mercredi 15 avril 2009

Coup de gueule contre Free!

J'ai été un Freenaute convaincu pendant plusieurs années lorsque je vivais encore en France. Il est vrai que je n'avais jamais été confronté à un problème technique qui est certes, le meilleur moyen de tester la qualité du service d'un Fournisseur d'Accès à Internet.
Il faut dire que je fais partie de cette catégorie de la population que l'on peut qualifier de technophile à défaut d'être geek. D'ailleurs, Free a bien compris que son succès repose en partie sur une grande communauté d'utilisateurs technophiles prêts à s'entraider.
Des sites et associations de Freenautes tels que Freeks, Freenews et Aduf ont souvent joué les intermédiaires de communication entre des utilisateurs incompris et un FAI au succès exponentiel.
Ainsi, ces clients ont-ils toujours pu se retrancher sur l'aide bénévole d'utilisateurs expérimentés, qui n'est finalement que la traduction d'un comportement qui a généré l'apparition du web 2.0.

Le problème est l'effet pervers d'une telle politique qui a tendance à déresponsabiliser le FAI.
Si l'on pouvait pardonner certains pêchés d'un FAI au succès naissant mais à la volonté admirable, il est difficile aujourd'hui de passer outre les défauts du numéro 2 de l'Internet français.

Les FAI français ont pour réputation d'appâter généreusement le chaland tout en négligeant abondamment la clientèle acquise.

C'est l'expérience malheureuse rencontrée par certains de mes proches, clients du FAI sur les conseils (mal avisés?) des enfants.
La connection est excellente, les conditions techniques étant réunies. Dès lors, comme beaucoup, mes proches ont cédé aux sirènes de la Haute Définition et ont donc décidé d'acquérir un écran, tout-nouveau-tout-beau-avec-la-HD-qui-va-bien.

Le début des ennuis
Problème, impossible d'obtenir un signal par le port HDMI, port qui permet donc une connection numérique permettant la transmission du signal haute définition.
Après plusieurs tests, différents câbles, différents appareils, le diagnostic tombe: le port HDMI de la Freebox HD est en cause.

Plus de 6 mois d'échanges téléphoniques (donc payant), de courriers électroniques et de conversation "tchat"* avec le service technique, d'innombrables échanges aussi ineptes que répétitifs, (avez-vous testé une autre TV? avez-vous bien remis à jour votre Freebox?...) pour finalement déboucher sur la révélation d'un état d'esprit:

Désolé, Monsieur, mais nous considérons les services HD comme optionnels dans la mesure où vous pouvez bénéficier de la TV par péritel, nous n'échangerons donc par votre Freebox HD pour cela. Nous ne pouvons rien pour vous.
L'irrespect de ses obligations
Je crois que cela ne mérite pas plus de commentaires tant cette affirmation est représentative d'un irrespect du client et d'une déresponsabilisation outrancière.

Il est possible qu'il ne s'agisse que d'une errance des employés de la hotline, insuffisamment formés, mais il ne faut pas négliger cet aspect des services car il ne faut pas oublier que ce service est l'interface recueillant les informations sur l'anormalité d'une situation au détriment du client: un service défaillant.
Parfois, la responsabilité du FAI n'est pas en cause, mais elle l'est à d'autres occasions et ne pas recueiller de réponses ou de solutions à cela est inacceptable.

Free, ne glissez pas sur cette pente car comme la première réaction de mes proches le démontre: "de toutes façons, je pensais prendre la Dartybox".

*qui a le mérite d'exister

dimanche 12 avril 2009

Joyeuses Pâques à tous !

Soyez modéré(e) mais pas trop !

Personnellement, je compte bien mettre un terme au Carême en beauté !

A ceux qui auraient oublié les fondements de la fête de Pâques, je vous invite à vous rendre sur la page Wikipédia (que vous ne pourrez taxer ainsi de prosélytisme).

Une petite anecdote au passage, sachez que si les cloches amènent les oeufs en France, c'est l'Easter Bunny qui le fait en Angleterre.

Joyeuse fête !


jeudi 9 avril 2009

De vrais politiciens, ça existe !


Bravo à Lionel Tardy, député de Haute-Savoie pour s'exprimer publiquement sur les magouillages de la majorité dans le cadre du vote de la loi HADOPI.

