samedi 29 août 2009

Le PS se renouvelle ? Mouais...

Pendant que certains arrosent une rencontre qui brillait par mon absence, le PS par la voix de son Lider Maximo (rien à voir avec les surgelés à domicile), annonçait fièrement qu'il mènerait la rénovation totale tant attendue.

Pendant que Marie-Georges Buffet mesure l'impossibilité idéologique d'avoir une union de l'opposition qui unisse les sensibilités depuis le PCF jusqu'au MoDem, Martine Aubry continue à tâcler François Bayrou, agitant les bras comme gênée par un moustique qui ne veut décidément pas s'en aller.
"Si des démocrates souhaitent nous rejoindre, nous sommes ouverts", a-t-elle indiqué, non sans préciser "qu'ils doivent le faire dans la clarté", et que "c'est à François Bayrou de l'apporter, si c'est sa conviction".
Des démocrates...NOUS rejoindre...après d'aucun accusent le MoDem de marcher sur les plates bandes du PS (comme si le PS avait le monopole des idées socio-démocrates qu'il ne représente que partiellement).

J'avais comme la sensation étrange que le PS avait déjà amalgamé tout et n'importe quoi, réunissant l'inconciliable.

Le Mouvement Démocrate n'est constitué QUE de démocrates alors que le PS réunit aussi en son sein des antilibéraux dans la pure tradition socialiste. Il est bien étrange donc que de faire référence à ces démocrates qui devraient rejoindre un PS moribond et qui ne sait toujours pas quelle va être sa ligne idéologique à venir.

Non, Martine Aubry ! Les démocrates ne rejoindront pas un parti qui a contribué à schléroser la France. En revanche, il apparaît bien plus naturel que VOS démocrates rejoignent un rassemblement exclusivement démocrate...

Je veux bien considérer rejoindre le PS (pas en l'état actuel des choses) si Martine Aubry affirme clairement, officiellement, sans ambages, que l'idéologie antilibérale est définitivement exclue.

Quand je lis une telle déclaration, je me dis que le virage démocrate du PS n'est pas prêt d'être amorcé dans la mesure où le PS veut faire croire qu'il est déjà 100% démocrate (au sens politique du terme et non institutionnel).

Si ça, ce n'est pas de la bouillie politicienne...

jeudi 27 août 2009

Ne me parlez pas du Nouveau Centre !

Lorsque je lis ceci, ça me met hors de moi...

On s'inscrit dans l'héritage de Valéry Giscard-d'Estaing et de Raymond Barre. Nous reprenons les idéaux de l'UDF. Notre marque de fabrique reste humaniste, sociale, libérale et européenne.

Philippe de Villiers va intégrer le comité de liaison de l'UMP, aux côtés de la Gauche moderne et du Nouveau Centre...

C'est une excellente chose. Je me réjouis de la diversité au sein de la majorité. Je suis heureux que Nicolas Sarkozy sache dépasser les vieux clivages droite-gauche. Bayrou en rêvait, Sarkozy l'a fait.

Encore une fois, on prend les électeurs pour des idiots...

J'avoue ne pas nourrir de sympathie à l'égard des professionnels de la politique du Nouveau Centre, qui ont démontré qu'ils étaient prêts à renier toute conviction politique contre un peu de soupe.

Mais là, ça me confirme que le Nouveau Centre, c'est l'UMP. Peut-on véritablement s'associer un jour avec ceux-là? Je sais que certains en rêveraient. François Bayrou pense même qu'ils pourraient un jour revenir au bercail. Si cela devait arriver, je ne crois pas que je m'en réjouirais. Je ne suis peut être pas le seul.

mercredi 26 août 2009

Les Français et les langues étrangères...

Sweet Lord ! LeMonde.fr semble découvrir la réticence collective des Français à apprendre l'anglais.

Il faut dire que l'anglais n'est que l'iceberg qui cache la forêt, car il s'agit bien de l'ensemble des langues étrangères à l'égard desquelles Pierre, Paul et Jacques semblent réfractaires, contribuant à faire de nos chers compatriotes de bien piètres touristes.

