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vendredi 9 octobre 2009

Luttes d'egos dans la blogosphère démocrate

Non. Je ne commenterai pas l'affaire Frédéric Mitterrand, pas plus que son intervention télévisée pour cause de non-réception des chaînes françaises en Angleterre...et surtout, il faut le dire parce que cela ne m'intéresse pas.

J'en profite pour me balader sur la toile. Or, au détour de mes lectures bloguesques, je tombe sur un surprenant billet de Christophe Ginisty.
Surprenant car il s'attaque à la personne de l'Hérétique, ce qui donne la désagréable sensation d'une attaque ad hominem bien en règle, plus que d'une argumentation politique objective et sereine. Par ailleurs, le déferlement de commentaires est digne du "caniveau de la discussion politique".

En substance, Christophe ainsi que de nombreux commentateurs lui reprochent de soutenir trop ardemment la direction actuelle du Mouvement Démocrate.

J'ai moi-même fait l'objet sur Facebook d'une demande quelque peu virulente d'un élu démocrate* pour mes positions moins intransigeantes à l'égard de la Direction Nationale:
Bientôt M Nemo Auditur nous aurons à debattre sur pas mal de sujet car je viens de lire vos posts et je vous trouve un peu, voire beaucoup defendant une ligne qui en grande parti est en parfaite contradiction avec les fondements du MODEM...à bientôt
Je suis toujours disposé à débattre, c'est même la raison pour laquelle j'ai commencé mon aventure bloguesque. Mais la forme péremptoire et quelque peu déplacée du commentaire qui tient plus de l'inquisition que de l'invitation au débat, ne permet pas de penser que ce dernier sera serein...d'autant plus quand il est sous-entendu que je serais en contradiction avec les fondements du MoDem. (Moi, je suis fidèle à mes convictions mais pas vous !)

Bien qu'il n'y ait pas spécialement d'événements particuliers récents qui y inciteraient, j'ai la désagréable sensation que les mouvements contestataires internes au MoDem se radicalisent quelque peu. Ceux-là même qui militaient au début pour le rassemblement autour de François Bayrou ne discernent désormais plus que les dissemblances.

On ne veut pas entendre parler d'alliance à gauche ou à droite, on veut imposer la démocratie interne, participative, obtenir des primaires pour les Régionales, etc. Et tous ceux qui ne seraient pas d'accord avec celà seraient considérés ennemis de la véritable idéologie démocrate.
Ce manichéisme fait irrémédiablement résonner en moi un air de "démocratie populaire" plutôt effrayant.

La prose de Christophe Ginisty s'inscrit en l'occurrence dans cette tendance et n'est selon moi, pas fidèle à l'image qu'il souhaiterait projeter. S'il craint que les décisions actuelles du 133bis Rue de l'Université ne soient pas à même de rassembler les Français, j'ai bien peur que ce ne soit pas plus le cas ici.

En outre, le seul commentaire intelligent que j'ai pu lire est certainement celui du Mouvement Alcibiade:
@tous les autres : Nous ne prendrons pas parti dans le différent entre l'hérétique et Christophe, car nous pressentons que bientôt, pour reconstruire ce que lee clan de l'egocrate détruit systématiquement depuis deux ans dans ce pays, nous aurons besoin de leurs talents respectifs! Leurs désaccords participant le plus souvent d'incompréhension ou d'erreurs (comme cette histoire d'IP) que deux personnages intelligents ne peuvent qu admettre.

Pourtant, la grande échéance approche vite et le temps va bientôt manquer pour laisser de coté toute querelle secondaire...
Je suis d'accord, si maintenant on se met à faire comme du PartiSocialisme...

J'aurais juste envie de rappeler une évidence, un truisme que certains ont perdu de vue:

Nous sommes tous dans le même camp ! Le plus important reste le triomphe de nos idées !

Je suis sûr que nous retrouverons prochainement une certaine sérénité. Très certainement lorsque le Congrès Programmatique aura eu lieu.
Le projet du MoDem sera - je l'espère - notre élément fédérateur.

*Je ne le nommerai pas afin de ne pas être moi-même taxé d'inquisiteur ou de verser dans l'ad hominem.

vendredi 2 octobre 2009

Message au GRID et aux Promoteurs

"Des primaires, des primaires ! Nous voulons des primaires !"

