Affichage des articles dont le libellé est Elections Européennes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Elections Européennes. Afficher tous les articles

dimanche 21 juin 2009

Amis Démocrates, arrêtez de tirer sur l'ambulance !

Voilà le genre d'attitude que je crains.

Comment tirer sur son camp en une leçon.

C'est ce qui s'appelle jeter le bébé avec l'eau du bain...

Il y a un parallèle intéressant à faire avec les relations psychologiques parents/enfants:

Lorsqu'il grandit, l'enfant réalise petit à petit que ses parents ne sont pas les êtres idéaux et divins qu'il avait fantasmés.

Dans ce parcours de déception, l'inconscient cherche spontanément une branche sur laquelle il puisse se soutenir dans la mesure où les deux parents représentent les piliers de leur évolution, de manière iconique, du moins dans la phase pré-pubère.

Aussi, face au traumatisme crée par la déception du parent désacralisé, dans sa construction basée sur les modèles parentaux, l'enfant va-t-il souvent mettre en place un mécanisme contradictoire consistant à idéaliser le parent qui ne l'a pas encore déçu et à désidéaliser profondément l'autre et ce, afin de contrebalancer la profondeur la blessure par une forte sécurité.
La déception provoque la peur et le doute contre lesquels ces enfants vont opposer la force d'un modèle parental idéalisé...mais qui ne repose sur rien de bien concret.

C'est un peu la sensation que j'ai en lisant des billets comme celui-ci. J'ai été déçu par le fonctionnement du Mouvement Démocrate jusqu'à aujourd'hui, je me tourne vers les solutions alternatives. Ne répétons pas ce schéma psychologique en conspuant ce qui a été le fonctionnement du Mouvement Démocrate jusqu'à ce jour et en idéalisant les solutions alternatives (Europe-Ecologie? Cap21, les Promoteurs...).

Que l'on s'entende bien: que des idées s'expriment par un prisme autre qu'institutionnel m'apparaît nécessaire. Pour autant, cette agitation doit se faire en un temps limité et ces idées doivent nécessairement être traduites par l'appareil du parti afin d'être concrétisées.

A défaut, il ne s'agit que d'énergie dissipée dans la nature. Pis encore, la multiplication de ces initiatives donnera à l'extérieur la perception d'une cacophonie ou d'une lutte des égos.

Dès lors, je crois nécessaire de provoquer des réunions de discussions entre les adhérents et la direction du mouvement, Président et Vices-Présidents.

Nous ne pouvons nous permettre de dériver à la façon du PS ou des Verts, ce pourquoi nous ne pouvons laisser les initiatives isolées se multiplier. Réunissons-nous pour dans un premier temps analyser les raisons de l'échec (tout le monde ne s'accorde pas sur le constat).
Ensuite, établissons les solutions. Ce travail doit se faire dans le temps de la discussion et de la réflexion et c'est ce qui est actuellement mené depuis les fédérations départementales jusqu'au niveau national.

En attendant, il faut cesser de donner l'image d'un parti en dérive, aussi importantes soient les raisons de la grogne.

Je me permettrais de vous livrer mon opinion personnelle sur les raisons de l'échec vu d'Angleterre: le problème n'est pas idéologique, loin s'en faut. Il s'agit avant tout d'un problème de communication. L'incroyable travail des Conventions Thématiques n'a pas été "vendu" à l'électorat. Où sont les deux ou trois idées force? Quel argumentaire "unifié" a-t-il été développé par les militants et les cadres du mouvement? Pourquoi François Bayrou a-t-il été surexposé médiatiquement par rapport aux autres candidats?

La bévue de François Bayrou face à Daniel Cohn-Bendit n'aura été que le paroxysme de l'échec de communication.

Mais par pitié épargnez-nous les analyses péremptoires à l'emporte-pièce qui encenseraient le programme d'Europe-Ecologie prétendument européen mais dont la plupart des électeurs n'en connaissait aucune ligne, tout en démolissant celui du MoDem, supposément réduit à la candidature de François Bayrou en 2012. Relisez le programme européen du MoDem. Je doute que vous ne vous y reconnaissiez pas.

Ainsi, doit-on jeter l'anathème sur tout ce qui a été réalisé jusqu'à aujourd'hui? Ne peut-on faire preuve un tant soit peu de tolérance à l'égard de certains errements? Réformer ne signifie pas démolir !