Des pistes soulevées par l'article, celle qui me semble la plus juste est l'apprentissage et les errements de l'Education Nationale.

Je suis moi-même un produit de l'Ecole Française et j'ai testé pour vous, les cours d'anglais et d'espagnol. Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui si je suis effectivement polyglotte, je n'en remercie ni le collège, ni le lycée pour autant.

Je me rappelle les nombreuses moqueries (dont j'ai été fort heureusement épargné) en cours d'anglais dès qu'un élève tentait de s'exprimer dans la langue de Shakespeare. Il y a certainement en amont un problème culturel et éducatif de la part de parents qui reproduisent un schéma séculaire de honte teintée de gêne, mais je ne pense pas que les élèves à l'étranger soient réellement différents à cet égard.

En revanche, arrêtons-nous un instant sur les méthodes d'apprentissage des langues qui ont de toute évidence oublié que la première caractéristique d'une langue vivante est qu'elle se parle !

De la 6e à la Terminale, les cours se résument bien souvent à lecture, écriture, apprentissage des verbes irréguliers. Lorsqu'il s'agit de travailler l'écoute, c'est une cassette audio sur un magnétophone inaudible au-delà du deuxième rang. Rien, le vide absolue quant il s'agit de créer une discussion sur un sujet de société, quel qu'il soit, en petits groupes ou avec l'ensemble de la classe. C'est pourtant le meilleur gage de progrès !

Pour reprendre mon exemple, bien que je sois lusodescendant, la langue de Cervantes m'était quelque peu étrangère. Je ne décollais par ailleurs jamais d'un moyenne de 12, note que j'ai obtenue au baccalauréat. Il m'aura fallu 6 mois à un an à l'Université en petits groupes, avec des enseignants hispanophones (réellement hispanophones), provoquant discussions et enseignements divers et variés en espagnol pour devenir effectivement bilingue.

La multiplication des heures de cours en langue étrangère n'y est pas étranger mais je mets ma progression beaucoup plus au crédit des nombreuses discussions de société organisées en petits groupes. Discuter, parler, interagir, varier les sujets et les supports, entraîner son écoute en direct: voilà des vecteurs d'apprentissage hautement plus prioritaires que l'apprentissage par coeur des règles de syntaxe, de vocabulaire, etc...
Quant au recrutement des enseignants, il y a de quoi être horripilé. (Je sens que je vais faire hurler Mathieu). Je n'aurai connu que des professeurs bien franchouillards à l'accent fortement marqué, incapable de tenir une véritable conversation de manière fluide.

Est-il donc impossible de recruter un véritable anglophone natif ou du moins un parfait bilingue ayant vécu de nombreuses années au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis? Pourquoi reproduire des cours calqués sur un livre plutôt que de favoriser l'échange? Le nombre d'élèves par classe n'est pas sans perturber un échange constructif mais commençons par travailler l'efficacité et regardons ce qui se fait dans des pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas !

En attendant, si vous souhaitez réellement apprendre l'anglais, je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par l'apprentissage des règles sur un livre en complément du visionnage de films en version originale sous-titrés en français dans un premier temps, et en anglais dans un deuxième. Vous finirez par ne plus avoir besoin de sous-titres.
Dès que vous le pourrez, tentez d'organiser des discussions avec de véritables anglophones. Avec Internet, ce ne devrait pas être trop difficile. C'est en tous cas la méthode à laquelle je me suis astreint dès l'âge de 10 ans. (Par passion évidemment). A raison de 20 à 30h par semaine, votre niveau devrait être tout à fait correct à l'issue de douze à dix-huit mois, voire moins.

Il faut se créer un véritable environnement anglophone et non pas se contenter de cours rébarbatifs et basés sur l'écrit. A ce rythme, on ne peut guère plus s'étonner qu' à l'issue de 7 ans de secondaire, un élève soit incapable de tenir une conversation en anglais.