Voilà ce que réclament à corps et à cris, plusieurs militants démocrates regroupés pour certains au sein du Grid ou des Promoteurs, ces groupes internes au Mouvement Démocrate qui ont en commun une démarche collective et participative visant notamment l'amélioration de la gouvernance, l'optimisation de la communication, la production d'idées neuve" ou "de définir un projet".

Dernièrement, l'objet des crispations semble toutefois s'être concentré sur la question des primaires et de la démocratie interne. Reprenant en coeur l'idée qu'un Mouvement Démocrate ne saurait prôner des valeurs qu'il ne s'applique pas à lui-même, la tendance se fait radicale en ce que chaque décision, chaque nomination, chaque mouvement doit être explicité, décortiqué, justifié dans une transparence qui ferait frissonner le Grand Timonier tel un jour de parade des jeunesses communistes.*

Dans un contexte fortement économico-médiatique, un parti politique, c'est plus que jamais une entreprise dont le produit serait les idées et les projets.
Il s'inscrit donc dans un marché, est soumis à une concurrence et doit convaincre sa cible de passer à l'acte: voter en sa faveur.
Pour ce faire, il s'entoure de collaborateurs auxquels il attribue un rôle en fonction de critères qu'il juge opportuns (compétence, expérience, dynamisme, personnalité...).

Les candidats qu'il met en avant sont ses responsables commerciaux. Ils font la promotion des idées, cherchent à convaincre, démarchent.

Sauf que le marché dans lequel le Mouvement Démocrate évolue est fort particulier. La concurrence y est faussée, les pièges nombreux, un parti bénéficie d'un monopole de fait lorsque la présence de l'autre est sans commune mesure avec notre start-up.

Notre point fort? Le produit.
Les électeurs se lassent du produit UMP dont ils sentent bien qu'il ne présentera un intérêt au final que pour une petite partie de la population. De l'autre, l'entreprise n'a plus renouvelé sa gamme depuis une vingtaine d'années.

Certes, notre produit doit encore être amélioré. La version 2007 a besoin de mises à jour. Le service Communication a besoin de plancher sérieusement sur une stratégie efficace de publicité et de proposer un kit Marketing à l'ensemble de nos responsables commerciaux.

Il nous faut donc unifier le message et s'entourer des meilleurs et des plus expérimentés pour vendre notre produit.

Rien n'est véritablement choquant à ce que la Direction soit encore maître de son recrutement !

Je sais ce que l'on me rétorquera: "un parti politique n'appartient pas à ses dirigeants !", "certains ont des comportements inacceptables!", "nous aimerions que nos idées soient entendues".

Une entreprise n'appartient pas non plus à ses dirigeants mais à ses actionnaires, les militants. Mais les actionnaires ne prennent pas les décisions quotidiennes de l'entreprise sauf à désavouer une Direction qui en sera fragilisé, voire décrédibilisé. Si erreur il y a, alors désaveu de la Direction il y aura.

Si vous pensez que notre Direction Nationale doit être licenciée, alors je vous inviterais à songer à l'analogie avec votre emploi si l'on faisait preuve d'autant d'intransigeance à votre égard. Je crois sincèrement en notre produit et en nos fondateurs sans qui l'offre n'aurait pas été concrétisée.

Bien sûr, il n'est pas question ici de renoncer à appliquer des règles de démocratie interne à notre mouvement, à moyen ou long terme, loin s'en faut. Il convient cependant de faire preuve de tempérance et de patience.

La démocrative participative au sein du parti ainsi que des primaires pourraient bien nuire à la solidité (déjà fragile) de notre mouvement. Voyez ce qui s'est passé chez nos concurrents à gauche, au PS comme chez les Verts. Fragilisation et cacophonie.
Il nous faut avant tout solidifier l'existant, fort de nos idées, d'une Direction forte et de collaborateurs qu'elle aura judicieusement nommés.
La priorité pour les actionnaires est à la réflexion programmatique et pour ceux prenant part activement à la vie de l'entreprise, à l'amélioration de la communication.

