Affichage des articles dont le libellé est Ecologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ecologie. Afficher tous les articles

vendredi 16 octobre 2009

Mange ta viande !


Nul besoin d'être un expert, un écolo aguerri, un agronome cheveronné, ni même un économiste, pour craindre le problème de surpopulation qui nous attend.

Il s'agit certainement de notre défi environnemental le plus lourd pour les années à venir.
Quand d'aucun s'époumonent sur le réchauffement climatique, le trou dans la couche d'ozone ou les émissions de gaz à effet de serre, le problème de l'alimentation de la planète est étrangement écarté de la scène médiatique.

Pourtant, les estimations concourent en ce que d'ici 2050, nous serons 34% habitants de plus qu'ajourd'hui.

Je suis généralement agacé par les préconisations de grand-mère qui consistent à culpabiliser le public et lui acheter une bonne conscience (tri des déchets, véhicules moins polluants, économies d'énergie) lorsque la véritable pollution se situe ailleurs (agriculture de masse, industries pharmaceutiques, constructeurs automobiles,...).

Mais en l'occurrence, il y a un geste que j'ai décidé moi-même d'adopter depuis quelques temps et je peux vous dire que ce n'est pas un petit pas: j'ai fortement réduit ma consommation de viandes.

Autant vous dire que ma culture ne s'y prête guère. Je suis issu de deux familles portugaises fermières. Le poisson y était rare, la viande érigé en culte.

Poulet, porc et gibiers, les piliers de la gastronomie. Je ne suis pas pour autant végétarien, ni même végétalien. Le catholique rejoint le scientifique en moi en ce que je considère qu'il existe une chaîne alimentaire et qu'à partir du moment où la nature est traitée avec respect, rien n'interdit de profiter de ses bienfaits. En outre, l'omnivorisme à contribuer à faire de nous les êtres humains évolués (?) que nous sommes.

Pour autant, manger de la viande tous les jours n'est pas un acte normal pour les sédentaires moyennement sportifs (voire plus du tout dans mon cas) que nous sommes devenus.

Or, lorsque l'on sait la filière de l'élevage émettrait plus de gaz à effets de serre que l'industrie du transport, et que beaucoup d'autres arguments viennent militer en faveur d'une réduction de la consommation de viandes, je crois que le choix s'impose de lui-même.

Peu importe au final. Il s'agit plus d'un luxe que d'un sacrifice. Je ne suis pas sûr pour autant que le boeuf que l'on ne tuera pas pour moi ira nécessairement nourrir une part du milliard d'habitants de la planète souffrant de faim. Je l'espère néanmoins.

Quoiqu'il arrive, il nous faudra nécessairement changer nos habitudes alimentaires de façon drastique. Je commence dès maintenant afin d'éduquer mes enfants dans ce sens.

Ca tombe bien en plus, c'est bon pour la forme physique...

Edit tardif: J'ai remplacé l'image afin de remettre l'original. Le serveur qui hébergeait l'image interdisait vraisemblablement les redirections...du coup, certains se sont retrouvés avec une image pour le moins...racoleuse, désolé !

vendredi 2 octobre 2009

L'écologie sauvera-t-elle l'Europe?

On peut dire que ça fanfaronne du côté de l'alliance Europe-Ecologie depuis leur résultat inespéré aux dernières élections européennes.

Sans qu'il soit besoin de faire quoique ce soit, il suffit de laisser le PS s'entredéchirer et le MoDem cumuler les erreurs de communication pour qu'ils soient érigés en principal opposant à la majorité actuelle. Sauf qu'il faut s'empresser d'éviter les jugements hâtifs.

S'agit-il d'un mouvement généralisé? Union Européenne et Ecologie riment-elles ensemble?