La situation est urgente, certes mais il est avant tout urgent de communiquer entre nous. Et comme dans toute communication, il nous faut une direction. Celle du MoDem.

lundi 15 juin 2009

Diction du jour

Une élection ne se joue pas nécessairement sur des idées mais sur la perception que les électeurs en ont
Une devise qui devrait faire réfléchir les commentateurs des élections européennes.

jeudi 11 juin 2009

Le flou politique autour de Barroso

Comme je l'indiquais dans un précédent billet, il faut savoir prendre une certaine distance lorsque l'on analyse les relations politiques et idéologiques au sein-même des Groupes de partis au Parlement Européen.

Certains médias ont tendance à prendre un raccourci en parlant de "partis européens" mais il n'en est rien, l'uniformité n'est pas la règle, pas plus que la discipline de vote.

Le choix du Président de la Commission Européenne en est un exemple criant.

Mais qui est donc José Manuel Durão Barroso ?
Est-ce un homme de gauche ou de droite?

Un éclairage historique n'est pas inutile:
Tout d'abord, notons que mon compatriote qui fut Premier Ministre du Portugal à partir de 2002 est originairement membre du Partido Social Democrata, le PSD.

"Ah, un homme de gauche !" d'aucuns diront. La réalité est plus subtile.

Au sortir de la Révolution des Œillets, le PSD a formé une coalition gouvernementale avec le Parti Socialiste portugais. Pour autant, le contexte historique d'alors avait nécessairement poussé les partis d'idéologies diverses à s'allier pour maintenir une certaine stabilité, surtout après une décennie sanglante de guerres coloniales menées par le régime du dictateur Salazar.
Ceci n'est donc pas un indice suffisant.

Une information qui vous éclairera encore moins est que le PSD s'appelait originairement le PPD.
Spontanément, tel un réflexe collectif, l'absence de "s" dans un acronyme et l'accumulation de "p" suggéreraient une influence politique de droite.
(Ex: en Espagne, le PSOE, à gauche, le PP, à droite, en France l'UMP à droite, le PS à gauche...)
Sachez que le PSD ne s'appelait le PPD que parce que quelque jour avant sa légalisation, un autre parti avait pris une dénomination proche (le Parti Chrétien Social Démocrate). Pour autant, le courant socio-démocrate est bel et bien celui qui a fondé le PPD, définitivement inscrit au centre, comme son fondateur Francisco Sá Carneiro l'avait voulu.
Pour des raisons éminemment historiques, et bien que cela apparaisse étrange aux socio-démocrates français, le PSD se teint à la fois d'un nationalisme affirmé (le nationalisme au Portugal n'étant pas aussi tabou qu'en France, nationalisme que l'on distingue très fortement des partis d'extrême-droite interdits de représentation parlementaire par la Constitution Portugaise).

On peut donc rester circonspect lorsqu'on lit le jugement définitif asséné par la page Wikipédia française consacré au PSD : il s'agit d'un parti "conservateur". Le réflexe bipartisme primaire s'inscrit décidément dans bien des plumes francophones. Pourtant la réalité est bien plus subtile.
Certes, au niveau européen, le PSD siège au PPE. Au niveau local, le PSD s'oppose au PS. Mais, José Manuel Durão Barroso est à la fois socio-libéral et conservateur...du moins, traditionnellement.
Il n'est donc pas étonnant qu'il recoive le soutien d'Angela Merkel, de centre droit, de Gordon Brown, de centre gauche, de José Luis Zapatero, de gauche et de José Socrates, de gauche.

Il n'en reste pas moins que du point de vue de la Présidence de la Commission, il a échoué à donner une unité à l'UE face aux différents problèmes qui se sont posés (guerre en Irak, conflit Israelo-Palestinien, crise économique...). A ce titre, il a fortement contribué à maintenir la droitisation de l'Europe, ce pourquoi il est supporté par le PPE pour sa reconduction.

C'est à ce seul titre, qu'il doit être jugé. Il nous faut aujourd'hui une Europe forte et unie.
Ce n'est pas au travers de l'actuel Président que nous y arriverons.
Une coalition qui mènerait à une alternance plus pro-européenne telle que celle offerte par Guy Verhofstadt, candidat proposé par le MoDem serait idéale.

Toutefois, soyons réalistes...la droite est majoritaire en Europe, cela ne sera pas chose aisée.

jeudi 28 mai 2009

J'aime l'Europe et toi?