On peut tout autant féliciter cet homme car il appartient lui-même au groupe parlementaire de l'UMP.
Il n'est pas à douter que d'aucuns ne manqueront pas de souligner que ceci est la preuve que le débat existe au sein de la majorité...ce serait faire fi des éléments qui ont été soulevés par plusieurs députés dont la voix dissonait avec celle du gouvernement.

Renforcer le rôle du Parlement vous aviez dit?
Je rendrai compte régulièrement de mon action devant les Français et devant le
Parlement. Je veux renforcer les pouvoirs de celui-ci et l’associer aux nominations les
plus importantes.
Bravo, encore pour un acte et un engagement propres à redonner foi dans l'Homme Politique.

mercredi 8 avril 2009

Rebelotte et dix de der !

Je me demandais si Rue89 n'avait pas un problème à l'égard de Benoît XVI.

J'aurais tendance à verser dans l'affirmative.

Une information qui tombe dans un climat délètère orchestré autour du pontificat de Benoît XVI...sauf que cette information n'a rien de la nouveauté puisque le texte date de 1998, qu'il n'a pas été écrit spécifiquement pour cette publication d'extrême-droite et que cette parution est connue des médias allemands depuis plus d'un an.

J'ai la forte impression que l'on veut à tout prix faire de Benoît XVI un néo-fasciste en puissance et blâmer par la même la crédibilité de toute l'Eglise.
Aliocha me faisait part de la possibilité que j'ai une lecture biaisée de ce type d'articles...je pense très sincèrement que certains journalistes ont une vision orientée des propos de Sa Sainteté.
On peut très bien faire dire tout et n'importe quoi à un texte dogmatique...sauf qu'en l'occurrence, on essaye de lui faire tenir un discours à teinte unique.

Il faut croire que l'Eglise n'a pas encore fini d'expier sa trop grande permissivité de la Seconde Guerre Mondiale et ce, malgré l'amende honorable qui a été faite depuis.

Il est tout à fait possible de faire l'exégèse du texte publié par la revue Die Aula sous un angle résolument humaniste et chrétien. Peut-être tenterai-je l'exercice si le temps me le permet.

Edit: Je trouve que ça irait bien à Rue89.

lundi 6 avril 2009

Agir contre le rapport "Darrois"?

Un cours billet pour vous signaler la présence d'une pétition lancée par un membre du Village de la Justice pour la défense de la profession de juriste d'entreprise menacée par le rapport de la Commission Darrois:

Ce qui est en jeu:
- Des juristes d'entreprise en place menacés par une éviction possible et soumis à l'appréciation souveraine de l'Ordre des Avocats quant à savoir s'ils pourront ou non devenir Avocat en Entreprise.
- Des jeunes diplômés qui se verront définitivement barrer l'accès à un emploi à l'issue de cinq années d'études voire plus, alors que les difficultés d'insertion actuelles sont déjà extraordinairement lourdes
- Le glissement définitif du marché du droit en faveur de professions plus pragmatiques dans leur approche ou de cabinets anglo-saxons, le juriste d'entreprise étant le garant de la diffusion de la connaissance du risque juridique dans l'entreprise
- L'appauvrissement accéléré de la valeur de la formation universitaire

Encore une fois, la réforme oui si tant est qu'elle est justifiée et proportionnée à l'égard du but poursuivi: l'intérêt général. Pour le moment, le projet de réforme va avant tout dans l'intérêt...des avocats et nous ne souhaitons certainement pas devenir deux professions qui s'opposent alors que nous avons toujours estimé être deux professions qui se complètent.

jeudi 2 avril 2009

Commission Darrois: l'OPA hostile des avocats

J'avais initialement l'idée de commettre un billet sur la surprotection des salariés et les effets pervers d'une telle situation mais actualité oblige, je ne peux rester muet sur le rapport remis par la Commission Darrois dont vous pourrez trouver copie ici.

Kézako cette Commission Darrois?

Un lien vaut parfois mieux que quelques lignes, je vous invite à vous rendre sur le site Internet de la Commission Darrois grâcieusement hébergé par le Ministère de la Justice.

La Commission Darrois, dont le nom revient à son Président, a été réunie par cet avocat d'affaires renommé Jean-Michel Darrois que d'aucuns qualifient " d'avocat le plus puissant de France" (diantre, rien que ça !) dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par le Président de la République himself.