Le problème est que pour réformer cet apprentissage, il faut d'importants moyens financiers. Dans la situation actuelle avec le gouvernement à la tête de la France, je doute que la situation puisse changer à court terme. Difficile de devenir véritablement compétitifs à l'international dans ces conditions.

mardi 25 août 2009

Le PS ou le monopole de la sagesse politique

Je crois rêver...alors que la question des alliances du PS - toute naturelle en ce que les divisions internes entre antilibéraux et socio-démocrates se réveillent - fait parler politiciens, médias et blogosphère, c'est à un véritable déferlement de mauvaise foi emprunte d'amnésie sélective que l'on peut lire chez les leftblogs.

Nicolas reprend les propos de Romain Pigenel, faisant de Bayrou un loup dans la bergerie socialiste... ah quelle belle image que voici ! Les pauvres petits socialistes, ces petits agneaux, prêts à être dévorés par le grand méchant libéral François Bayrou...

La métaphore est loin d'être anodine: l'agneau est le symbole traditionnel de l'innocence et de la pureté.

On stigmatise les prétendus défauts du Mouvement Démocrate et de ses dirigeants pour insidieusement, se faire chantre de la sagesse.

Par exemple, Hypos évoque le prétendu double jeu de Marielle de Sarnez sans pour autant l'étayer par des faits tout en le cautionnant par un "Pour les avoir côtoyés et avoir mesuré leur double-jeu". Je n'ai personnellement jamais cotôyé un seul des grands pontes du PS, je peux tout de même me permettre de dire qu'en matière de double-jeu, le MoDem a tout à apprendre du PS.

C'est étrange cette propension à vouloir faire de François Bayrou l'ennemi du socialisme français. Par les temps qui courent, spontanément, j'aurais plutôt personnifié le mal en la personne de Nicolas Sarkozy, s'il fallait choisir un "loup"...

Toutefois, ces énièmes attaques émanant du camp socialiste à l'encontre du Mouvement Démocrate appellent plusieurs commentaires:

1. Ces dénonciations de la part des socialistes manquent singulièrement d'humilité.
Faut-il comprendre que le PS, ce monolithe qui a partagé le pouvoir en France en alternance avec la droite depuis 30 ans, est le mieux placé pour donner des leçons de vertu?
Ce parti prisonnier de la baronnie et des cumulards, est empli de militants crachant sur les autres partis d'opposition?

Je ne savais pas que nous pouvions encore nous payer un tel luxe. Sarkozy doit sûrement s'en frotter les mains.

2. Quel est donc l'intérêt à frapper contre les ennemis de ses ennemis?
Maintenir une ligne fortement gauchiste et antilibérale?

Mais que diable, si vous ne voulez pas d'alliance, n'en faites pas !
En pareil cas, la seule option qui s'offre à vous est la suivante:

Réaffirmez officiellement votre antilibéralisme une bonne fois pour toutes et laissez donc vos adhérents socio-démocrates en tirer les conséquences.

Vous ne pouvez perdurer dans le statu quo, pensant garder vos sympathisants centristes fidèles à un parti qui ne les représente pas tout à fait. Cependant, en interdisant un rassemblement démocratique qui soit une alternative efficace et crédible à la majorité en place, vous devrez supporter la responsabilité de 5 ans de sarkosisme supplémentaires.

Je n'aime décidément pas cette tendance humaine toujours plus prompte à dénicher ce qui nous distingue de ce qui nous rassemble. L'air est pourtant connu, les gauchistes au monopole du coeur, ces gardiens de la morale et du bon sens, prêts à diaboliser jusqu'à la caricature, tout ce qui n'est pas membre du club.

Alors, au lieu de vous confondre en arguments ad hominem, diabolisant l'ennemi libéral, ce vilain droitiste, et d'angéliser son camp dans un élan affectif à l'égard de l'héritage et de l'histoire du socialisme français, réfléchissez à ce que vous voulez pour la France.

