Pouvoir de François Bayrou.

3 – Lis-tu dans ton bain ?
Jamais ! Je prends de toutes façons, très peu de bains...je suis un ayatollah de la douche du matin (sans laquelle je ne sors pas de mon demi-sommeil et je suis de mauvaise humeur pour la journée).

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Oui... j'avais commencé à rédiger quelques lignes...et puis, je me suis vite trouvé extrêmement prétentieux que l'on veuille me lire...finalement, le blog assouvit partiellement ce désir.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Pourquoi pas. Si la qualité est au rendez-vous et qu'il ne s'agit pas de broder autour d'un sujet qui rapporte.

Si série il y a, je préfère que l'idée ait germée dans l'esprit de l'auteur avant même la rédaction du premier tome afin qu'il y ait une vraie cohérence.

6 – As-tu un livre culte ?
Pas véritablement. Quoique, le célèbre 1984 d'Orwell est tout de même diablement précurseur !

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
Jamais. Pas très intéressé.

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
Pas vraiment. Sauf lorsque celles-ci ont un intérêt didactique.

9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Auteur, thème, bouche à oreille, couverture, coup de coeur. Dans le désordre.

10 – Aimes-tu relire ?
Horreur malheur.

11 – Une lecture inavouable ?
Je ne suis pas homme à ne pas avouer mes lectures... Pif et Hercules?

12 – Des endroits préférés pour lire ?
Dans un hamac au chaud !

13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Un livre qui m'enrichirait de connaissances tout en me divertissant !

14- Lire et manger ?
Jamais malheureux !

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
Il m'est impossible de lire autrement que dans le silence.

16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
Sauf si ça fait dix fois que je lis la même page et que mes yeux se mettent à loucher ou que je commence à lire les yeux fermés...

17 – As-tu un livre culte ?
Déjà répondu !

18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
Un classique. Tolstoï, Stendhal ou Chateaubriand.

19 – Ton livre de chevet tout de suite ?
"New York brûle-t-il?" de Dominique Lapierre et Larry Collins aux Editions Robert Laffont.

A mon tour de taguer qui le voudra bien: Claudio, le Faucon, Nicolas, Vincent, Hypos, Olympe, Nelson et la Banane Bleue.

La fin de la récession ne sera pas une bonne nouvelle

C'est un véritable ras-le-bol dont votre serviteur est victime en ce début de semaine.

Je me posais la question il y a peu, de savoir si la fin de la récession serait une bonne nouvelle ou non.

Deux facteurs, conjugués l'un à l'autre ont tendance à me faire craindre la négative.

1. On nous casse les pieds depuis plusieurs semaines pour nous signaler que la reprise a déjà commencé. Un empressement des plus vifs s'est emparé des politiciens et de certains économistes qui nous serinent à l'envie que les chiffres sont bons... ceci ravira très certainement les nombreux salariés mis au chômage indirectement par des inconscients de la finance qui ont joué avec le feu.
Il est sûr que pour les inconscients en question, la reprise est là, fanfaronnant à l'annonce de bénéfices records pour le premier semestre de cette anée. Pour les autres...

2. La schlérose est de mise chez les décideurs et lorsqu'un semblant de mouvement s'opère, il s'agit avant tout d'une marotte destinée à détourner le regard du peuple des questions structurelles toujours en suspens. Nicolas Sarkozy continue à faire de la limitation des bonus bancaires, son cheval de bataille, quitte à menacer de claquer la porte du G20 (laissez-moi rire!).
Bien que ce ne soit que poudre aux yeux, l'effet escompté sur l'opinion public fonctionne. 52% des Français seraient satisfaits.

Pis encore, c'est à une véritable crise de nostalgie que l'on a droit de la part de ces décideurs.

L'article du Daily Telegraph en lien révèle la profondeur de cet immobilisme qui n'est que la résultant d'une bipolarisation excessive de la vie politique ! Dans un manichéisme que les meilleurs blockbusters américains nous envieraient, on continue à opposer dirigisme à laisser-faire, marché dérégulé à interventionnisme total, modèle anglo-saxon contre modèle français.