Certes, nous rêverions tous de mettre en avant de nouvelles têtes, compétentes, dynamiques et fidèles à nos idéaux mais une élection en France se gagne encore aujourd'hui grâce à un personnel rompu à l'exercice, qui connaît les rouages de la politique et de la communication et dans un contexte fortement biaisé.

Tant que ces règles du jeu existent, à trop vouloir jouer l'élève modèle, nous en perdrions l'efficacité. Plus notre message sera clairement entendu, plus nous serons forts et plus nous serons en position de changer les règles du jeu.

Alors, lorsque les Démocrates seront installés de manière pérenne dans le paysage politique français, la question de la démocratie interne se posera tout comme celle des primaires.

En investissant dans le MoDem, vous avez investi votre confiance dans une Direction.
Continuez à témoignez votre confiance, ayez foi en notre projet.
En attendant, investissons notre énergie à faire entendre nos idées, à "vendre notre produit".

*Rappelons que les régimes les plus transparents sont les régimes totalitaires.

vendredi 24 juillet 2009

La cacophonie ordonnée des Démocrates


Disparitus a su trouvé les mots pour exercer une pression invisible sur votre serviteur. Oui, je suis faible et ne résiste pas devant la flatterie. Quelqu'un qui attend mon billet avec impatience, c'est forcément quelqu'un de bien.

Mais il n'a pas tort, Disparitus, de s'interroger sur ce qui se passe au Mouvement Démocrate depuis son départ (que je suis sûr n'est que temporaire!). Depuis l'échec des élections européennes - certains parlent de semi-échec en se drapant dans une forme de déni de réalité - les tensions personnelles se sont avivées à la mesure de la déception que les militants ont ressentie.

Ces querelles ont été surtout illustrées par l'initiative des Promoteurs lancée par le blogueur populaire et élu du MoDem, Christophe Ginisty.
L'objectif poursuivi est louable mais la méthode ne manque d'en choquer quelques-uns (médiatisation de l'action avant toute concertation, personnalisation de l'initiative, dénonciations de collusions personnelles...)
Christophe Ginisty assume en déclarant que c'est en mettant une certaine pression que l'on sera pris en considération, ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent.

Ceci est révélateur d'une méfiance qui s'est installée entre certains militants et la direction du mouvement.

Le Conseil National s'est tenu le 4 juillet, soit moins d'un mois après les élections européennes, réponse plutôt rapide à l'échelle d'un parti politique. Malgré cela, les Promoteurs s'insurgeaient d'une certaine lenteur.
Des décisions ont été prises, certaines peut-être plus ambitieuses que d'autres, avec des échéances très courtes notamment l'extension du Bureau Exécutif à certains responsables de terrain élus ou non-élus dans la semaine du 11 juillet.

Il ne faut pas s'étonner que sous la pression, le Conseil National décide d'agir vite pour satisfaire l'impatience de certains militants visibles. Sauf que rien ne s'est réellement passé depuis...rebelotte et dix de der, l'ire des Promoteurs gronde (ou serait-ce celle de Christophe Ginisty? à force d'entremêler les supports de communication, on ne s'y retrouve plus).

Je n'aime décidément pas la tournure personnelle de l'initiative des Promoteurs.
Les commentaires sous ce billet de Christophe, font largement place à une fronde antisarnezienne, comme si la Vice-Présidente du Mouvement Démocrate était devenue la victime expiatoire de nos fautes collectives.

Histoire de justifier la pérennité de leur action, un plébiscite (et non un sondage) a été lancé sur le site Internet des Promoteurs. Sauf que la représentativité des résultats est tout sauf significative en ce qu'il n'a été adressé principalement qu'à ceux qui viennent consulter le site des Promoteurs que l'on peut penser spontanément favorables à cette initiative. Seul un sondage à l'échelle du parti ou des sympathisants démocrates aurait eu une véritable pertinence.
Là, c'est un peu comme demander lors d'un concert si le public est content d'être là.

Tout ceci provoque beaucoup de bruits et permet de bousculer un peu les convenances du parti.
Pour autant, ce bruit ne se mue pas en cacophonie façon PS, dans la mesure où nous avons un chef incontestable qui incarne fortement les valeurs démocrates.

