vendredi 3 juillet 2009

Je suis un mouton de la blogosphère: voici les backlinks !

"Des liens, bordel, des liens !", c'est Nicolas qui le dit !

Je découvre au passage un des outils de mesure prisé par la blogosphère (après avoir déjà découvert récemment Blogonet), le Wikio Labs.

Le moment est donc venu de faire mon premier bilans des "backlinks" ou "rétroliens" en direction d'Unique et Commun durant le mois de Juin 2009.


Nicolas, grand pourvoyeur de rétroliens devant l'éternel. Qu'il en soit remercié !
Apportez-lui mille vierges visites sur son blog !

Merci au Coucou, à Polluxe et à Disparitus. Comme quoi la morale est de faire des titres de billets bien racoleurs. Ne vous étonnez pas si vous trouvez "Burqa" ou "Marion Cotillard naked" dans mes prochains billets.

Pour ma part, promis, je fera mieux à l'avenir. :D

Cheb Mami: le supermarché des croyances

LeMonde.fr raconte les déclarations de Cheb Mami lors de son procès pour "violences aggravées" sur son ancienne maîtresse. Un passage a particulièrement retenu mon attention, tant il illustre la mauvaise foi outrancière du personnage.
Durant l'audience, M. Mami avait avoué en pleurs sa "faute grave", sans cesser de se présenter comme un homme "piégé par tout le monde". Par Camille d'abord, (...) piégé enfin par "[sa] culture et [sa] religion", qui ne souffre pas les enfants illégitimes. "C'était la honte pour moi", a déclaré Cheb Mami, père d'une fille de 11 ans issue d'un premier mariage et d'un garçon de bientôt un an depuis son remariage, en septembre 2006, avec une Algérienne alors âgée de 19 ans.
Tout l'art de la contradiction chez ces prétendues victimes de la pression religieuse et sociale: on fait son supermarché des principes, on hiérarchise entre ceux qui sont inviolables (enfant adultérin) et ceux qui ne le sont pas (fidélité dans le mariage, protection de la vie). Allez m'expliquer comment on peut avancer tel argument lorsqu'étrangement cette même pression n'a semble-t-il exercé aucune influence sur les choix du "prince du raï" de pratiquer l'adultère, forcer l'avortement ou encore de violenter sa femme pour ce faire.

Décidément, entre Khaled et Cheb Mami, les quelques chanteurs de raï populaires au-delà de la communauté maghrébine en France donnent une bien piètre image de leur art...le pire étant quelques esprits faibles auront vite amalgamé ces exemples à une illustration de ce qu'est l'islam.

Il ne s'agit en fait que d'une énième manifestation d'un mécanisme de déresponsabilisation en défaveur en général de la religion ou de normes sociales. La règle n'est en fait pas en cause, pas plus que sa légitimité. C'est l'autorisation que se donne l'individu de transgresser certaines règles. En général, cette autorisation est liée à l'absence de conséquences préjudiciables à l'auteur de la transgression. Ainsi en va-t-il des violences conjugales, du feu que l'on grille, de la vitesse que l'on dépasse, du billet que l'on ramasse dans la rue, etc.

Seulement le jour où la possibilité d'une sanction se présente, la religion, la norme sociale ou autre forme de pression se représentera pour justifier son acte. Mécanisme de déresponsabilisation.

Que n'ai-je entendu ou vu de personnes ostracisées d'une famille parce qu'elles avaient violé le principe de l'indissolubilité du mariage alors que la plupart taisait coupablement que l'homme battait sa femme. Pourquoi ? Parce que l'un se voit, l'autre pas. Parce que l'un risque d'entraîner des conséquences préjudiciables à la famille lorsque l'autre non.

La religion n'a rien à voir là-dedans. Pis encore. Elle n'en a jamais été plus éloignée.

Faut-il encore donner du "Monseigneur"?

Ce matin, au micro de RMC et de BFM TV, le Prince Albert II de Monaco était interviewé par Jean-Jacques Bourdin.

L'entretien terminé, un auditeur intervient, indigné que l'on puisse encore, de nos jours, servir du "Monseigneur" à une personne, fût-elle chef d'Etat et fût-ce par un journaliste dans l'exercice de ses fonctions.

Le principal argument avancé par cet auditeur était qu'un tel titre apparaît désuet aujourd'hui en ce qu'il n'est que le vestige d'un autre temps.

Certes. Mais n'est-ce pas le cas de la plupart des titres formels réservés à certaines professions ou distinctions? Sous prétexte qu'un tel usage trouve son origine en des temps immémoriaux, faut-il nécessairement le sacrifier sur l'autel du progressisme?

Vous aurez certainement perçu que votre serviteur n'aime pas les ayatollahs du progressisme, prêts à jeter aux orties tout ce qui ressemble de près ou de loin à une tradition ancienne.

Il me semble essentiel que l'on s'adressât à Son Altesse Sérénissime Albert II de Monaco, en usant du titre "Monseigneur" comme l'usage le prescrit. Nulle déférence outrancière à cet égard, simple politesse.

Il en va de même pour d'autres: Docteur, Maître, Professeur, Votre Majesté, (généralement pour un roi ou une reine) Votre Altesse (généralement pour un prince non régent), Mon Père (à l'endroit des prêtes par les croyants chrétiens)...

Rappelons-nous qu'il s'agit du respect de la profession en question et non nécessairement de la personne qui l'incarne. Partant, le respect se traduit par la politesse dans le cadre du protocole. Une telle politesse n'est pas signe d'une soumission mais l'impolitesse est bien significative d'un irrespect.