Sa mission consiste notamment selon les termes de la lettre de Nicolas Sarkozy à formuler toutes les propositions visant à :
  • créer en France une grande profession du droit et préciser les formes que cette profession pourrait prendre, en conciliant l’indépendance nécessaire à l’exercice des droits de la défense avec les exigences propres à la réalisation de missions d’intérêt général ;
  • plus généralement, promouvoir une réforme profonde des structures d’exercice des professionnels du droit destinées tout à la fois à favoriser la concurrence et leur compétitivité interne et internationale et à améliorer la qualité des services rendus au profit de tous les usagers du droit ;
  • proposer l’instauration des modalités de régulation et de gouvernance de cette nouvelle profession et/ou des professions existantes en vue de favoriser la confiance du public français et étranger dans notre système juridique ;
  • faire des propositions de réforme du système d’aide juridictionnelle afin, non seulement d’en pérenniser l’existence, mais aussi de favoriser le développement de l’accès au droit et à la justice tout en permettant la maîtrise de son coût.
En tout premier lieu, il y a lieu de s'interroger sur la pertinence de confier la réflexion sur l'ensemble des professions du droit à un avocat d'affaires, lorsque l'on sait que notre HyperPrésident lui-même est avocat d'affaires de profession. Est-ce une raison de suspecter une analyse biaisée par un sentiment corporatiste? En (bon) juriste que je suis, je réserverai mon jugement en me fondant sur les faits.

La composition de la Commission elle-même a de quoi surprendre: si l'enseignement, l'avocature, la magistrature et la fonction d'Etat sont dignement représentés, d'autres le sont certainement moins: un seul représentant les juristes d'entreprise, et aucun pour des professions aussi essentielles qu'importantes telles que Notaires, et Huissiers de Justice. Toutes ces professions prodiguent pourtant au quotidien des conseils juridiques.

Cette Commission a donc remis un rapport comme il le lui a été demandé.

Keskidi ce rapport?

Mon bon ami, résumons la situation comme elle est, comment espérer qu'une Commission dont la mission est de réfléchir à l'amélioration de l'avocature réfléchisse avec distance et objectivité à la situation du marché du droit en France?
Les deux intérêts sont pourtant divergents.
On ne peut pas leur jeter l'opprobre de ce point de vue, si ce n'est que l'on pourrait légitimement attendre d'éminents juristes qu'ils remettent en question le postulat de départ, affirmé par Nicolas Sarkozy.

Du Juriste d'Entreprise...
En l'occurrence, je me ferais aujourd'hui le porte-voix d'une profession dont on ne parle jamais (et pour cause, elle est très faiblement représentée) et dont je fais partie: le juriste d'entreprise.

Faisons d'abord un bref point sur ce qu'est un juriste d'entreprise, profession très peu connue du grand public qui la plupart du temps nous assimilera aux avocat d'affaires.
Mes parents eux-mêmes ont bien mis 5 ans avant de savoir que j'étais juriste et non avocat.
On ne peut les reprocher d'ignorer l'existence d'une profession qui outre le nombre relativement faible de professionnels (on ne compte qu'environ 8000 juristes d'entreprises en France selon les dires de l'AFJE) n'est pas réglementée, et n'a donc pas d'institution officielle pour nous représenter. On ne peut décemment compter que sur les syndicats de salariés qui nous assimilent la plupart du temps au patronat en raison de la nature de notre mission : protéger les intérêts de l'entreprise.

La situation particulière en France est que contrairement à la plupart des pays occidentaux, le juriste d'entreprise n'a qu'une existence par défaut. Pas de titre, pas de reconnaissance officielle, des difficultés pour bénéficier - en pratique - de son droit à devenir avocat au terme d'une pratique professionnelle de 8 ans (que l'on appelle la "passerelle"), etc.

Il faut savoir que la situation pour un jeune diplômé en droit est loin d'être enviable à l'issue d'un Master 2 (Bac +5) qu'il fût de qualité ou non.
La tendance (lourde) qui s'est initiée depuis quelques années est l'exigence par les employeurs d'un cumul de diplômes et de formation, tous plus aberrants les uns que les autres, et ceci pour le seul exercice du conseil juridique en entreprise.
Armez-vous d'une MBA, d'un diplôme juridique étranger (de préférence anglo-saxon), d'une expérience professionnelle de 3 ans, du Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (le CAPA), maîtrisez l'usage de trois langues parfaitement et vous pourrez prétendre postuler à un poste de juriste junior dans un grand service juridique, cantonné à faire du secrétariat de société pour un fabuleux salaire de 26k€ par an.