Il est certain que l'Université de Rentrée du mois de septembre sera une occasion idéale d'avancer, forts de l'expérience de nos erreurs même si je rejoins les Promoteurs sur un point, il nous faudra rester vigilant.

dimanche 5 juillet 2009

Ginisty / Bayrou : querelles de chapelles?

Bien que je sois sur le qui-vive, j'essaye de me changer quelque peu les idées. Le temps de revenir sur le Conseil National du Mouvement Démocrate d'hier qui devait être l'occasion pour le parti de repartir sur la base d'un fonctionnement plus sain, après la déroute des élections européennes.

Il allait être difficile d'éviter de concentrer une attention particulière sur l'initiative des Promoteurs qui ne pouvait pas ne pas stigmatiser une certaine amertume populaire quitte à la surexposer aux yeux d'autrui.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais j'avais un a priori favorable sur l'initiative des Promoteurs si tant est qu'il s'agissait d'une initiative temporaire et isolée, conditions essentielles pour que ce ne soit perçu comme de la cacophonie à la sauce verte, ou des luttes d'égos au parfum de rose.

Je commence à douter grandement de la méthode de Christophe Ginisty. (qui incarne peu ou prou l'initiative des Promoteurs). Certes, des réformes sont-elles nécessaires, mais faut-il faire preuve d'autant de circonspection et d'une telle forme d'acharnement qui se mue en procès d'intention? Sommes-nous toujours dans la méfiance découlant d'une réserve intellectuelle ou avons-nous déjà basculé vers la défiance?

Les responsables nationaux ont démontré une prise de conscience de l'échec et une volonté d'associer l'ensemble des militants à cette réflexion. Des décisions ont été prises sur cette base et déjà, le mécontentement gronde salissant l'envol d'une initiative pourtant positive.

La critique est bien sûr permise mais lorsque celle-ci tend à diviser plus qu'elle ne rassemble, il y a de quoi s'interroger. Or, un début de réponse apparaît dans le dernier billet de Christophe Ginisty.

D'une défaillance dans la communication, l'affrontement glisse du terrain formel vers une confrontation personnelle. J'ai bien peur que Christophe Ginisty ne nourrisse une aversion pour la personne de François Bayrou, qu'il perçoit comme ressentant la même antipathie à son endroit. D'autant que je commence à avoir du mal à dissocier les Promoteurs de la personne de Christophe Ginisty, surtout lorsque je lis le compte-rendu diffusé par les premiers:
Moi je suis fier que certaines de nos propositions aient été votées, même si je suis très inquiet sur certaines autres décisions qui me paraissent irréalistes mais cela n'engage que moi.
"Ca n'engage que moi"...sur le site officiel des Promoteurs...? Je trouve le mélange des genres ironique quand c'est exactement la critique principale formulée à l'égard de François Bayrou par ceux-là.

Mes camarades démocrates apprécieront.

Pendant ce temps-là, certains ne peuvent s'empêcher de se gargariser d'une toute récente gloriole, dans cette farce écologiste, et appelle les socialistes et les démocrates à le soutenir.
Là, ce sont mes copains blogueurs de gauche qui vont être content.

Sinon, allez lire le Faucon, en amoureux du foot et de l'OM qu'il est, il a besoin de réconfort en ce moment.

jeudi 18 juin 2009

Ca promeut, et ça promet !

Un petit message rapide pour signaler l'initiative lancée par quelques cadres du Mouvement Démocrate, destinée à "ne pas reproduire les mêmes erreurs", objectif fort louable.


Bon, je passerais rapidement sur l'esthétique du site qui s'approche plus du décor de "Big Brother à la Star Academy a échangé sa maman" que d'un site institutionnel, le dynamisme en plus.
Je ne m'attarderais pas non plus sur le choix du nom "les promoteurs" qu'on n'arrive difficilement à dissocier de Century21 ou de la Fnaim.

Il reste que l'initiative a le mérite d'exister et qu'elle ne réclame pas à corps et à cri la tête des dirigeants actuels, contrairement à quelques iznogouds en puissance, pressés de reproduire les erreurs du PS ou des Verts.

Souhaitons-leur bonne chance même si vous n'êtes pas militant démocrate, après tout plus on a de choix, plus le résultat d'un suffrage est pertinent.
 
blog d'expatrié