mercredi 7 octobre 2009

Sarkozy: il n'a pas Free, il a rien compris

En tant qu'ancien Freenaute - désormais Virginaute (?) - je garde une certaine sympathie à l'égard de ce fournisseur d'accès à Internet, véritablement porté par un projet d'entreprise et par la vision de son fondateur, Xavier Niel.

Or, la question de l'attribution de la quatrième licence 3G demeure en suspens depuis de nombreux mois et est révélatrice d'une certaine vision politique du gouvernement. On peut comprendre que l'oligopole de la téléphonie mobile ne voit pas d'un bon oeil l'émergence d'un trublion bien décidé à appliquer son business model* à leur domaine d'activités, jusqu'à présent chasse gardée.

Xavier Niel l'a d'ailleurs affirmé sans ambages:
" Honnêtement, on pourrait diviser par dix le prix du mobile et être encore deux fois plus cher que sur le fixe actuellement. Vous voyez l'espace économique que cela nous laisse...".

Il note en effet que "la création d'un réseau mobile coûte beaucoup moins cher que celle d'un réseau fixe mais que pourtant le coût de la minute de communication mobile facturé par les opérateurs est significativement plus élevé que la minute de communication fixe."

Aussi, pour repousser cette arrivée, le trio Orange-SFR-Bouygues ne recule devant aucune méthode. Affirmations mensongères, manoeuvres dilatoires, etc...

Problème: Martin Bouygues est un proche du Président de la République dont on connaît déjà la capacité à privilégier les puissants amis. Dès lors, le gouvernement est bien décidé sinon à entraver du moins à ne pas faciliter les choses pour Free, quand bien même sa candidature serait à la fois crédible et salutaire pour le consommateur.

Les puissants, toujours les puissants...le bon peuple pendant ce temps-là?
Et bien il n'a qu'à continuer à payer entre 10 à 20 euros par mois de plus que ses voisins européens. Après tout, ce n'est pas comme si c'était la première fois que le gouvernement voulait favoriser les rentes de situation dût-il sacrifier quelques libertés fondamentales au passage...

*Que l'on peut résumer par: un forfait/des prix bas/consommation illimitée/une technologie à la pointe.


PS: Merci d'éviter les commentaires du type "oui mais ça ne marche jamais" ou "le SAV est nul". Le billet n'est pas une ode à Free.

mardi 6 octobre 2009

Orange/Verts: une alliance pas très mûre ?

C'est un véritable plébiscite qui émane des sympathisants démocrates approuvant le message publié par le Figaro dans cet article.

La question de l'alliance entre Verts et MoDem n'est plus taboue, nous dit-on.
Il est vrai que les dernières élections européennes ont mis en lumière l'évidente porosité de l'électorat démocrate/vert. En outre, les transfuges d'un côté comme de l'autre sont nombreux.

Cependant, plusieurs questions demeurent:

1. Idéologiquement, peut-on parler d'une unité chez les Verts/Europe-Ecologie?
2. Si oui, des incompatibilités majeures persistent-elles avec le projet démocrate?
3. Les Verts ont-ils véritablement changé? Europe-Ecologie et Daniel Cohn-Bendit sont-ils aptes à donner un cap et une discipline jusqu'à présent défaillants chez les Verts?

Je l'espère. Je le crois.
Si le projet démocrate est consubstantiel à celui du développement soutenable grâce au formidable travail de nos experts en la matière, les divisions intestines chez les Verts ont été fort nombreuses jusqu'à présent.

Je crois personnellement qu'il y existe le même schisme qu'au Parti Socialiste. Daniel Cohn-Bendit représentant une évolution plus social-libérale qu'une Dominique Voynet par exemple. Mais les militants sont-ils tous prêts à accepter l'union sacrée Orange-Verte, entérinant cette tendance qui a divisé tant de fois l'écologie politique (voyez les biographies de Brice Lalonde, Antoine Waechter, Noël Mamère, etc...)?