A en croire, le Daily Telegraph, c'est aussi le cas en Grande-Bretagne.
Il n'y a qu'un seul domaine dans lequel les électeurs britanniques ont confiance en l'UE - l'environnement.
(...) when it comes to the environment, nearly three times as many Britons say that the EU has had a good effect as disagree; only fighting terrorism runs it close. And it is the sole issue where opposition has not grown since the middle of the decade. It is also is one of the very few areas where Britons forget their hostility to Brussels regulations.
Traduction: Lorsqu'il s'agit d'environnement, près de trois britanniques disent que l'UE a un bon effet pour un mécontent; seul la lutte contre le terrorisme s'en approche. Et c'est le seul cas dans lequel l'opposition n'a pas augmenté depuis le milieu de la décennie. C'est aussi l'un des très rares domaines dans lequel les Britanniques oublient leur hostilité à la réglementation de Bruxelles.
They are not wrong. Ever since Britain joined Europe, Brussels has been the driving force in reducing pollution and protecting the environment. A stream of directives – backed up with prosecution when governments have failed to implement them – has cleaned our beaches and drinking water, reduced air pollution, protected wildlife areas and the countryside, and forced developers to assess major projects' environmental impact.
Traduction: Ils n'ont pas tort. Depuis que la Grande-Bretagne a rejoint l'Europe, Bruxelles a été le moteur dans la réduction de la pollution et la protection de l'environnement. Un flot de directives - supporté par les poursuites à l'encontre des gouvernements qui ne les ont pas transposés - a nettoyé nos plages et notre eau potable, réduit la pollution atmosphérique, protégé les milieux sauvages et la campagne, et forcé les constructeurs à évaluer l'impact sur l'environnement de leur principaux projets.

On peut tirer plusieurs enseignements de cette apparente confiance des électeurs en l'Europe quant à la protection de l'environnement:
  1. Il s'agit effectivement d'un domaine où l'harmonisation est plus ambitieuse que dans d'autres. La réglementation est concrète, visible et surtout efficace.
  2. Les électeurs constatent l'échec de l'Europe dans les autres domaines
  3. Si certains souhaitent plus d'harmonisation en réponse aux défaillances européennes, d'autres rejettent tout simplement l'idée d'une Europe politique et sociale. Malheureusement, Barroso ayant été reconduit à la tête de la Commission Européenne, seul véritable organe contrôlant la législation européenne*, il n'y a véritablement pas de quoi espérer que nous fassions un bon en avant salutaire au travers des instances traditionnelles communautaires. Effectivement, il y aurait fort à craindre que le maintien de l'inefficacité et de l'absence d'harmonisation intracommunautaire puisse réduire encore les ardeurs des plus fervents europhiles.
  4. Toute proportion gardée, les Verts ne représentant au total que 6,9% du Parlement Européen, et 8,38% du vote britannique. L'écologie n'est peut-être plus vu comme le monopole d'un parti.
Il y a de quoi rassurer les militants démocrates car je crois qu'avec Europe-Ecologie, le MoDem est certainement le parti politique le plus avancé sur les questions environnementales, et ce grâce notamment à la très reconnue Corinne Lepage, et aux transfuges des Verts comme Jean-Luc Bennhamias, Yann Wehrling ou Danièle Auffray.

Le tout est de savoir le communiquer.

*En l'état actuel du droit applicable, c'est-à-dire avant le Traité de Lisbonne.

mardi 15 septembre 2009

La voiture électrique: encore trop de questions !

Via la section du MoDem de Poissy, constituée d'éminents blogueurs, Renault annonce qu'il a "pour ambition d’être le premier constructeur généraliste à proposer des véhicules zéro émission accessibles au plus grand nombre, et ce dès 2011"

Je ne vais pas torpiller ce qui est en apparence une bonne nouvelle mais, plusieurs questions surgissent:

1. Pourquoi avoir attendu tout ce temps?
Ce n'est pas comme si la technologie électrique n'existait pas depuis le début du XXe siècle...