...vers l'Avocat d'Entreprise
Voilà qu'aujourd'hui, la Commission Darrois recommande la création de "l'avocat d'entreprise" permettant à tout avocat, d'être soumis aux règles de la profession et à la protection correspondante (déontologie, secret...) tout en interdisant de plaider au nom de son employeur.

Désormais, outre la sélection ahurissante déjà imposée par la pratique, il faudra être titulaire du CAPA pour être juriste en entreprise. Oui, ai-je bien dit le CAPA, diplôme qui sanctionne une formation destinée... à l'avocature.

Nul mot n'est dit sur la pertinence et l'apport pour l'entreprise comme pour les juristes en place d'une telle réforme. De toutes façons, si la réforme est adoptée en l'état, ceux-ci n'auront que 8 ans pour se conformer à cette obligation.
Le rapport se contente de renvoyer aux conditions "fixées par la jurisprudence" quant à la possibilité pour le juriste d'entreprise de devenir "avocat d'entreprise".

Beaucoup de question sont laissées en suspens alors qu'elles sont loin d'être anodines:

En quoi cet apport est-il indispensable ou à défaut, ne serait-ce qu'utile, à la profession de juriste d'entreprise?
Que va-t-on donc faire de ces juristes d'entreprise qui n'entreraient pas dans les conditions appréciées discrétionnairement par l'Ordre des Avocats ?
Que va-t-on faire de ces étudiants qui échouent à l'examen d'entrée à l'école d'avocat à l'issue de 5 ans d'étude?
Que faire si comme il est mentionné, l'employeur refuse pour les juristes en place d'accorder le changement de statut vers celui d'avocat d'entreprise?

L'intérêt pour la profession d'avocat est évident: il s'inscrit dans un manoeuvre généralisée d'extension du périmètre de la profession, lui réservant un sort très favorable:
Les avocats deviendront aussi Conseil en Propriété Intellectuelle, restreindront le champ de l'activité juridique de leurs concurrents (experts-comptables, agents immobiliers, conseils en RH,...) établiront des actes sinon authentiques du moins équivalents, et remplaceront les juristes d'entreprise...

L'intérêt pour l'usager du droit et pour les autres professions existantes?
Il est tout sauf évident, mon bon ami. Mais cela, vous ne l'entendrez guère car sans représentation officielle, les médias ne se pencheront pas sur ce problème qui pourrait en laisser plus d'un sur le carreau.
Je vois déjà des esprits chagrins conclure qu'il est paradoxal qu'une profession censée protéger les intérêts d'autrui ne sache pas défendre ses propres intérêts.
Répondons-leur qu'il est une chose de se défendre individuellement et une autre que de faire du lobbying.

lundi 30 mars 2009

La discrimination, là où on ne l'attend pas...

"Nemo, il a rêvé de vous !"
Voilà ce que m'annonce en titre un message électronique publicitaire reçu sur l'une de mes adresses destinées à recevoir du pourriel.

Loin d'être du spam, ce message vient d'une newsletter à laquelle j'avais souscrite en des temps immémoriaux.
Bon, je peux vous l'avouer cher lectorat internaute, il s'agissait de recevoir son horoscope quotidiennement.

Ce n'est pas la première fois que je reçois un tel message publicitaire de la part de ce fournisseur de services "ésotériques" qui suppose sa cible exclusivement féminine.

J'ai toujours pensé que la discrimination se nichait dans les clichés avant tout:
Femme = vaisselle (ou vice-versa)
Homme = bricolage
Films d'actions = homme
Comédie romantique = femme
etc...

Force est de constater qu'en l'occurrence horoscope.fr sombre dans le manichéen "astrologie = femme".
Raté...

NB :
1. Pour ceux qui s'interrogent sur mon éventuelle inclination pour l'astrologie, je crois en l'influence des astres à déterminer des grandes lignes telle une humeur, un caractère mais certainement pas un événement
2. J'assume mon côté féminin
3. Quoi, je suis vexé?
 
blog d'expatrié