Chers lecteurs,

Je sais qu'une abstention record est annoncée pour les futurs élections européennes et je ne peux que comprendre la désaffection d'un peuple qui se sent abandonné par ses représentants trop souvent occupés à privilégier le népotisme à l'intérêt général et semblant tout faire pour sauvegarder leur mandat au mépris du rôle démocratique qui leur incombe.

Mais l'Europe, ce n'est pas ça. Ce ne doit pas être ça. Bien au contraire, c'est une promesse d'enfin mettre fin à une caste politique qui a perdu de vue sa vocation. Chaque élection est l'opportunité de voter pour un renouveau, et de voir vos idées triompher des petits arrangements entre amis.

Je suis fils d'immigrés portugais, je suis né en France et y ait vécu de nombreuses années. Je vis désormais en Angleterre. Je ne m'interdis pas de penser que je puisse un jour vivre à Madrid, Rome ou Berlin. Car j'aime profondément l'Europe et l'idée d'Europe. J'aime le peuple européen. J'aime la diversité et nos valeurs communes. J'aime l'idée que nous puissions faire triompher notre idéal contre le modèle américain. J'aime l'idée que l'Europe remette l'humain et la nature au centre de nos préoccupations. Je parle couramment plusieurs langues européennes mais je reste défenseur de mes racines parce que l'Europe doit permettre cela: affirmer son identité tout en s'ouvrant aux autres. J'aime l'idée que l'Europe nous redonne le droit d'être utopique !

Ne laissez pas l'Europe aux mains de "politicards" ou de bureaucrates, de financiers ou de lobbystes. Faites de l'Europe une Europe du peuple. Votez le 7 juin*!

*Et votez MoDem ! Quoi? Ca se voit autant le prosélytisme politique?

lundi 11 mai 2009

Elections Européennes: les clichés vont bon train

Bondissant sur l'article de Rue89 sur la campagne pour les élections européennes dans les différents pays, je ne peux laisser passer ce sempiternel cliché qui affuble le Royaume-Uni d'un intarissable euroscepticisme.

L'article n'évoque que le seul cas des partis aux accointances les plus distantes avec Bruxelles (UKIP, PNB et Tories), ignorant la réalité des évolutions politiques locales.

Les clichés vont bon train et il est temps de lui tordre le cou.

Par exemple, dans un récent entretien avec Michel Rocard (pour lequel je voue pourtant une certaine admiration) , celui-ci lâche:

Le système est mondial. Les grandes chaînes de journaux ont des journaux dans 60 pays. Le maléfique M. Murdoch ou le maléfique M. Ranck animent les débats… Ce sont ces deux hommes par exemple qui ont rendu la Grande-Bretagne xénophobe. La Grande-Bretagne a cessé d'être européenne depuis vingt-cinq ans à cause de la canonnade permanente de sa presse. On l'appelle presse bas de gamme, mais c'est elle qui fait l'état d'esprit des électeurs de manière dominante.
My Goodness ! Cessons de jeter le bébé avec l'eau du bain !
L'euroscepticisme est certes présent mais nettement moins que l'on ne veut bien l'affirmer !
Il est une chose que l'Anglais exècre, c'est la bureaucratie et on peut le comprendre.
Or, force est de constater que lorsque l'on sonde nos amis britanniques sur ce qui les effraient le plus quant à l'Union Européenne, c'est cette distance, cette illégitimité populaire, cette bureaucratie qui par nature s'autoalimente au mépris du bon sens...cela ne les empêche pas de rester pragmatique et d'aimer une certaine idéologie européenne.

En outre, l'évolution récente est plutôt pro-européenne (bien qu'il ne serait pas étonnant qu'avec la crise économique, le Royaume-Uni nourrisse de nouveaux réflexes protectionnistes).

Preuve en est s'il le faut avec le résultat des élections législatives de 2005: les Lib Dems (équivalent britannique du MoDem, pro-européens) y ont réalisé leur meilleur score depuis 1929 en rafflant plus de 22,1% des suffrages derrière les Travaillistes (35,3%) et les Conservateurs (32,3%).

Ca, bien évidemment, vous ne le lirez pas sur Rue89 qui préfère diaboliser la Perfide Albion, pourfendeuse de l'idéologie européenne...ce n'est pas ainsi que l'on construira une Europe politique et sociale, unie et forte mais en comprenant qu'il ne s'agit pas d'euroscepticisme mais d'un rejet du seul modèle européen que l'on nous a servi, et que beaucoup ont rejeté jusqu'à présent.

Il est temps de changer cela en votant pour ceux qui veulent construire une Europe démocrate, unie et avant-gardiste.
 
blog d'expatrié