2. Quid de l'accès à une borne électrique dans toute station service?
C'est bien beau de se recharger chez soi...mais quand on prend son véhicule généralement, c'est pour se déplacer d'un point A vers un point B, qui n'est pas chez soi. En outre, aurons-nous des garanties quant au prix effectif "à la pompe"? L'idée n'est pas nécessairement d'avoir une borne électrique dans une station-service mais bien d'en avoir un nombre et une répartition équivalente sur le territoire.

3. Quid de l'autonomie d'un véhicule? De la perte d'énergie à l'arrêt? De la diminution de l'autonomie au fur et à mesure de la vie de la batterie?
Lié à la question n°2. Si nous sommes limités à 200km d'autonomie par exemple, cela pose la question de l'utilisation d'un tel véhicule sur de longues distances. VRP, commerciaux, transporteurs, livreurs, professionnels de la route, pourraient bien ne pas pouvoir investir dans de tels véhicules pour des raisons pratiques évidentes.

4. Quid de la réflexion sur la production électrique, la dépendance du nucléaire, le recyclage des déchets ?
Certes, la question du rejet de CO² serait éliminée mais l'énergie électrique est-elle propre pour autant? Rappelons que la France a fait le choix d'investir massivement dans le nucléaire (ce qui nous permet d'éviter d'être soumis à la dictature des producteurs de gaz ou de carburant) mais soulève le problème du recyclage, du stockage des déchets ainsi que de la sécurité.

mercredi 8 juillet 2009

Les pubs, ça m'agace aussi

Vous allez me traiter de vieil aigri. Déjà que Sylvain Souklaye et Arlette Chabot m'agacent, voilà que les publicités radiophoniques s'y mettent aussi.

Ce matin, dans mon poste, l'air de rien, perdu dans une nuée de véhicules collés les uns derrière les autres sur l'A13, circulant à côté d'une espèce de bachibouzouk qui seul et sans raison apparente s'est amusé à jouer du klaxon pendant 20 minutes, une infomercial vantant les mérites des innovations écologiques à Paris attire mon attention.

Celle-ci termine par une comparaison inepte entre Paris et Londres:
"Il n'y a pas de quoi être impressionné. Londres n'a toujours pas son service de vélos à libre disposition." L'argument imparable, la comparaison ultime, le Velib parangon de la lutte contre le réchauffement climatique.

Certes, Londres n'a pas son Vélib' mais Londres a instauré:
- Un péage urbain restreignant l'accès au centre de la ville moyennant paiement d'une somme de £8 soit environ 9€ par jour (Congestion Charge)
- Une zone verte, (Low Emission Zone) plus large que le périmètre défini par le péage urbain, et réglementant la circulation des véhicules les plus polluants
- Un nombre significatif de couloirs réservés aux bus et ainsi que de pistes cyclables quitte à en faire râler plus d'un.

Comparaison n'est pas raison. Mais s'il fallait se prêter à ce jeu, je ne suis pas convaincu que Paris en sortirait gagnant. Viennent ensuite des réactions d'auditeurs sur l'antenne de RMC notamment sur l'événement télévisuel de la veille.

Michael Jackson
Monopolisation télévisuelle de la cérémonie en hommage au King of Pop. Occupation de l'espace médiatique comme on en a rarement vu. Quoique.
Le mariage de Lady Di avait bien rassemblé près de 400 millions de téléspectateurs. Il semblerait que le chiffre soit encore plus important pour la retransmission de l'événement du Staples Center. Certains n'étaient pas de la partie.
Bon, je vous avoue ne pas avoir regardé. Mais je sais qu'un grand nombre des amis de Michael Jackson ont défilé devant le micro pour louer les qualités humaines du défunt chanteur.
Je me demande bien où ces gugusses étaient lorsque cet être si cher à leur coeur était traîné à tort dans la boue des médias et de la justice.
La cérémonie allait donc nécessairement être hypocrite et larmoyante. Très peu pour moi.
A noter que j'ai l'impression que le traitement médiatique qui entoure ce décès est substantiellement différent selon qu'il s'agit de la presse papier, plus mesurée ou des médias télévisés, plus en recherche d'émotions.
 
blog d'expatrié