La différence majeure qu'offre la situation actuelle est l'émergence d'un chef de file incontesté et auréolé d'un succès aux dernières élections: Daniel Cohn-Bendit. Saura-t-il maintenir l'unité en rendant la tendance antilibérale minoritaire?

Car s'il faut avouer qu'une alliance Verts/Démocrate aurait de l'allure, les projets doivent être clairement identifiés et ne renier aucune des deux tendances. Il est à craindre que si une élection régionale se prête à l'exercice, à l'échelle nationale, la manoeuvre est plus périlleuse.

Encore une fois, les alliances naîtront naturellement des projets et des idées mises en avant par nos formations respectives. Faire l'exercice inverse, c'est réaliser une contorsion intellectuelle et prêter le flanc aux critiques quant à l'opportunisme d'un tel rapprochement.

Même si le rapprochement paraît naturel à beaucoup, il ne l'est pas pour ceux qui sont toujours conditionné par le clivage gauche/droite à la française !

En conclusion, les idées d'abord !

Jean-Louis Borloo cherche amis

Jean-Louis Borloo se sent seul. Tellement seul qu'il accepte d'être mon ami.
Mais comme je ne lui suffis pas, il aimerait que je lui présente d'autres amis.

Jean-Louis, j'ai plein d'amis sur Facebook, j'ai aussi des copains blogueurs, mais la plupart sont démocrates, ou de gauche, ça va quand même?

lundi 5 octobre 2009

Ahmadinejad aurait du sang juif

Selon le Daily Telegraph, Mahmoud Ahmadinejad a révélé qu'il avait un passé Juif.

Ca nous fait une belle jambe tiens...
N'y en avait-il pas pour supporter la thèse selon laquelle Adolf Hitler avait aussi une ascendance juive?

Quand va-t-on enfin comprendre qu'il faut juger un homme à ce qu'il dit et à ce qu'il fait, non pas à son origine et encore moins à sa généalogie.

On se moque bien de savoir s'il est ou non d'ascendance juive, perse, mongole ou américaine. Je suis fermement contre l'idée que l'on suggérerait de manière directe ou indirecte que seuls ceux issus d'une minorité aurait le droit de la critiquer, d'en rire, voire de l'attaquer.

La liberté d'expression s'apprécie objectivement. Le révisionnisme est condamnable, fût-ce dans la bouche d'un Juif lui-même.

PS: Ahmadinejad n'est pas facile à écrire...

Serge Dassault réélu...

Il y a des nouvelles comme celle-là qui vous font désespérer de la politique. La rage aurait tendance à étouffer le bon sens démocrate en moi, pris par une veilléité d'arracher la carte d'électeur à des inconscients. (Mais qui suis-je pour juger que ce sont des inconscients, me direz-vous!)

Serge Dassault est l'archétype de politicien qui se gausse de la politique qu'il n'appréhende que que comme le moyen d'obtenir toujours plus d'influence et de pouvoir, ceux que l'argent n'achète pas.

Plusieurs raisons sont à mes yeux rédhibitoires et justifieraient que l'on ne votât point pour un personnage de la trempe de Serge Dassault.

1. Serge, le cumulard
Il brigue tous les mandats possibles:
Elections Municipales, Régionales, Législatives*, Sénatoriales. Il cherche à tous prix à étendre son influence politique dans un pur esprit de baronnie.
Aujourd'hui, Serge Dassault est Sénateur-Maire.

2. Serge, le délinquant
Serge a été non seulement condamné à une peine d'inéligibilité reconnu coupable d'avoir "acheté des voix", il a aussi écopé de deux ans de prison avec sursis pour corruption en Belgique pour l'affaire Agusta. Pas sûr qu'il ait retenu la leçon dans la mesure où aujourd'hui encore, il crie à hue et à dia son innocence.