Mario Monti, commissaire européen attaché à la concurrence pendant 10 ans, s'émeut:
"The special role played by the Commission in EU integration is based on the market, and this crisis has brought the market economy itself into crisis. It has lost respectability. This threatens to tip the Community into disintegration," he told The Daily Telegraph.
Traduction:
Le rôle spécial joué par la Commission dans l'intégration européenne est basée sur le marché, et cette crise a amené l'économie de marché elle-même vers une crise. Elle a perdu sa respectabilité. C'est une menace extrême de désintégration de la Communauté" a-t-il dit au Daily Telegraph.
Bon. Je ne disconviens pas que le marché est le liant de la Communauté Européenne.

Mais pourquoi personne ne met-il en exergue que c'est bien l'incapacité de cette Communauté de s'unir politiquement, de fonctionner de concert, d'apporter des réponses rapides, conjointes et ambitieuses qui a contribué fortement à jeter le discrédit sur l'Union Européenne?
Comment Mario Monti peut-il tant ignorer qu'on ne peut se contenter de revenir en arrière, promouvoir la libre-concurrence sans l'associer de l'impérieuse union politique, sociale et fiscale?

Il faut être idiot pour vouloir se soumettre aux règles de la libre-concurrence absolue, dans un jeu où l'économie n'est pensée que par le prisme de la finance, excluant l'Homme, face à des pays aux normes sociales et fiscales en friche?

Libre-concurrence intra-communautaire? Il n'y aurait donc que cela qui soit important?

Et la valorisation du travail, la juste répartition des bénéfices, la limitation des stratégies financières au mépris de la logique d'entreprise sur le long terme, la protection européenne face aux importateurs n'hésitant pas à employer de la main-d'oeuvre à 30 dollars du mois?

Ah ça, on sera bien content que les traders ne puissent toucher que des bonus limités à court terme, les banques vont pouvoir augmenter un peu plus leurs marges sur les investissements financiers...

Mise à jour 12h45: En complément, courez lire cet excellent entretien de Joseph Stilgitz réalisée par LaCroix.

dimanche 13 septembre 2009

Blogueur: anonymat et identité?

Billet du dimanche qui se veut plus décontracté après le déferlement de réactions en cascade de la fin de cette semaine.

J'avais depuis longtemps envie de rebondir sur le billet du Faucon, non pas en ce qui concerne le Wikio, mais quant au phénomène d'anonymat largement démocratisé depuis l'avènement d'Internet.

Le Faucon développe notamment:
Pourtant, j’étais parfois gêné que l’on m’appelle « Falconhill ». Quand j’ai un verre de Côte de Gascogne à la main, je ne suis plus Falconhill… Je suis la vraie personne qui tient le verre… Parce que dans la vraie vie, dans ma vraie vie, je ne suis pas Falconhill, je ne veux pas être Falconhill…
C’est délicat à exprimer ce sentiment que j’ai. Mais à table, ce n’était pas Hypos, Privilégié ou CC que j’avais autour de moi. Non, c’était des vrais gens, que j’ai apprécié, vraiment. Ce n’était pas avec Mancioday que je dissertais de notre vision de la droite, c’était avec David…
Ceci m'a fait réagir en ce que je ne partage pas le moins du monde ce sentiment.

D'emblée, je vais vous faire un aveu. Nemo n'est pas mon seul pseudonyme.

Au passage, permettez-moi de rappeler à mes amis blogueurs qu'il convient de ne pas y mettre d'accent aigu dans la mesure où il n'est pas question de rendre hommage à l'œuvre de Jules Verne, encore moins à celle des Studios Disney-Pixar, mais est l'héritage de la longue tradition des juristes à préférer les maximes et adages en langue latine à ceux de la langue de Molière (et de Philippe Risoli...non parce que sauf erreur, Molière n'est pas titulaire de droits exclusifs sur le français). D'ailleurs sur Twitter et Facebook, j'y utilise mon pseudo complet qui est Nemo Auditur, issu de l'adage "nemo auditur propriam turpitudinem allegans".