Du côté des démocrates, le mois de Septembre sera l'occasion de réaffirmer nos idées républicaines et humanistes, de développer notre programme, la question des alliances et des ralliements se posera naturellement dans un second temps.

lundi 24 août 2009

Les divers scénarios d'alliance de l'opposition

Intéressant article de Rue89
qui résume les différentes hypothèses qui se posent dans l'opposition autour des alliances et que je résumai dans mes différents billets.

Ce qu'il convient de souligner, c'est que la plupart des scénarios qui nous sont présentés sont parfois redondant et ne s'opposent pas nécessairement les uns aux autres.
1. Une Union de la gauche sans le Parti socialiste
2. Avec ou sans le MoDem ?
3. La grande alliance, des communistes aux socialistes
4. Les « modérés » et les « radicaux »
5. Le statu quo jusqu'au printemps
J'envisage tous ces scénarios comme le découlement d'une situation de schisme entre libéraux et antilibéraux à gauche.

La création du Parti de Gauche s'inscrit dans cette logique.
Dès lors, il est tout à fait possible, en fonction du positionnement idéologique prochain du PS qu'une alliance se fasse à gauche sans le PS. Olivier Besancenot appelle par ailleurs à un "grand rassemblement des anticapitalistes à gauche". La génération des quadras du PS de son côté demande une alliance au centre.

La clé de voûte des alliances de l'opposition sera fonction des évolutions au sein du PS, notamment entre antilibéraux et socio-démocrates. Dans cet esprit, Arnaud Montebourg a déclaré qu'il effectuerait une dernière tentative de réforme au sein du PS. Il n'est pas interdit d''imaginer qu'un virage à gauche du PS pourrait entraîner la fuite de l'aile centriste dans son sillon.

Ainsi, répondons aux questions posées par Rue89 au regard des deux situations décrites ci-dessus.

A. Si le PS évolue vers un libéralisme social:
1. Une Union de la gauche sans le Parti socialiste: très certainement
2. Avec ou sans le MoDem ? Avec !
3. La grande alliance, des communistes aux socialistes: Le PS ne s'y joindrait pas et le Parti de Gauche pourrait s'enrichir d'un grand nombre d'adhérents déçu du PS. Il y aurait donc deux unions de l'opposition.
4. Les « modérés » et les « radicaux »: le PS serait du côté des modérés
B. Si le PS confirme son virage à gauche:
1. Une Union de la gauche sans le Parti socialiste: peu probable, le Parti de Gauche n'aurait par ailleurs plus véritablement de raisons d'être
2. Avec ou sans le MoDem ? Sans !
3. La grande alliance, des communistes aux socialistes: les socio-démocrates ne s'y joindraient pas et pourraient quitter le navire PS pour se joindre à une union centriste.
4. Les « modérés » et les « radicaux »: Le PS serait scindé entre antilibéraux et centristes

Dès lors, y a-t-il une union de l'opposition qui soit viable et qui ne provoque pas une scission du PS? J'en doute.

samedi 22 août 2009

Le virage libéral du PS?

Selon un sondage Ifop relayé par Libération.fr, Dominique Strauss-Kahn serait la personnalité préférée des Français pour représenter le PS aux élections présidentielles de 2012, loin devant Ségolène Royal.
Benoît Hamon ne se trompe-t-il pas lorsqu'il rejette fermement un rapprochement avec le Mouvement Démocrate tant que François Bayrou «garde son orientation libérale actuelle».

Les Français semblent pourtant appeler de leurs voeux un rassemblement au centre, en mettant les socio-démocrates en avant.

Martine Aubry a-t-elle raison de garder une orientation si gauchiste?

J'en connais qui vont ruer dans les brancards en hurlant "bien sûr!". Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de ce que les Français attendent.

vendredi 21 août 2009

Un maire doit-il habiter sa commune?

Décidément, les conversations avec Madame ne manquent pas d'alimenter les sujets de ce blog. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas la nommer Rédactrice en Chef de mon blog.