3. Serge, le méprisant
On ne compte plus les innombrables déclarations ordurières et méprisantes du sieur Dassault qui se complait dans un manichéisme bushiste, prêt à casser de l'humain au passage.
Les grèves, ça ne sert à rien. (Suggérant que l'on devrait les interdire?)
Les congés sont stupides (Les salariés ne sont que de la viande bonne à servir l'entreprise?)
Il ne faut pas augmenter les salaires ! (Du pognon, toujours plus de pognon pour moi!)
On se demande comment un tel homme a pu parvenir en haut de l'échelle politique et économique...à l'écouter, le qualificatif "intelligent" n'est pas le premier qui saute à l'esprit.

4. Serge, de la France d'en haut
Un milliardaire vient diriger une ville populaire comme Corbeil-Essonnes. Je crois en la capacité de l'être humain à faire fi de sa situation personnelle pour prendre la distance nécessaire à la réflexion. Je crois aussi en sa capacité à faire preuve d'empathie sans pour autant avoir vécu le quotidien de moins favorisés...
Pour autant, on a peine à croire qu'il connaît véritablement le quotidien de le France d'en bas (voire qu'il s'en préoccupe tout simplement) eu égard à ses déclarations.
Autre danger inquiétant pour la République: Serge Dassault est au coeur de l'oligarchie mise en place par Nicolas Sarkozy, celle qui réunit pouvoir financier, pouvoir politique et pouvoir médiatique. Celle des "Copains D'abord".
Dassault l'entrepreneur est souvent mis en avant. Sarkozy copine avec le Président Lula et dans la foulée, une commande de Rafales est passée par le gouvernement brésilien.
Nous n'aurions pas nécessairement besoin d'exemples pour comprendre qu'il existe un conflit d'intérêt majeur lorsque l'on possède une entreprise de cette importance et que l'on cumule les mandats. Encore faut-il rappeler que Serge Dassault est aussi à la tête du Figaro et qu'il ne fait pas dans l'à peu-près lorsqu'il s'agit de censurer tout ce qui ne ressemble pas à de l'UMP.

5. Serge, le croulant
Le bonhomme a 84 ans tout de même, ne pourrait-on laisser la place à d'autres?
Il faut croire qu'à l'image de son entreprise qu'il n'est pas prêt à céder à ses propres enfants, Serge Dassault aime le jusqueboutisme. Il aime le pouvoir tout simplement. Il aime son pouvoir.

Et il y a encore des gens pour voter pour lui...

*Elections perdues au profit de Manuel Valls qui a toute ma sympathie pour le coup !

vendredi 2 octobre 2009

Message au GRID et aux Promoteurs

"Des primaires, des primaires ! Nous voulons des primaires !"

Voilà ce que réclament à corps et à cris, plusieurs militants démocrates regroupés pour certains au sein du Grid ou des Promoteurs, ces groupes internes au Mouvement Démocrate qui ont en commun une démarche collective et participative visant notamment l'amélioration de la gouvernance, l'optimisation de la communication, la production d'idées neuve" ou "de définir un projet".

Dernièrement, l'objet des crispations semble toutefois s'être concentré sur la question des primaires et de la démocratie interne. Reprenant en coeur l'idée qu'un Mouvement Démocrate ne saurait prôner des valeurs qu'il ne s'applique pas à lui-même, la tendance se fait radicale en ce que chaque décision, chaque nomination, chaque mouvement doit être explicité, décortiqué, justifié dans une transparence qui ferait frissonner le Grand Timonier tel un jour de parade des jeunesses communistes.*

Dans un contexte fortement économico-médiatique, un parti politique, c'est plus que jamais une entreprise dont le produit serait les idées et les projets.
Il s'inscrit donc dans un marché, est soumis à une concurrence et doit convaincre sa cible de passer à l'acte: voter en sa faveur.
Pour ce faire, il s'entoure de collaborateurs auxquels il attribue un rôle en fonction de critères qu'il juge opportuns (compétence, expérience, dynamisme, personnalité...).