Pour en connaître la signification, je vous invite à faire un tour du côté de chez Swan Eolas.

Dans ma vie de tous les jours, j'utilise bien évidemment ma véritable identité.

La question que je me suis posée en lisant les lignes du Faucon est:
Pourquoi donc opposer l'identité du blogueur anonyme à l'identité réelle? Pourquoi donc éprouver une gêne, quelle qu'elle fût?

J'assume pleinement mon choix de bloguer de manière anonyme, ainsi que d'utiliser une identité alternative sur Internet. Le but n'étant pas de pouvoir commettre l'interdit mais simplement de parler publiquement sans crainte aucune. Ce pourquoi, je ne vous révélerai pas mon autre pseudonyme ici que j'utilise depuis qu'Internet s'est installé dans mon horizon il y a de cela environ 15 ans.

Crainte qu'un mot qui vous ait échappé déplaise à votre employeur. Crainte qu'une conversation qui dérape, dégénère dans la vie réelle. Crainte que l'on ne vous accole une étiquette. Crainte que l'on sache tout de votre vie, même privée.

Je ne souhaite pas que l'on sache tout de moi en rapprochant les informations disséminées sur la toile livrées au fur et à mesure des forums, des conversations, des inscriptions sur des sites de conversation, etc...

Je ne souhaite pas non plus que l'on me reproche ce que j'ai dit un jour à telle heure (et je parle plus de mes activités extra-bloguesques), comme si ce que l'on a dit un jour était gravé dans le marbre.

Et pourtant, toutes ces identités sont bien moi. Je me trompe parfois mais ne mens jamais. (en tous cas, pas à ma connaissance). Je suis toujours moi-même à l'instant où j'écris.
Je ne suis pas qu'un blogueur politique. J'ai d'autres passions. Mes amis le savent.

C'est ainsi que je distingue mes amis, de mes potes ainsi que de mes contacts.
Pour répondre à Nicolas, j'ai une poignée d'amis, ceux que j'inviterai à mon mariage (prochainement).

J'ai pas mal de potes. Même virtuellement.

J'ai une pléthore de contacts (568 - chiffre en constante progression -sur mon profil de blogueur Facebook), de ceux qui n'hésitent pas à m'inviter dans des groupes "Les Amis de Nicolas Sarkozy"...

vendredi 11 septembre 2009

L'influence de la pornographie

Voilà l'exemple type de l'attitude qui devrait illustrer les propos du Chafouin que je partage.

Ne venez pas dire que la pornographie n'influence pas l'approche de la sexualité par les adolescents et les jeunes adultes.

S'il faut s'interroger sur la question de la facilité d'accès via Internet, il faut aussi à mon sens réfléchir au contenu en lui-même.

La pornographie semble répondre aujourd'hui à des standards extrêmement masculins et stéréotypés qui n'ont pour autant que peu de liens avec la réalité d'une relation intime.

La femme y est souvent avilie, abaissée au rang d'objet ou soumise à la toute-puissance de l'homme dont les attributs phalliques disproportionnés s'inscrivent dans ce schéma de domination.

Il ne faut pas s'étonner qu'une adolescente de 16 ans croit que pratiquer une "gorge profonde" est un acte nécessaire, courant ou normal dans une relation amoureuse. Imaginez-vous un instant l'image qu'elle se renvoie d'elle-même et des femmes en général.

Dérives et censure en France: une note d'espoir?

Le moins que l'on puisse dire est que la rentrée décole sur les chapeaux de roue !

Bien que nous célébrions en ce jour le triste huitième anniversaire des attentats du World Trade Center, la presse et la blogosphère n'a que d'yeux pour ce que l'on nommera désormais "l'affaire Hortefeux". Je ne m'indigne point, je suis moi-même de ceux-là.