Au détour d'une conversation anodine, je lui faisais part de mon agacement à voir certains édiles ne pas résider dans la commune où ils ont été élus.

"Mais est-ce possible, du moins est-ce légal" vous dites-vous?

Soyons clair. Le Code Electoral pose clairement le principe en matière d'éligibilité:
Art.L-228, deuxième alinéa:

Sont éligibles au conseil municipal tous les électeurs de la commune et les citoyens inscrits au rôle des contributions directes ou justifiant qu'ils devaient y être inscrits au 1er janvier de l'année de l'élection.
Or, ont la qualité d'électeurs:
Article L11

1° Tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou y habitent depuis six mois au moins ;

2° Ceux qui figurent pour la cinquième fois sans interruption, l'année de la demande d'inscription, au rôle d'une des contributions directes communales et, s'ils ne résident pas dans la commune, ont déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux. Tout électeur ou toute électrice peut être inscrit sur la même liste que son conjoint au titre de la présente disposition ;

(...)

Le droit étant la science des exceptions, le principe de la résidence réelle est tempéré par la possibilité d'être éligible en qualité de maire d'une commune dès lors que l'on s'acquitte régulièrement d'une des quatre contributions directes communales (taxe foncière sur une propriété bâtie, taxe foncière sur une propriété non bâtie, taxe d’habitation, taxe professionnelle) depuis plus de 5 ans.

Comme les juristes aiment se couper les cheveux en quatre, les alinéas 3 à 5 du même article L.11 consacre une exception à l'exception, donc retour à la règle principale:
Toutefois, dans les communes de plus de 500 habitants, le nombre des conseillers qui ne résident pas dans la commune au moment de l'élection ne peut excéder le quart des membres du conseil.

Dans les communes de 500 habitants au plus, ce nombre ne peut excéder quatre pour les conseils municipaux comportant neuf membres et cinq pour les conseils municipaux comportant onze membres.

Donc, être maire et ne pas résider réellement dans la commune où l'on est élu est possible.

La question qui demeure est: est-ce souhaitable?

Citons pour l'exemple l'ancien député-maire de Poissy dans les Yvelines qui cumulaient visiblement les tares comme on cumule les mandats. Passons sur le fait qu'il ait été déchû de son mandat pour nous concentrer sur le fait que Monsieur avait sa résidence réelle dans une commune voisine.

Le cumul de mandats a lourdement tendance à couper l'élu de la réalité quotidienne de sa commune. Déjà qu'un député-maire ne tient généralement une présence en sa mairie qu'une fois par semaine (au mieux!), si celui-ci n'y demeure pas (ou n'y travaille pas), comment connaître la réalité du terrain?

Oui, le maire est un homme de terrain, au plus près de la réalité des Français.
Ce n'est pas juste un Directeur Général sachant s'entourer de personnes de qualité bien qu'il doit avoir nécessairement cette qualité.

A Madame qui n'est pas une farouche opposante à ce qu'un maire vive dans la commune qu'il dirige, je rétorquai:
"De la même manière, un Chef d'Etat doit-il vivre dans le pays qu'il dirige?
- Ce n'est pas la même chose !
- A quel titre?
- Il n'a pas les mêmes pouvoirs?
- C'est méconnaître lourdement le rôle d'un maire. Si le Président est le premier magistrat de France, le maire est le premier magistrat de la commune. Il cumule des prérogatives de police, de réprésentation en justice, des pouvoirs en matière de santé, d'éducation, etc..."
Je n'ai pas réussi à convaincre Madame cette fois-ci.

Mais il me semble que laisser un individu diriger un territoire sur lequel il n'a pas de réelles attaches est une brèche permettant le parachutage politique, expression du fonctionnement baronnique des partis politiques.

Outre le fait que je sois en faveur d'une interdiction totale de cumul des mandats (autre que maire et président de communauté de communes ou d'agglomération), j'estime qu'un élu doit vivre le quotidien des Français qui leur ont accordé leur confiance.
 
blog d'expatrié