Les candidats qu'il met en avant sont ses responsables commerciaux. Ils font la promotion des idées, cherchent à convaincre, démarchent.

Sauf que le marché dans lequel le Mouvement Démocrate évolue est fort particulier. La concurrence y est faussée, les pièges nombreux, un parti bénéficie d'un monopole de fait lorsque la présence de l'autre est sans commune mesure avec notre start-up.

Notre point fort? Le produit.
Les électeurs se lassent du produit UMP dont ils sentent bien qu'il ne présentera un intérêt au final que pour une petite partie de la population. De l'autre, l'entreprise n'a plus renouvelé sa gamme depuis une vingtaine d'années.

Certes, notre produit doit encore être amélioré. La version 2007 a besoin de mises à jour. Le service Communication a besoin de plancher sérieusement sur une stratégie efficace de publicité et de proposer un kit Marketing à l'ensemble de nos responsables commerciaux.

Il nous faut donc unifier le message et s'entourer des meilleurs et des plus expérimentés pour vendre notre produit.

Rien n'est véritablement choquant à ce que la Direction soit encore maître de son recrutement !

Je sais ce que l'on me rétorquera: "un parti politique n'appartient pas à ses dirigeants !", "certains ont des comportements inacceptables!", "nous aimerions que nos idées soient entendues".

Une entreprise n'appartient pas non plus à ses dirigeants mais à ses actionnaires, les militants. Mais les actionnaires ne prennent pas les décisions quotidiennes de l'entreprise sauf à désavouer une Direction qui en sera fragilisé, voire décrédibilisé. Si erreur il y a, alors désaveu de la Direction il y aura.

Si vous pensez que notre Direction Nationale doit être licenciée, alors je vous inviterais à songer à l'analogie avec votre emploi si l'on faisait preuve d'autant d'intransigeance à votre égard. Je crois sincèrement en notre produit et en nos fondateurs sans qui l'offre n'aurait pas été concrétisée.

Bien sûr, il n'est pas question ici de renoncer à appliquer des règles de démocratie interne à notre mouvement, à moyen ou long terme, loin s'en faut. Il convient cependant de faire preuve de tempérance et de patience.

La démocrative participative au sein du parti ainsi que des primaires pourraient bien nuire à la solidité (déjà fragile) de notre mouvement. Voyez ce qui s'est passé chez nos concurrents à gauche, au PS comme chez les Verts. Fragilisation et cacophonie.
Il nous faut avant tout solidifier l'existant, fort de nos idées, d'une Direction forte et de collaborateurs qu'elle aura judicieusement nommés.
La priorité pour les actionnaires est à la réflexion programmatique et pour ceux prenant part activement à la vie de l'entreprise, à l'amélioration de la communication.

Certes, nous rêverions tous de mettre en avant de nouvelles têtes, compétentes, dynamiques et fidèles à nos idéaux mais une élection en France se gagne encore aujourd'hui grâce à un personnel rompu à l'exercice, qui connaît les rouages de la politique et de la communication et dans un contexte fortement biaisé.

Tant que ces règles du jeu existent, à trop vouloir jouer l'élève modèle, nous en perdrions l'efficacité. Plus notre message sera clairement entendu, plus nous serons forts et plus nous serons en position de changer les règles du jeu.

Alors, lorsque les Démocrates seront installés de manière pérenne dans le paysage politique français, la question de la démocratie interne se posera tout comme celle des primaires.

En investissant dans le MoDem, vous avez investi votre confiance dans une Direction.
Continuez à témoignez votre confiance, ayez foi en notre projet.
En attendant, investissons notre énergie à faire entendre nos idées, à "vendre notre produit".

*Rappelons que les régimes les plus transparents sont les régimes totalitaires.

L'écologie sauvera-t-elle l'Europe?