Moi qui me targue d'exercer un oeil critique sur les informations provenant des médias traditionnels français, j'ai immédiatement bondi et considéré la vidéo comme le témoignage cinglant d'une espèce de condescendance raciste d'un des plus Haut Fonctionnaires de notre République devant une caméra.

Au détour d'une conversation sur Friendfeed avec Autheuil, je découvre son agacement face à ce qu'il considère être des professionnels de l'indignation. Il a par ailleurs développé son point de vue dans un billet.

J'ai tendance à pondérer mon jugement par trop expéditif et y porter un regard dépassionné désormais. Initialement, je ne voyais pas l'ombre d'un instant la tentative humoristique au début. Mais comme je le rappelle souvent, il faut faire un effort de contextualisation, fût-ce un événement, un écrit ou en l'occurrence une vidéo.

Je reconnais désormais qu'il s'agissait d'une tentative vaine d'humour. Cependant, l'excuse officielle du principal mis en cause m'apparaît absolument scabreuse et maladroite en ce qu'elle aurait tendance à faire croire qu'il y a quelque chose à camoufler.

Je rejoins Eric Fottorino qui a publié un édito intéressant sur LeMonde.fr venant contribuer au débat. Ne condamnons pas l'humour, fût-il maladroit, ce serait participer à la constitution d'une chappe de plomb autour de la liberté d'expression que je dénonçais il y a peu.

Pour autant, il ne s'agit pas ici d'un quidam. Non. Il s'agit d'un Ministre dont la charge est éminemment sensible, face à une caméra dans le cadre d'un événement public. Circonstance aggravante, il n'en est pas à son premier méfait.

Je suis de ceux qui considère que les membres du gouvernement doivent être exemplaires et conspue cette tendance sarkosiste à prendre les apparats du petit peuple (tutoiement, protocole non respecté...) pour finalement se révéler plus vulgaire que franc, tout en se montrant irrespectueux de la charge occupée.

Mais dans le doute, je considère qu'il vaut mieux laisser dire et privilégier la libre expression.
Si cela n'avait pas été de l'humour, croyez bien que je ne trouverais plus d'excuse.

Pendant ce temps-là, un étrange événement affecte l'un de nos copains blogueurs. Juan de Sarkofrance, figure de proue de l'antisarkosisme sur la blogosphère, a été notifié par Blogger la plateforme de publication de blogs de Google - que votre serviteur utilise aussi - de la destruction programmée de Sarkofrance.

Nul besoin de répéter ici ce que j'ai dit ailleurs. Mon soutien lui est pleinement acquis.
Je ne crois pas un instant à la théorie du complot mais me méfie des errances d'un système technique imparfait, prêt à détruire le travail de plusieurs années et détourné par quelques malintentionnés.

Si Google/Blogger venait à confirmer la censure. Comme Gaël, je n'hésiterais pas un instant à changer de plateforme ou plutôt à quitter celle-ci pour l'autre que j'occupe en parallèle: la plateforme lesdemocrates.fr, d'autant plus que j'y ai une audience tout aussi forte qu'ici.

La rentrée regorge de rebondissements donc. Mais comme je l'indiquais, réfléchissions au fait qu'il y a 8 ans, plusieurs avions ont été détournés pour ce qui restera l'événement qui aura remodelé le monde à une image détestable. Depuis Barack Obama, s'il n'est pas un héros, a au moins permis de tourner la page du bushisme faisant naître l'espoir d'un monde (un peu) moins belliqueux.

Il vaut mieux se rattacher à cette idée-là.

jeudi 10 septembre 2009

Hortefeux dérape...

Je vous renvoie juste au billet de Claudio ou de Marc.

Oh et puis zut, ça mérite bien de buzzer aussi.


Le pire dans tout ça? Ca ne m'étonne même pas...

Maintenant, rapprochez ce dérapage des paroles mielleuses et bien intentionnées du sieur Hortefeux face à une Mélissa Theuriau exemplaire.


Le sieur Hortefeux n'était déjà pas l'ami de beaucoup. On comprend pourquoi.
 
blog d'expatrié