Ne nous étonnons pas que Nicolas Sarkozy tutoie à tort et à travers la plupart de ses interlocuteurs: méthode éculée destinée à asseoir une connivence unilatérale (contrairement à une idée reçue, le Président de la République ne tutoierait que ceux à l'égard desquels il s'estime supérieur, sorte d'impolitesse calculée).

L'usage de titres est une reconnaissance par autrui d'une fonction ou d'une profession.

Il demeure que la politesse en général ne doit pas être réservée qu'à ceux-là car de politesse il ne serait plus question, mais bel et bien d'un asservissement servil et irraisonné.

jeudi 2 juillet 2009

Arlette Chabot (m') agace

Arlette Chabot, directrice de l'information sur France2, ne fait pas l'unanimité, loin s'en faut.

Je m'interrogeais encore il y a peu sur la qualité de la journaliste, sa pertinence et surtout sa propension à ne pas se coucher devant le pouvoir.

Les connivences avec le politique tuent le métier de journaliste, comme le martèle à corps et à cri, Aliocha.

Or, il y a de quoi s'interroger sur la capacité de cette professionnelle à garder sa perspicacité et surtout son objectivité. Lors du Grand Journal diffusé le 5 juin 2009 et faisant face à François Bayrou au lendemain de la catastrophique émission "A vous de juger", celle-ci défendait becs et ongles qu'il ne pouvait y avoir aucune connivence avec le pouvoir en place, que la nomination du président de France Télévisions par le chef de l'Etat ne posait aucun problème déontologique, et qu'elle ne voyait pas de problèmes à ce qu'il n'y ait pas de loi interdisant aux fournisseurs de l'Etat de contrôler directement ou indirectement les médias nationaux.

Ce jour-là, Arlette Chabot a permis de lever tous mes doutes. De la réserve journalistique, celle-ci a définitivement basculé vers un choix politique assumé: elle défend le gouvernement en place et fait partie à mes yeux des journalistes couchés.

mercredi 1 juillet 2009

Nicolas Sarkozy fait pénitence

Il est fort en communication ce Sarkozy...

Nicolas Sarkozy: "j'ai commis des erreurs"

Sans blague?

Unique et Commun: 143e au classement Blogonet !

Attention, ceci est un message autopromotionnel et autocongratulatoire dont certains passages sont susceptibles de flatter bassement l'ego de copains blogueurs.

L'occasion pour moi de vous remercier de supporter ma plume, chers lecteurs, mais tout particulièrement Nicolas et l'Hérétique qui ont aidé à mettre un sacré coup de lumière sur mein blog.

Mode remise des oscars: Je remercie aussi Vonric, fidèle lecteur et compatriote expatrié (visez-moi l'allitération!), le Coucou et le Faucon qui me font le plaisir de leurs commentaires. Ma Maman, mon Papa, ma femme et ma fille, Google et Sylvain Souklaye (ah non, je m'égare)...

Ceci consacre un objectif parfaitement assumé: pouvoir m'enrichir de discussions et de conneries.

J'en profite pour vous annoncer quelques petits changements esthétiques.

Mode guide touristique: Sur votre droite, vous pouvez admirer sous la présentation de l'auteur l'insertion du widget de l'Echiquier en lieu et place du simple flux rss ainsi qu'un joli petit bouton Blogonet avec le classement du présent blog dans sa catégorie.

Oui, je suis faible, je ne résiste pas au jeu de "qui a la plus grosse?".

A ce jeu, il faut croire que 142 blogueurs en ont une plus grosse que moi au classement "divers"...et je ne parle même pas au classement général.

Et là, il n'y a personne pour spammer mon blog avec des "enlarge blog with cialis".

Mode mur de mauvaise foi: Oui, je sais, 143e, c'est rien et alors...étant donnés les tréfonds du classement où ce blog stagnait il y a encore peu...puis de toutes façons, m'en fous...

Dégage de ma route !

Il est un comportement bien français que je n'ai jamais véritablement compris.

Actuellement en France, votre serviteur retrouve à son corps défendant le déplaisir de la route en Île-de-France.

Malgré la période estivale, les automobilistes ne sont apparemment pas encore partis en vacances. Dommage pour eux mais surtout dommage pour moi...(quel égoïste allez-vous dire) mais j'aurais été soulagé d'avoir à composer avec une circulation allégée de ces trop nombreux individus qui prennent la route pour un guichet de la Sécu.

Les tensions sont omniprésentes, la plupart ne veulent pas perdre leur place dans la file d'attente! Dès lors, lorsque vous, contraint de vous insérer dans le flot de véhicules (voie d'insertion, rétrecissement de chaussée, etc) voyez ces holibrius feignant de vous ignorer et suçant la roue de celui qui le précède (pour reprendre une expression du cyclisme), vous ne pouvez vous demander: "mais pourquoi?"

Qu'est-ce que cet aigri a-t-il à perdre à me laisser m'insérer selon la règle de bon sens du "un véhicule sur deux"? Du temps? Je doute qu'il aille plus vite ainsi...surtout dans un embouteillage.

La conduite "à la française" m'a grandement incité à faire preuve de charité auprès de mes voisins en Angleterre afin de les préparer à leur prochain voyage en France.
"Si jamais il vous arrive de devoir vous insérer sur une voie rapide, et qu'un véhicule vous fait des appels de phare, ne vous méprenez pas ! Contrairement à l'Angleterre où l'on vous invite à vous insérer, l'individu vous notifie de son empressement à ne pas vous voir devant lui".

Les yeux écarquillés, un tel conseil n'a pas été reçu sans stupeur.
Que voulez-vous, ce genre de comportement étonne là-bas.
 
blog d'expatrié