On peut dire que ça fanfaronne du côté de l'alliance Europe-Ecologie depuis leur résultat inespéré aux dernières élections européennes.

Sans qu'il soit besoin de faire quoique ce soit, il suffit de laisser le PS s'entredéchirer et le MoDem cumuler les erreurs de communication pour qu'ils soient érigés en principal opposant à la majorité actuelle. Sauf qu'il faut s'empresser d'éviter les jugements hâtifs.

S'agit-il d'un mouvement généralisé? Union Européenne et Ecologie riment-elles ensemble?

A en croire, le Daily Telegraph, c'est aussi le cas en Grande-Bretagne.
Il n'y a qu'un seul domaine dans lequel les électeurs britanniques ont confiance en l'UE - l'environnement.
(...) when it comes to the environment, nearly three times as many Britons say that the EU has had a good effect as disagree; only fighting terrorism runs it close. And it is the sole issue where opposition has not grown since the middle of the decade. It is also is one of the very few areas where Britons forget their hostility to Brussels regulations.
Traduction: Lorsqu'il s'agit d'environnement, près de trois britanniques disent que l'UE a un bon effet pour un mécontent; seul la lutte contre le terrorisme s'en approche. Et c'est le seul cas dans lequel l'opposition n'a pas augmenté depuis le milieu de la décennie. C'est aussi l'un des très rares domaines dans lequel les Britanniques oublient leur hostilité à la réglementation de Bruxelles.
They are not wrong. Ever since Britain joined Europe, Brussels has been the driving force in reducing pollution and protecting the environment. A stream of directives – backed up with prosecution when governments have failed to implement them – has cleaned our beaches and drinking water, reduced air pollution, protected wildlife areas and the countryside, and forced developers to assess major projects' environmental impact.
Traduction: Ils n'ont pas tort. Depuis que la Grande-Bretagne a rejoint l'Europe, Bruxelles a été le moteur dans la réduction de la pollution et la protection de l'environnement. Un flot de directives - supporté par les poursuites à l'encontre des gouvernements qui ne les ont pas transposés - a nettoyé nos plages et notre eau potable, réduit la pollution atmosphérique, protégé les milieux sauvages et la campagne, et forcé les constructeurs à évaluer l'impact sur l'environnement de leur principaux projets.

On peut tirer plusieurs enseignements de cette apparente confiance des électeurs en l'Europe quant à la protection de l'environnement:
  1. Il s'agit effectivement d'un domaine où l'harmonisation est plus ambitieuse que dans d'autres. La réglementation est concrète, visible et surtout efficace.
  2. Les électeurs constatent l'échec de l'Europe dans les autres domaines
  3. Si certains souhaitent plus d'harmonisation en réponse aux défaillances européennes, d'autres rejettent tout simplement l'idée d'une Europe politique et sociale. Malheureusement, Barroso ayant été reconduit à la tête de la Commission Européenne, seul véritable organe contrôlant la législation européenne*, il n'y a véritablement pas de quoi espérer que nous fassions un bon en avant salutaire au travers des instances traditionnelles communautaires. Effectivement, il y aurait fort à craindre que le maintien de l'inefficacité et de l'absence d'harmonisation intracommunautaire puisse réduire encore les ardeurs des plus fervents europhiles.
  4. Toute proportion gardée, les Verts ne représentant au total que 6,9% du Parlement Européen, et 8,38% du vote britannique. L'écologie n'est peut-être plus vu comme le monopole d'un parti.
Il y a de quoi rassurer les militants démocrates car je crois qu'avec Europe-Ecologie, le MoDem est certainement le parti politique le plus avancé sur les questions environnementales, et ce grâce notamment à la très reconnue Corinne Lepage, et aux transfuges des Verts comme Jean-Luc Bennhamias, Yann Wehrling ou Danièle Auffray.

Le tout est de savoir le communiquer.

*En l'état actuel du droit applicable, c'est-à-dire avant le Traité de Lisbonne.

 
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